J'en profit pour vous renvoyer à l'émission Répliques du 18 aout dernier, consacrée à l'héritage de Pierre Mendès France. Alain Finkelkraut y reçoit Michel Rocard. Ils réagissent entre autres à la récente biographie que l'historien Eric Roussel consacre à Mendès.«Pour ceux d’entre nous qui avions été éduqués à l’école de Pierre Mendès France, il apparaissait d’une certaine manière comme son équivalent à droite»
27 août 2007
Barre-Mendès
Par BeM le 27 août 2007, 09:19
5 juillet 2007
Le PS bordelais n'a rien compris
Par BeM le 5 juillet 2007, 16:54

J'aime quand les journaux nationaus font des zooms sur les situations locales.
Aujourdhui le Figaro publie sur les recompositions des stratégies au lendemain des réulstats des législatives à Lyon, Caen et Bordeaux.
A Bordeaux, je m'étonne de lire que le PS local met tous ces espoirs sur Alain Rousset pour conquérir le Palais Rohan en 2008. Il est déjà président de la Région Aquitaine depuis 2004. Il était président de la Communauté urbaine depuis 2006, poste dont il vient de démissionner depuis son élection le 7 juin dernier comme député de Gironde.
C'est déjà assez ! Ce qu'il faut déduire de l'échec de Juppé, c'est aussi un ras-le-bol du cumul. Le peu de connaissance que j'ai de la situation politique Bordelaise, c'est que les gens ne veulent plus d'un "Duc d'Aquitaine" comme ils avaient avec Jacques Chaban-Delmas, maire de Bordeaux de 1947 à 1995, mais qui, de 1989 à 1995, cumulait la Mairie de Bordeaux, la Présidence du Conseil Régional et la Présidence de la Communauté Urbaine !!
Je crois que le PS ferait une grave erreur en adoptant cette stratégie. Qu'ils trouvent quelqu'un d'autre !
À Bordeaux, le PS local pousse Rousset à défier Juppé l'an prochain
Ce choix [la démission de la CUB] n'a pas surpris ses proches qui connaissent son attachement pour la Région qu'il préside depuis 1998. « Il l'aime et s'y sent bien », affirme Gilles Savary, député européen et vice-président PS du conseil général de la Gironde, qui qualifie pourtant ce choix de « curieux ». « S'il veut se présenter à la mairie de Bordeaux l'an prochain, la meilleure chose à faire c'était de garder la CUB », souligne le député européen.
Alain Anziani, premier secrétaire fédéral de la Gironde, qui appelait Alain Rousset à rester président de la CUB, tente désormais de minimiser l'importance de ce choix stratégique. « Je ne suis pas déçu, il a préféré la Région car sans doute derrière le conseil régional d'Aquitaine il y a la présidence de l'ARF », estime-t-il. Pour autant, le message envoyé par ce choix brouille quelque peu les pistes même si les socialistes veulent continuer de penser qu'il se présentera aux municipales. « Je pense qu'Alain Rousset n'a pas renoncé à conquérir Bordeaux, il est le candidat idéal pour gagner la mairie », juge Alain Anziani.
Terre de champions
Par BeM le 5 juillet 2007, 07:44
Marion Bartoli
Dernière française en lice au tournoi de Wimbledon (affrontera Justine Henin en demi-finale)
Née le 2 octobre 1984 au Puy-en-Velay (Haute-Loire)

Willy Sagnol
Arrière-droit au Bayern de MunichNé le 18 mars 1997 à Saint Etienne, a grandi à Montfaucon -en-Velay (Haute-Loire)

Syndney Govou
Ailier droit à l'Olympique LyonnaisNé le 27 juillet 1979 au Puy-en-Velay (Haute-Loire)

Grégory Coupet
Gardien de l'Olympique LyonnaisNé le 31 décembre 1972 au Puy-en-Velay (Haute-Loire)

4 juillet 2007
Devinette...
Par BeM le 4 juillet 2007, 07:43
Un vaisseau spatial ??? 
Un remake du Dune de Frank Herbert ???

3 juillet 2007
François Bayrou et les médias - Le Come Back ?
Par BeM le 3 juillet 2007, 06:56
Musique à écouter en lisant ce billet
David Abiker, chroninqueur de l'équipe de Daniel Schneidermann -et qui s'imagine futur chômeur - poussait un coup de gueule récemment et demandait "Bayrou kestufou ?", appelant l'ancien candidat UDF à la rescousse pour défendre Arrêt sur Images.
Et j'apprends ce matin dans mon fil GoogleActualités calé sur "UDF" que "François Bayrou s'apprête à ouvrir le dossier des médias".
Le leader centriste est sur le point d'ouvrir la guerre aux médias qui ont mauvaise presse mais toujours bonne conscience.
Le véritable démarrage de la campagne de Bayrou est intervenu sur le plateau de TF1 lorsqu'il met en cause la "pensée officielle" des rédactions parisiennes qui veulent "imposer un choix". (...) Le leader centriste devrait proposer prochainement un nouveau code de déontologie.
L'info est diffusée sur le site Exprimeo. Non mais c'est quoi donc ce site Exprimero !!! Alors ça y est, on fait 7% aux législatives, on n'est plus rien pour l'AFP et Reuters, il faut se contenter d'Exprimeo !! C'est une blague ou quoi ?
