Le calepin de BeM, militant UDF

16 juin 2007

Analyse du CEVIPOF

Le CEVIPOF publie sur son site deux analyses courtes, simples et qui résument bien les enseignements de la dernière élection présidentielle

Comme on peut le voir, cette élection présidentielle a un impact sur le renouvellement de la vie politique française : affirmation d’une droite sarkozyste en rupture relative avec la droite chiraquienne, tentative d’affirmation d’un centre autonome avec la création d’un « mouvement démocrate », possible inflexion de la stratégie du PS dans les années qui viennent… Cette élection marque une véritable rupture dans la vie politique française : rupture des générations, changement de style, évolution du système des partis et du jeu des alliances, évolution des axes programmatiques.

Des dynamiques fortes d’entre deux tours très articulées au niveau de l’électorat de François Bayrou
Les dynamiques électorales les plus fortes rencontrées par les deux candidats l’ont été en général dans les terres où le candidat de l’UDF avait capitalisé au premier tour un fort électorat autour de 20% et plus des suffrages exprimés. Cet électorat s’est partagé, différemment d’une région à l’autre, entre les deux candidats.

Les trois plus fortes dynamiques de Nicolas Sarkozy par rapport au total des voix de droite du premier tour (Sarkozy+Le Pen+De Villiers) sont enregistrées en Alsace (+13,5 points), en Rhône Alpes (+10,9 points) et en Basse Normandie (+10,8 points). Ce sont trois régions où François Bayrou avait atteint plus de 20% au premier tour.

Il en est de même pour Ségolène Royal qui enregistre ses plus fortes progressions par rapport au total des voix de gauche du premier tour dans trois régions : la Bretagne (+13,3), l’Aquitaine (+12,6) et l’Auvergne (+11,5) ou François Bayrou avait dépassé la barre des 20%, quinze jours auparavant.



Argumentaire caché contre Bayrou...

Je découvre via le blog de Jean Véronis, atypique et toujours pleins de surprises, que Big Google a gardé dans son cache les pages du site http://toutsurbayrou.parti-socialiste.fr qui  daubait à fond sur notre candidat, à l'époque où il était à quelques points de Ségolène Royal dans les sondages, et où donc, c'était un horrible type de droite. Depuis, le premier tour est passé par là, les partenaires traditionnels de la gauche se sont fait laminer et une partie des responsables socialistes ont été amenés à voir dans le centre de François Bayrou une éventuelle force d'appoint. Donc le site - tout à fait officiel, puisque c'est un sous-domaine de parti-socialiste.fr - a été effacé. 

Le 27 février : Aujourd’hui, le centre que François Bayrou n’a plus un sens autre que tactique. Car il n’est pas « neutre » -contrairement à ce qu’il prétend- il est enraciné dans la droite, à la fois dans les faits et dans les idées.
Le 19 mars : L'escroc poujado Miguet appelle à voter Bayrou, "qui a repris une partie de nos idées"

Ce site-rejeton du PS renvoie aussi à un site qui est toujours en ligne, mais dont les arguments ne volent vraiment pas très haut. J'invite les militants UDF-MD qui passent par ici à aller y poser quelques commentaires :  http://www.labayrousina.fr/

Toujours grâce à Google, et au travail d'un blogueur, on peut relire les billets archivés du très savoureux du très mystérieux François-Mitterrand-2007, qui a subitement tout effacé, dès qu'on a commencé à pisté son identité... Il se murmure que ce serait Bruno Roger-Petit (ancien présentateur du JT nocturne de France 2), lequel dément. ici.