- Il a obtenu son meilleur score au premier tour de la dernière élection virtuelle de Votez 2007 : 10,16 %
- Un sondage étonnant sur Agoravox le place en tête des présidentiables, avec 27% des 3759 exprimés !! Certes, cela n'a rien des enquêtes d'opinion, mais tout de même, une telle performance - qui ne doit rien à une action concertée (de la part des blogueurs UDF ou des Jeunes UDF) - est encourageante.
- Comme le dit Jean-Claude Guillebaud, rédacteur en chef de Sud-Ouest, dans un éditorial récent :
Une rumeur courait cette semaine les rédactions parisiennes. Comme un chuchotement prudent, une supputation à peine articulée : "et si Bayrou créait la surprise"? En d'autres termes on imaginait comme « possible » que le patron de l'UDF finisse par retenir l'attention du gratin médiatique et des « dîners en ville » où se compose, dit-on (un peu abusivement), l'air du temps. (...) Oui, le duel un peu hollywoodien entre Ségolène et Nicolas risque, à la longue, de lasser l'opinion. (...) L'excès de médiatisation, c'est bien connu, confère un avantage à la fois puissant et volatil. Il provoque une popularité qui relève plus souvent de l'engouement passager que de l'adhésion réfléchie. Le phénomène peut donc, à tout moment, se retourner comme un doigt de gant. Si la chose survenait ou simplement s'amorçait, alors François Bayrou pourrait bien recueillir les fruits de son indépendance et de sa liberté de parole. C'est évidemment son pari. Représenter celui qui permettrait d'échapper in fine au jeu de miroirs Sarko / Ségo, un peu agaçant, à force. La stratégie n'est donc pas absurde.
Mais il poursuit :
Elle se heurte, malheureusement, à une ancienne et paradoxale fatalité de la vie politique française : le manque d'espace pour un courant clairement centriste dans un pays qui semble décidément voué ou condamné au bipartisme, comme l'expliquait jadis le constitutionnaliste bordelais Maurice Duverger.
C'est l'avis de beaucoup de personnes : un gouvernement d'union nationale est nécessaire - comme le montrait la semaine dernière un sondage CSA, mais mais mais... les institutions ne le permettent pas. Eh bien il faut les changer !! Les institutions ne sont pas faites pour contraindre les aspirations d'une majorité de la population, pour empêcher l'émergence d'une majorité nouvelle, pour entraver les réformes nécessaires.
NB : Dans le premier sondage paru depuis l'écriture de ce billet, Bayrou figure dans le trio de têtes des personnes que les Français(e)s souhaitent voir se présenter à l'élection présidentielle. En ce qui concerne les intentions de vote, Bayrou progresse d'un point, mais stagne à 4,5 %.
Ce n'est toutefois pas le genre de sondage que j'attendais, puisqu'il met encore en concurrence Villpein, Sarkozy, et 6 candidats PS. La situation de concurrence, si elle est plus proche de la réalité que les baromètres - j'en parlais ici - reste faussée par ce tro pplein de candidatures.

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