Tout ça me laisse des doutes : l'info est assez succinte , le site inconnu. La recherche sur Yahoo actualités ou sur Google ne m'a pas permis de confirmer cette relance de la thématique médias dans le discours de FB, que dis-je relance, ce nouveau départ en croisade de François !
Je dis tout ça sur un ton un peu ironique. Mais si l'info est confirmé je suis content car il y en aurait à dire en ce moment sur les médias :
- L'indépendance n'est pas un luxe : offensive des rédactions des Echos contre la perspective d'un rachat par Bernard Arnault, 7eme fortune mondial
- Daniel Schneidermann virait de France 5 avec des arguments que je ne comprends toujours pas (cliquez sur la bannière à droite pour aller signer la pétition, on ne sait jamais)
- Une espèce d'autocensure qui se développe, voire de censure dans les rédactions si l'on en croit le récent appel de la Société des Journalistes
- Et surtout les mauvaises statistiques du calepin de BeM, qui sont en réalité baissées artificiellement à cause d'un complot pour me faire taire...
2 juillet 2007
Lettre de François Bayrou aux pré-adhérents du Mouvement Démocrate - 30 juin 2007
Par BeM le 2 juillet 2007, 19:29
Je reproduis ici la lettre que François Bayrou a envoyée aux pré-adhérents du MoDem le 30 juin 2007. J'en avais fait un petit résumé , mais finalement c'est bien que les lecteurs qui n'ont pas rempli ce formulaire de pré-adhésion au Mouvement Démcorate puissent aussi avoir acès à cette longue lettre in extenso.
Chers amis
Chers amis,
La phase électorale s’est achevée avec le deuxième tour des élections législatives. Il m’a paru nécessaire d’adresser à chacun d’entre vous une réflexion sur le bilan et sur les perspectives ouvertes par ce grand tremblement de terre que constitue toujours une élection présidentielle suivie d’élections législatives.
Je ne pensais pas être aussi atteint
Par BeM le 2 juillet 2007, 18:42
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74% c'est beaucoup. Mais vu comme le questionnaire (14 questions) est fait, je crois qu'on franchit facilement la barre des 50%, rien qu'en tenant un blog épisodiquement. J'ai refait le questionnaire comme si j'étais un lecteur assidu, mais pas auteur de blog, j'obtiens 44%. C'est vrai qu'on devient vite addict aux blogs...J'ai commencé de les consulter fin 2003. A l'époque Loic Le Meur s'occupait de la plateforme U-blog où j'ai ouvert un blog dès février 2004. Il s'appelait "S'engager". Oui ce titre est très beau. Lisez mon ancien blog, si vous voulez, il est encore accessible ici. vous y trouverez des infos sur la campagne d'André Santini en 2004. Par contre ne vous attardez pas sur les commentaires (sauf si vous cherchez du cheap zyrtec, des thai escorts ou que vous voulez enlarge your penis). J'aimerais souligner l'habillage de ce blog, orange/rouge opéra du plus bel effet, et pour lequel on m'a souvent fait des compliments ;-).
Il faudra un de ces jours que j'importe tous les vieux billets qu'on y trouve, parce qu'un jour peut-être tout va être supprimé. Comme ça j'aurais sur ce blog des archives remontant au 25 février 2004, avec une note sur Les débuts du blogging à l'UDF . La méga-classe, quoi.
Loic Le Meur, lui, tenait un blog tout moche que l'on peut encore consulter, totalement Web 1.0 sans photo ni vidéo. Versac aussi était sur U-blog. Tous les winners étaient sur u-blog, en quelque sorte. Tu passais dans la rue
Mais je ne me rappelle pas, malgré tout, quels étaient les autres blogs que je consultais à l'époque. J'en consultais surement très peu. L'offre était réduite. J'étais déjà satisfait avec les versions électroniques des quotidiens, qui se multipliaient peu ) peu depuis un ou deux ans.
Voilà. Wouuuuf !! le flashback est fini. On revient en 2007.
Guardian Weekly gâche le papier
Par BeM le 2 juillet 2007, 09:09
Bizarre cette ficelle marketing : ils créent un désir, une curiosité, avant de créer une frustration, et ils s'imaginent que je vais me dire "bon sang mais c'est bien sûr, ce qu'il manque à ma vie c'est un abonnement d'un an à Guardian Weekly !!"
Ma réaction fut plutôt de me dire que ce son de sacrés gaspilleurs chez Guardian Weekly, même si une note précise que ce "journal blanc" est 100% recyclable. Bien sûr, on gaspille tous les jours du papier, et beaucoup plus que ces quelques pages vierges. Ayons par exemple quelques minutes de recueillement pour ces dizaines de 20 minutes/métro dans les poubelles. Mais là le rapprochement est saisissant : on m'envoie un contenu vide. C'est ridicule.
