Le titre parle de lui-même, alors on y va direct pour mon pronostic gagnant, dans le désordre : - Secrétaires d'Etat auprès du MEDAD
Nathalie KOSCIUZCKO-MORIZET (à l'Environnement, voire à l'Energie)
Laurent WAUQUIEZ (à l'Aménagement du territoire, éventuellement sous une autre dénmination : "Cohésion des territoires" "Ruralité").
Autre possibilité dont personne ne parle pour Laurent Wauquiez, mais dont je trouve qu'elle ferait sens vu ses travaux parlementaires : appuyer Valérie Pécresse pour les questions étudiantes (du genre Secrétaire d'Etat à la Vie Etudiante). Ils ne seront pas trop de 2 pour rabibocher cette frange de la population avec le président Sarko.
- Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Economie et de l'Emploi
Valérie LETARD (à l'Emploi)
Luc CHATEL (à la Consommation)
- Secrétaire d'Etat auprès du Ministre des Affaires Etrangères
Ramatoulaye YADE (à la Francophonie)
- Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Intérieur
Pourquoi pas Jean-Marie BOCKEL, pour les Collectivités
Président de l'association des Grandes Villes de France, il incarne l'aile droite du PS - 0,67% pour sa motion en 2006 - et avait été approché pour le gouvernement Fillon 1.
- Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Immigration et du Développement
Christian ESTROSI (Co-Développement)
Ou à vrai dire n'importe quel autre portefeuille qui puisse le consoler de la présidence du groupe UMP (sauf la Francophonie, puisque comme il le confiait récemment, « L'Outre-Mer, c'est des voyages sans arrêt à l'autre bout du monde qui ne me feront pas gagner un point localement »)
Au final :
- 3 femmes et 4 hommes
- 2 centristes, 2 sarkozystes, 2 juppéistes + Wauquiez qui a été tour à tour les trois

- bonne répartition géographique (de la Provence et du chti, de la banlieue et de la France profonde)
Ah! j'oubliais. Puisque ces deux postes feront aussi partie du grande mercato pré-remaniement, je donne aussi mes pronostics pour :
- Présidence de l'Assemblée Nationale : François BAROIN
- Présidence du Groupe UMP : Jean-François COPE
Par contre je ne donne aucun pronostic - ce serait trop long et hasardeux - pour les autres fonctions qui vont servir de lot de consolations, tels magistrat à la Cour des Comptes, ambassadeur, voire le super-lot de consolation Commissaire européen (occupé actuellement par Jacques Barrot, le poste se libère en 2009, j'imagine qu'Alain Lamassourre ronge son frein). Sans parler des quelques sociétés nationales, de certaines autorités administratives ou des postes qui, sans être à la discrétion du gouvernement, ne peuvent être gagnés sans le soutien du pouvoir en place et son Hyperprésident.
De quoi ravir tout le monde, au final. Et tous les autres, ceux qui restent malgré tout sur le carreau, seront renvoyés à leur condition, triste condition, de simple député. Mais qu'ils se réjouissent ! Le cumul a encore de belles heures devant lui, si l'on en croit les premiers signes que donne la majorité ! Et pour les ultimes déçus, qui n'ont pas encore de base électoral suffisante pour se trouver une circo ou une grosse collectivité, c'est le Conseil Economique et Social qui régale. Faut bien qu'il serve...
Maitre Eolas aime jouer avec nos nerfs : en lisant son
Le CEVIPOF publie sur son site deux analyses courtes, simples et qui résument bien les enseignements de la dernière élection présidentielle
Le Nouveau Centre est né : ils ont un site 
Hier Max Gallo a été élu au fauteuil n° 24 de l'Académie Française, occupé jusqu'en 2006 par Jean-François Revel (et



J'ai (encore) fait des travaux, dans un style tapisserie opéra (disons même Fouquet's, puisque c'est à la mode !) avant de lever à nouveau le rideau. C'est grâce au talent de 