Pour continuer avec ma série de minutes culturelles, voilà un extrait de Diderot, qui, lui, savait comment habiller une billet vide, adressé à une dame(quel dragueur, ce Denis...) :
Denis Diderot, Lettres à Sophie Volland - Lettre du 10 juin 1759
J’écris sans voir. Je suis venu. Je voulais vous baiser la main et m’en retourner. Je m’en retournerai sans cette récompense. Mais ne serai-je pas assez récompensé si je vous ai montré combien je vous aime. Il est neuf heures. Je vous écris que je vous aime, je veux du moins vous l’écrire ; mais je ne sais si la plume se prête à mon désir. Ne viendrez-vous point pour que je vous le dise et que je m’enfuie ? Adieu, ma Sophie, bonsoir. Votre cœur ne vous dit donc pas que je suis ici. Voilà la première fois que j’écris dans les ténèbres. Cette situation devrait m’inspirer des choses bien tendres. Je n’en éprouve qu’une, c’est que je ne saurais sortir d’ici. L’espoir de vous voir un moment me retient, et je continue de vous parler, sans savoir si je forme des caractères. Partout où il n’y aura rien, lisez que je vous aime.
1 juillet 2007
Pas d'université d'été du MoDem cette année ?
Par BeM le 1 juillet 2007, 20:43

La construction du MoDem
Je commence par la fin, où Bayrou détaille le calendrier et les prochaines étapes de la création du Mouvement Démocrate. On y apprend que les Universités d'été prendront cette année une forme différente. Alors que ce rendez-vous traditionnelle avait en général lieu fin aout, les prochaines "Assises de la Démocratie" auront lieu cette année mi-septembre. Les coûts en seront ainsi, j'imagine, nettement réduits. Souhaitons que ces Assises aient quand même lieu sur le littoral !!
Celles d'aout 2006 à la Grande Motte étaient mémorables. Fred de Démocratie sans frontière récapitule les billets rédigés à cette occasion. Le mien est ici.
Edit : d'après Jeunes MoDem 31, ces Assises auront lieu à Seignosse dans les Landes. Bayrou l'aurait annoncé lors d'un pique-nique hier (!). Seignosse - dont le maire et ancien présentateur du 20h Ladislas de Hoyos, est proche de Bayrou - avait déjà accueilli les UE de 2003.
Après ces Assises de septembre 2007, un congrès National sera organisé fin octobre ou début novembre.
Cette lettre - longue - apporte d'autres éléments.
Bayrou revient sur le résultat - "remarquable" - de la présidentielle et sur "l'extrême difficulté du scrutin législatif", en reprenant les calculs du Monde selon lesquels "un mode de scrutin proportionnel, à l’allemande par exemple, nous aurait offert 61 sièges, et sur la base du premier tour de l’élection présidentielle, c’est plus de 130 sièges que nous aurions pu obtenir". A voir ces résultats
Il donne des explications sur ses choix stratégiques: pourquoi il n'a pas choisi d'entrer dans la majorité de Nicolas Sarkozy ou de faire alliance avec le PS.
Ma réponse est celle-ci : nous ne sommes pas une sous-marque, ni une variante de l’UMP ou du PS. Nous sommes le courant politique démocrate, autonome, authentique, qui a sa vision, ses valeurs, et dont l’absence depuis des années coûte cher à la France. Et cette autonomie, c’était la seule manière de le montrer, une fois pour toutes, de manière éclatante qui nous étions et ce qu’était notre projet. Il fallait en passer par là pour que cette preuve soit apportée.
Si j’avais, à la suite de la plupart des députés, choisi explicitement ou implicitement d’entrer dans la majorité présidentielle, la cause était entendue : la bipolarisation l’aurait définitivement emporté et nous en serions revenus à la case départ.
Il fixe le cap pour l'avenir, à long terme - "il nous revient d’être la force de renouvellement de la vie démocratique en France. C’est une immense ambition." - comme à plus court terme, puisqu'il prévoit d'adresser une autre lettre concernant la préparation aux échéances municipales à tous les pré-adhérents.
Je note aussi ces phrases, qui en disent long sur les doutes qui doivent traverser l'UDF, sur l'ampleur des défis à relever pour créer un nouveau mouvement :
Et la condition de ce projet, c’est qui puissent enfin travailler ensemble des femmes et des hommes venus d’horizons différents. Ceux qui ont construit l’UDF et ceux qui viennent d’ailleurs : tous les démocrates ont leur place dans cette maison nouvelle, qu’ils se sentent au centre droit, au centre gauche, ou tout simplement en recherche d’un idéal politique nouveau. (...) C’est difficile, bien sûr, de vivre et travailler ensemble. Au début, il arrive qu’on se soupçonne : les nouveaux craignent parfois chez les adhérents plus anciens une volonté de verrouillage ; les anciens perçoivent les nouveaux adhérents comme une menace, parce qu’ils les connaissent mal. Cela est tout à fait normal. Mais lorsque les rencontres se font, alors chacun découvre que l’autre, au fond, lui ressemble et que l’engagement est de bonne foi. En tout cas, il y a un point qui, pour moi, est essentiel : c’est du croisement de ces expériences, de ces parcours différents, que dépendra notre capacité à parler à notre peuple un langage nouveau !
L'action gouvernementale
Il livre son opinion sur les premières actions du gouvernement de
Sur l'Europe enfin, il est mitigé, voyant dans le récent déblocage des institutions à la fois des raisons de se réjouir et des raisons d'être sur sa faim d'Europe:
Pour ceux d’entre nous qui ont promu l’idée d’une constitution pour l’Europe, c’est le constat d’une marche arrière. L’Europe de l’inspiration a reculé. Pour les pragmatiques, il conviendra de tirer de cette situation le meilleur du possible. En tout état de cause, nous devrons lire avec attention le texte définitif, tel qu’il sera établi à l’automne par la Conférence intergouvernementale (CIG), avant d’exprimer un jugement définitif sur l’issue de cette crise.
27 juin 2007
Bernard Accoyer, un bleu dans le chaudron du CPE
Par BeM le 27 juin 2007, 09:15
Le Monde.fr : Bernard Accoyer, un bleu dans le chaudron du CPE
"Bernard Accoyer est d'abord un de ces médecins qui ont longtemps peuplé les rangs du RPR. Fils de pharmacien militaire "gaulliste de droite", il choisit de faire ses études à Grenoble, "parce qu'il peut y faire ses trois ou quatre heures de ski par semaine." Il y a là-bas, déjà en internat, un grand escogriffe bagarreur, Jean-Michel Dubernard, futur père de la transplantation des mains et de la face. "Ah, nous en avons passé des soirées de carabins", rigole le professeur Dubernard. (...) Ils ont exactement l'un et l'autre le profil de ces jeunes médecins que Jacques Chirac va recruter dans les années 1980. Bernard Accoyer, qui s'est installé à Annecy, s'inscrit au parti chiraquien au lendemain du 10 mai 1981, "parce qu'(il) ne supportait pas, dit-il, que des communistes arrivent au pouvoir en France". Jean-Michel Dubernard fera la même chose à Lyon.
(...)
[Alain Juppé] a décidé de réformer la Sécurité sociale et de freiner les dépenses médicales. M. Accoyer tente de mettre en garde Matignon contre la fronde des médecins qui se prépare. "Je n'ai pas été entendu, dit-il. Et c'est là que j'ai compris ce qu'était l'enfermement du pouvoir." (...) Quelques semaines plus tard, alors qu'il tient l'un des bureaux de vote de sa ville, il voit venir ses confrères goguenards : "Tu sais, ça fait drôle de voter pour la première fois à gauche." Ce souvenir le tenaille encore aujourd'hui, comme beaucoup de députés UMP qui en veulent toujours à M. de Villepin. Autant dire que CPE ou pas, il ne fera pas partie de ceux qui soutiendront coûte que coûte le premier ministre.
(...)
Depuis deux ans qu'il préside le groupe pléthorique de l'UMP à l'Assemblée, il a pris l'habitude des difficultés. Trois cent soixante-quatre députés, cela vous ferait tourner en bourrique le politique le plus expérimenté.Mais Bernard Accoyer a été médecin dans une autre vie, et les médecins qui font de la politique ont un avantage sur les autres : ils savent que les plus violents dans l'exercice du pouvoir se transforment en enfants face à la terreur de la maladie et de la mort.
Tiens ce dernier extrait sur le politique face au médecin me rappelle l'incipit des Mémoires d’Hadrien :
Mon cher Marc,
Je suis descendu ce matin chez mon médecin Hermogène, qui vient de rentrer à la Villa après un assez long voyage en Asie. L’examen devait se faire à jeun : nous avions pris rendez-vous pour les premières heures de la matinée. Je me suis couché sur un lit après m’être dépouillé de mon manteau et de ma tunique. Je t’épargne des détails qui te seraient aussi désagréables qu’à moi-même, et la description du corps d’un homme qui avance en âge et s’apprête à mourir d’une hydropisie du c ?ur. Disons seulement que j’ai toussé, respiré, et retenu mon souffle selon les indications d’Hermogène, alarmé malgré lui par les progrès si rapides du mal, et prêt à en rejeter le blâme sur le jeune Iollas qui m’a soigné en son absence. Il est difficile de rester empereur en présence d’un médecin, et difficile aussi de garder sa qualité d’homme. L’oeil du praticien ne voyait en moi qu’un monceau d’humeurs, triste amalgame de lymphe et de sang. Ce matin, l’idée m’est venue pour la première fois que mon corps, ce fidèle compagnon, cet ami plus sûr, mieux connu de moi que mon âme, n’est qu’un monstre sournois qui finira par dévorer son maître. Paix... J'aime mon coprs ; il m'a bien servi, et, toutes façons, et je ne lui marchande paas les soins nécessaires. Mais je ne compte plus, comme Hermogène prétend encore le faire, sr les vertus merveilleuses des plantes, le dosage exact de sels minéraux qu'il est allé chercher en Orient. Cet homme pourtant si fin m'a débit de vagues formules de réconfort, trop banales pour tromper personne ; il sait combien je hais ce genre d'imposture, mais on n'a pas impunément exercé la médecine pendant plus de trente ans. Je pardonne à ce bon serviteur cette tentative pour me cacher ma mort. HErmogène est savant; il est même sag; sa probité est bien supérieure à celle d'un vulgaire médecin de cour. J'aurai pour lot d'être le plus soigné des malades. Mais nul ne peut dépasser les limites prescrites; mes jambes enflées ne me soutiennent plus pendant les longues cérémonies romaines ; je suffoque et j'ai soixante ans"
C'était la minute culturelle de BeM...
26 juin 2007
Rétrospective sur la campagne législative de deux Jeunes du MoDem
Par BeM le 26 juin 2007, 22:07
Je signale les initiatives de deux candidats Jeunes qui ont porté le message du MoDem en juin dernier :
- Jean-Yves de Chaisemartin, président national des Jeunes UDF, poste sur youtube une vidéo très rythmée à partir d'images de sa campagne dans la 5eme des Cotes d'Armor
Laurent Haddad, candidat suppléant de Danièle Auffray dans la 10ème circonscription de Paris (XIIIeme arrondissement), publie une série de billets "Campagnoscopique". Initiative intéressante et originale.