Hier François Bayrou me surprenait en disant "Chiche!" au débat à lui proposé par Ségolène Royal.
car je roule en
La figure de l'indécis, dont on nous a rebatu les oreilles en fin de campagne, je l'ai toujours abordée avec distance, voire suspicion.
Je la vis tantôt comme une ficelle pour vendre du papier, pour relancer l'intérpet du public et l'enjeu de cette élection ; tantôt comme une assurance donnée par les sondeurs, qui semblaient nous dire "eh oh, si on se plante c'est la faute à l'opinion indécise".La faute aux "électeurs insomniaques" comme disait Robert Badinter, qui se tournent à droite à gauche sans pouvoir trouver de position confortable...
Je la vis aussi comme largement exagérée, cette part d'indécis : pour moi, beaucoup des indécis étaient de faux indécis, des décidés qui s'ignorent, ou qui préféraient paraître indécis, trouvant dans cette position intermédiaire un confort, une liberté intellectuelle, un certain style. Et pour cette raison, j'espérais que parmi ces faux indécis se trouvaient beaucoup d'électeurs de François Bayrou qui refusaient de (se) l'avouer.
Surtout, je ne les comprenais pas ces indécis : comment peut-on, comme je l'ai entendu sur les marchés, hésiter entre Besancenot (vote de coeur), Royal (vote post-21 avril) et Bayrou (vote stratégique, également connu sous le nom de "billard à 3 bandes") ? C'est notre chance et notre malheur à nous militants : nous sommes sûrs. Cette certitude, c'est une force pour avancer, ça peut être une bulle aussi.
Mais aujourd'hui, à nous - électeurs de François Bayrou - d'être indécis. Ou plutôt à nous de suivre tout le cheminement qui réduit peu à peu les hypothèses jusqu'à aboutir à un choix, plus ou moins ferme, plus ou moins dégouté.
A nous de comparer les programmes. A nous de faire les tests bidons sur Internet.
A nous de pondérer les critères qui permettront de choisir sur qui porter notre voix. Pondération cornélienne ! L'économie compte-t-elle plus que l'Europe ? Le programme compte-t-il plus que les valeurs, la personnalité du candidat plus que la qualité de son entourage?
A nous d'essayer le billard à 3 bandes, le jeu des cyniques. Entraînement : un échec de Ségolène Royal ferait regretter François Bayrou et nous aiderait à coalescer les électeurs de centre gauche autour du nouveau parti que nous allons créer ; mais un échec de Royal = une victoire de Sarkozy, donc des législatives très dures pour les candidats centristes.
A moins que je ne me fie à un mouvement d'humeur, envoyant promener tout cette pesante analyse qui m'attend, et me réfugiant dans un vote blanc. Mais non. Si je vote blanc, ce sera un vote pesé, argumenté, qui ne fera pas l'économie de la réflexion. Un vote blanc de rancoeur serait la pire des choses.
Je vais commencer ce travail, en vous livrant - cette fois-ci je m'y tiendrai, si si - des bouts de cette réflexion. Réflexion accompagnée des déclarations de chacun (à commencer par celle de François Bayrou mercredi), de ma participation aux meetings des deux candidats (j'apprends dans cet excellent blog que Sarkozy sera à Bercy dimanche ; Ségolène Royal a-t-elle prévu une escale parisienne elle aussi ?) et du fameux débat dont j'eus tant aimé qu'il soit précédent d'une confrontation à 4 sur Internet. Tant pis.
Le
thème de la sécurité a fait un retour fulgurant sur le devant de la
scène médiatique avec les échauffourées de la gare du Nord. C’est
dommage. Je trouve que ce thème sert rarement à élever le débat :
manque de statistiques non contestées, instrumentalisation-préemption
du thème par l’un des candidats, proximité du sujet avec d’autres
thèmes sensibles comme l’immigration, etc, me laissent tout le temps
l’impression qu’il est impossible de faire un bilan serein des
politiques menées dans ce domaine, et que le débat ne sort pas des
positions simplistes et des polémiques, surtout quand il est mené à
l'occasion d'évènements comme celui de la Gare du Nord, et surtout
quand on sait qu'il cèdera la place à un autre thème dans le grand
zapping de la campagne présidentielle.
L'immigration.
Je pense tout de suite à une courte mission que j'ai faite à Mayotte
voilà presque deux ans dans le cadre de mes études en urbanisme.
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