J'ai également, pendant la campagne législative en Haute-Loire et surtout dans l'entre-deux tours, écrit quelques bouts de billets, gratté quelques paragraphes épars, sans avoir ni le temps ni la discipline de les publier. Je crois qu'ils pourraient former une petite série de 3 ou 4 billets intéressants. Je les rassemblerai donc bientôt et vous les livrerai, public chéri, sous la forme d'une rétrospective sur la campagne "de terrain"...
24 juin 2007
Une photo de campagne de chez moi : affichage sauvage
Par BeM le 24 juin 2007, 08:30
Voilà une des rares photos que j'ai prises pendant la campagne "de terrain" à laquelle j'ai participée pendant les législatives (prises grâce à mon téléphone qui reçoit les mails, prend les photos, surfe sur le web, se synchronise avec mon Mac, et aussi, fin du fin, permet de passer des appels téléphoniques 
Vous l'avez remarqué : Laurent Wauquiez a fait imprimer en milieu de campagne (fin mai je dirais) des bandeaux uniquement pour dire que lui et son équipe ne font pas d'affichage sauvage.
Précisons d'abord qu'ils ont raison de ne pas faire d'affichage sauvage: plus je milite, et plus je me dis que de genre de débordement militant est en règle générale inutile et contre-productif (en plus d'être interdit, ce qui devrait suffire à dissuader tout militant, mais vous savez ce que c'est les militants, pfff... de vrais chiens fous :-).
C'est inutile parce que de toute façon l'impact d'une affiche supplémentaire est minime, en grande partie en raison de la durée de vie d'une affiche sur un spot d'affichage sauvage. C'est même contre-productif parce que les militants du parti risquent de passer pour des sagouins aurpès des personnes qui voient l'affiche. Les spécialistes de l'affichage sauvage en Haute-Loire, c'était les équipes de Schivardi et Besancenot. Des vandales.
J'ajoute aussi une mention spéciale pour les équipes UMP, qui pendant la présidentielle, ont recouvert l'arrière de plusieurs panneaux signalétiques. Visiblement, la règle édictée en mai par Laurent Wauquiez ne valait absolument pas en avril...
Pour certains en Haute-Loire, cette affiche accréditait une info (qui devait sortir une dizaine de jours après) : Laurent Wauquiez serait pressenti pour un Secrétariat à l'Environnement !!
Mouais. Personnellement, je n'y ai jamais crû, sachant NKM trop bien placée pour décrocher la timbale. Et en tout cas, je ne vois pas trop en quoi ces affichettes pouvaient être d'une quelconque aide pour gagner un portefeuille ! Les 58% de Laurent Wauquiez au premier tour ont davantage dû l'aider ! L'aider à convaincre Fillon que malgré son jeune âge et son entrée récente en politique, il réalisait déjà des scores de barons politiques assis sur une légitimité locale importante.
Je crois surtout que cette affiche visait à contrer le Mouvement Démocrate. La jeune candidate Cécile Gallien avait en effet choisi comme suppléant Gilles Liège, ancien des Verts et actuellement chez CAP 21 (très bon choix d'ailleurs, très intéressant, beau ticket!). Cela, Laurent Wauquiez ne l'avait pas prévu, et il avait besoin de réinvestir ce champ (c'est le cas de le dire) par une action médiatique (le panneau d'affichage, c'est bien un médium, non ?).
Car si Laurent Wauquiez a tiré une leçon de son mentor Nicolas Sarkozy, c'est bien l'art dit de la "triangulation politique". De même que Sarkozy truffait son discours de référence aux figures historiques de la gauche, Laurent Wauquiez a eu comme stratégie en Haute-Loire, terre centriste et démocrate-chrétienne, de "trianguler" l'UDF. C'est même ce qui le relie à son suppléant, ancien UDF : comme suppléant, tu m'apportes une plus-value centriste, et pouf! tu deviendra député après ma nomination au gouvernement. Jean-Pierre Marcon (que vous découvrez sur cette affiche) a en effet longtemps été à l'UDF (il l'a quitté en 2001, et a essayé de la rejoindre fin 2006, en vain car le siège national a refusé l'adhésion), et devrait même s'inscrire au groupe Nouveau Centre à l'Assemblée Nationale. Laurent Wauquiez a d'ailleurs essayé, sur ses documents de campagne, de gommer son sarkozyzme et son appartenance à l'UMP. Ca c'est la triangulation du centrisme.
Et les affichettes, donc, devaient être censées séduire la frange - importante en Haute Loire - des écolos qui ne se reconnaissent pas dans le jusqu'au boutisme et le gauchisme des Verts.
Il n'en reste pas moins que faire imprimer des centaines d'affichette, sur de beaux bandeaux glacés en quadrichromie, uniquement pour afficher son souci de l'environnement relève d'une logique qui m'échappe. Je veux dire : la même logique qui pousserait un écologiste à se rendre en 4X4 à une réunion de quartier sur le réchauffement climatique. Je crois que le souci de communication et de "coup" politique ont en l'occurence pris le pas sur les préoccupations environnementales.
(Par contre, l'honnêteté me pousse à ajouter que j'ai entendu dire que les documents de campagne de Laurent WAuquiez étaient imprimés sur papier recyclé. Ca reste à confirmer, mais si c'est le cas, ça mérite un bravo.)
22 juin 2007
Entre resserrement et inflation - Les équipes gouvernementales sous la Vème République
Par BeM le 22 juin 2007, 21:45
En 1996, André Santini reçut le prix d'excellence de l'humour politique pour avoir eu ce bon mot, en pleine tourment du gouvernement : "Alain Juppé voulait un gouvernement ramassé, il va bientôt l'avoir".
Je ne sais pas si le gouvernement Fillon II va se ramasser... En tout cas, le "gouvernement resserré" était une promesse de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle. L'a-t-il tenue ? Pour évaluer dans quelle mesure ce gouvernement est resserré, j'ai fait un graphique reprenant l'évolution de la composition des équipes gouvernementales sous la Vème République.
21 juin 2007
Bockel et Sarkozy : signes de rapprochement dès septembre 2006
Par BeM le 21 juin 2007, 23:26
D'ailleurs je l'aurais plutôt vu Secrétaire d'Etat aux Collectivités Territoriales. A la Coopération, je ne vois pas vraiment quelle marge de manoeuvre il aura ; le pôle Affaires Etrangères est déjà suffisamment pourvu, entre Kouchner, Jouyet, Yade, et Jean-David Levitte (qui prendra la tête du futur Conseil National de Sécurité, auprès du Président de la République). On verra bien. Le Figaro m'apprend hier que JM Bockel est passionné par de longue date par l'Afrique. C'est déjà ça.
Le Monde.fr : M. Bockel (PS), atout de M. Sarkozy au Sénat
Dans son jeu, M. Sarkozy a glissé un atout : Jean-Marie Bockel, le maire (PS) de Mulhouse et président de l'Association des maires des grandes villes de France (AMGV). Invité, mardi soir, à une réunion du club Diagonale, monté sous la houlette de Brice Hortefeux, fidèle bras droit du président de l'UMP, et censé jeter une passerelle vers les « sarkozystes de gauche », le sénateur du Haut-Rhin s'est livré à une analyse du projet de loi.
Insistant sur ses « aspects positifs », M. Bockel s'est notamment félicité de la « reconnaissance du rôle du maire comme pivot de la prévention ». Au moment où l'opposition met en avant le risque de voir ce dernier transformé en « shérif ». Les émissaires de M. Sarkozy n'ont pas manqué d'exploiter la faille. Et quand M. Bockel s'est ouvert des difficultés qu'il avait rencontrées, au sein du groupe socialiste du Sénat, pour pouvoir défendre certains de ses amendements, ils l'ont assuré qu'il trouverait au contraire une oreille attentive du côté du ministre.
VGE : "On a tué l'UDF"
Par BeM le 21 juin 2007, 09:02

C'est le cri de Valéry Giscard d'Estaing sur LCI vendredi.
Giscard d'Estaing : « On a tué l'UDF, c'est une mauvaise action » - VIE POLITIQUE
Reste à savoir qui incarne le mieux ces valeurs du centre, cette culture, ces croyances :le Nouveau Centre ou le Mouvement Démocrate ? Pour moi, c'est a priori le Mouvement Démocrate, mais pour l'instant difficile de dire ce que sera, pensera et défendra ce mouvement. Dans son propos, l'ancien Président de la République explique aussi que l'UDF avait auparavant 150 députés, et qu'aujourd'hui elle n'en aura plus que 3 ou 4. Laissant entendre que le Mouvement Démocrate est l'héritier "de la culture, des croyances" de l'Union pour la Démocratie Française, il nous offre une maigre consolation au score de dimanche."On a tué l'UDF. C'est une mauvaise action », a déploré l'ancien président de la République sur LCI, interrogé sur la création du Modem par François Bayrou. Selon lui, « la France a besoin ou aurait besoin d'une majorité équilibrée ». « Il y a en fait deux tendances dans cette majorité, celle qu'exprime l'ancien RPR et assez largement actuellement l'UMP, et puis la tendance de tous ceux venus du centre, qui ont une culture, des croyances »
A signaler également : l'ouverture de son blog, consacré aux questions européennes. Excellente initiative.
Mise à l'Arrêt (sur Images)
Par BeM le 21 juin 2007, 08:31

Si, comme moi, votre dimanche n'était pas seulement synonyme de repos dominical, et pas seulement le jour du Seigneur, mais aussi le jour de France 5, rythmé par les rendez-vous passionants que sont Arrêt sur Images et Ripostes,
Si comme moi, vous aviez l'habitude de vous rendre en semaine sur le site d'Arrêt sur Images pour voir - voire revoir - les émissions ratées,
Si, comme moi, vous ne comprenez pas la
décision de France 5 d'inclure dans le ménage de la grille des programmes - que je comprends et qui s'impose en fin de saison - une émission unique, bien conçue, généralement
intéressante, et qui rentrait totalement dans les missions confiées aux
"sociétés nationales de télévision" (je reprends à la fin de ce mail deux extraits du CAHIER DES MISSIONS ET DES CHARGES de
France 5)
Alors je vous invite à signer cette pétition, qui a déjà reçu 19 000 signatures depuis lundi 18 juin (Incroyable!! ça va plus vite que les pré-adhésions au MoDem. Bayrou va être jaloux !). Vous pouvez aussi écrire aux personnes qui sont à l'orgine de cette décision : D. Schneidermann nous donne leur adresses, ils seront enchantés d'avoir l'avis de ceux pour qui le service public de la télévision est fait...
Si vous n'êtes pas au courant de cette affaire, sachez juste que France 5 a décidé de supprimer plusieurs émissions : Arrêt sur images (Daniel Schneidermann), Etats généraux (Paul Amar), Madame monsieur bonsoir (David Pujadas & Chabalier ), L'atelier de la mode, l'édition mensuelle d'Ubik et Mondes et merveilles. Cet article d'Acrimed, observatoire critique des médias, répertorie différents articles et billets publiés à ce sujet.
Préambule
Conformément à l'article 43-11 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, les sociétés nationales de programme de télévision poursuivent, dans l'intérêt général, des missions de service public. Elles constituent la télévision de tous les citoyens. A ce titre, elles aspirent à rassembler le public le plus large pris dans toutes ses composantes, tout en affirmant leur personnalité par une offre de programmes spécifique conforme aux missions qui leur sont confiées par la loi. L'attention qu'elles portent à leur audience exprime plus une exigence vis-à-vis du public qu'une volonté de performance commerciale.
Article 16
La politique des programmes, privilégie également, par des émissions de découvertes et des émissions documentaires, une approche large et pluridisciplinaire de la connaissance. Ces programmes mettent l'accent sur la compréhension du monde et veillent à mettre en perspective les informations fournies dans leur environnement historique, géographique, social, économique et culturel.
Dans ce cadre, la société conduit une politique de création d'oeuvres originales. Le conseil d'administration est consulté sur cette politique.
20 juin 2007
L'art de la séparation par Ségolène Royal
Par BeM le 20 juin 2007, 08:37
Je suis choqué de la manière dont Ségolène Royal a congédié son Premier secrétaire de mari: - d'abord, l'article de Bacqué et Chemin dans Le Monde hier nous apprend qu'il a été informé de cette séparation par les journalistes auxquels Ségolène Royal s'était confiée, et qui voulaient ainsi vérifier l'info. Dur travail que celui de journaliste : vous vous imaginez "Bonsoir M. Le Premier Secrétaire, votre compagne nous dit vous avoir plaqué. Vous confirmez ? Et vous l'auriez trompé. Juste ?"
- ensuite, elle le fait à un moment précis qui ne laisse aucune doute sur ses intentions politiques. En prévoyant une diffusion de l'info le lundi 18 juin à 6 heures du matin, elle escomptait clairement, en cas de déroute du PS, enfoncer davantage son 1er secrétaire; et en cas de surprise dans les urnes (ce fut le cas dimanche), troubler sa victoire, la lui voler presque, en le muselant pendant la soirée électorale (d'ailleurs on a quasiment pas entendu Hollande dimanche soir dans les médias). Coup réussi pour S. Royal... Chipie.
- surtout, elle ne se contente pas de révéler cette séparation , elle étale aussi le fait que F. Hollande serait en train de vivre une "histoire sentimentale". Atteinte à sa vie privée, cette précision est méprisante envers lui. C'est, comme le disait Denis Tillinac au micro de RTL l'autre soir, comme si elle lui avait dit "d'aller baiser la première radasse venue" ! (définition d'une radasse).
Mais on pardonne beaucoup à la femme blessée. Et encore davantage à la femme qui place ses actes dans le droit fil du long chemin pour la libération féminine, comme c'est le cas ici encore. J'aimerais bien savoir ce qu' Eric Zemmour pense de tout ça, qui, quand il n'écrit pas dans Le Figaro, revêt le costume de Défenseur de la Virilité Eternelle et Poilue.
Je ne sais ce qu'il adviendra de F. Hollande. Si sa carrière venait à se terminer sur 10 ans à la tête du PS, je trouve que, comme pour Alain Juppé, nous perdrions quelqu'un. Certes, je le trouvais toujours trop langue de bois, trop friant des ficelles réthoriques, et gauchisé artificiellement dans ses prises positions (la fonction de 1er secrétaire pousse à cet excès). Mais j'aurais aimé le voir aux manettes d'un ministère et jaugé le bonhomme dans l'exercice du pouvoir.
Rama Yade, "communiste à l'ancienne" ?
Par BeM le 20 juin 2007, 08:00

Dans un commentaire de l'excellent blog Politique de Flucutat, voilà ce que je lis, sous la plume d'un certain Yanko, camarade de promo de Rama YAde
Gouvernement Fillon II : l'ouverture tranquille se poursuit
Commentaires De Yanko, posté le 19.06.07 à 13:10
Et Rama Yade... un Secrétaire d'Etat en charge des droits de l'homme, femme franco-sénégalaise de tout juste 30 ans, ce n'est pas rien ! Même si le poste ne veut pas forcément grand chose... C'est une ancienne copine de promo et je suis épaté par son parcours (elle fait de la politique depuis moins de 5 ans ). Etudiant, jamais je n'aurais cru que Rama serait la première de tous mes potes de Science-Po à atteindre une fonction ministérielle... Elle n'était pas la plus brillante, mais elle jouissait déjà d'un charisme singulier. Je suis sûr que tout ceux qui l'ont cotoyé en amphi s'en souviennent... Bravo pour elle.
Elle était effectivement politisée, quoique pas engagée. Et pas vraiment à droite, non... Elle était même plutôt communiste à l'ancienne, L'influence de son éducation, son milieu. Elle a appris à penser par elle-même depuis. Mais elle garde une fibre très sociale. On pourrait dire que c'est une gaulliste de gauche. Je pense que ça la décrit assez bien, politiquement.
18 juin 2007
Une illustration du "Tout sauf TVA" en campagne...
Par BeM le 18 juin 2007, 20:43

La situation a été la même dans la septième circonscription. Le président socialiste de la Région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne a retrouvé son siège face à l'UMP Jean-François Debiol. Entre les deux tours, l'écart de voix qui avait mis en tête le candidat UMP s'est renversé en faveur du sortant. Vendredi dernier, Jean-Jack Queyranne, au moment où son challenger était soutenu par Rachida Dati, faisait symboliquement ses courses au supermarché de Vaulx-en-Velin, remplissant différents caddies avec et sans TVA sociale.
La situation du MoDem à l'Assemblée Nationale
Par BeM le 18 juin 2007, 07:24
La situation est meilleure qu'espérée, puisque le MoDem n'aura pas qu'un seul député comme annoncé, mais elle n'est pas très claire :
- sur le site du Ministère de l'Intérieur, ce ne sont plus que 3 députés qui ont été élus sous l'étiquette MoDem.
Explications: 5 députés proches de l'UDF et de Bayrou, ont effectivement été élus, mais seuls 3 avaient effectivement l'étiquette UDF-Mouvement Démocrate :
- François Bayrou, élu UDF-MD dans les Pyrénées-Atlantiques avec 61,21%
- Jean Lassalle, élu UDF-MD dans les Pyrénées-Atlantiques, avec 40,37%
- Thierry Benoit, élu UDF-MD dans l'Ille-et-Villaine face Marie-Thérès Boisseau, (l'ancienne Ministre aux Personnes handicapées) avec 55,09%
- Jean-Christope Lagarde a été elu en Seine-Saint-Denis sous une étiquette Divers Droite (plus précisément l'étiquette "Bobigny-Drancy") avec 59,87%
- Abdoulatifou ALY a été élu avec l'étiquette "Divers" avec 56,29%
Sur son site, l'UDF les revendique tous les 5. Je crains que, s'ils sont peut-être décidés à rester au Mouvement Démocrate, ils ne soient pas tous prêts en revanche à se maintenir, dans l'enceinte de l'Assemblée Nationale, dans l'ailleurs que leur proposera le MoDem, c'est-à-dire à rester Non Inscrit.
C'est à mon avis déjà perdu pour JC Lagarde, qui s'est dit prêt à travailler avec la majorité présidentielle et a pris ses distances avec le MoDem pendant la campagne législative (il n'était pa présent le 24 mai au Zénith pour le meeting de lancement du MoDem), et aussi pour Thierry Benoit, qui a dû tenir compte de la sociologie très "à droite" de sa circonscription, et dont Libération parle sous ce titre, le jeudi 14 juin : "Un élu breton du Modem s'affranchit du parti pour gagner"La tentation sera grande pour eux de rejoindre le groupe Nouveau Centre, qui a déjà 22 députés, peut-être davantage s'il devient un réceptacle des députés centristes déçus de l'UMP et/ou du fonctionnement du groupe UMP. Ils peuvent aussi être apparentés Nouveau Centre, comme c'était le caas pour l'UDF de Christian Blanc, Philippe FOlliot et PIerre Albertini dans la précédente mandature (les deux premeirs ont été réélus au 1er tour, le dernier n'a pas souhaiter se représenter).
Ne pas inscrire son travail parlementaire dans le cadre d'un groupe parlementaire représente des concessions certaines pour un élu, ce qui rendra la tentation de rejoindre un groupe pré-existant très forte. Comme le précise le site de l'Assemblée, les avantages de participer à un groupe tiennent à l'exercice de certains droits pendant les séances publiques, à la possibilité de participer à la constitution des organes internes de l'AN, et aux prérogatives données aux Présidents des groupes. Ainsi:
- les groupes désignent les membres des commissions parlementaires à la représentation proportionnelle, de telle manière qu'il est difficile de siéger dans une commission sans être membre d’un groupe;
- les groupes disposent en outre d’un temps de parole plus important lors des campagnes électorales;
- les groupes peuvent demander au perchoir une suspension de séance
- surtout, le président du groupe parlementaire participer à la conférence des présidents, réunion préparatoire aux séances parlementaires
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"Bernard Accoyer est d'abord un de ces médecins qui ont longtemps peuplé les rangs du RPR. Fils de pharmacien militaire "gaulliste de droite", il choisit de faire ses études à Grenoble, "parce qu'il peut y faire ses trois ou quatre heures de ski par semaine." Il y a là-bas, déjà en internat, un grand escogriffe bagarreur, Jean-Michel Dubernard, futur père de la transplantation des mains et de la face. "Ah, nous en avons passé des soirées de carabins", rigole le professeur Dubernard. (...) Ils ont exactement l'un et l'autre le profil de ces jeunes médecins que Jacques Chirac va recruter dans les années 1980. Bernard Accoyer, qui s'est installé à Annecy, s'inscrit au parti chiraquien au lendemain du 10 mai 1981, "parce qu'(il) ne supportait pas, dit-il, que des communistes arrivent au pouvoir en France". Jean-Michel Dubernard fera la même chose à Lyon.




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