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  <title>Le calepin de BeM, militant UDF - Presse</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 05 Sep 2008 14:17:00 +0100</pubDate>
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    <title>Bernard Accoyer, un bleu dans le chaudron du CPE</title>
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    <pubDate>Wed, 27 Jun 2007 09:15:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>BeM</dc:creator>
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        <category>Littérature</category><category>Législatives</category><category>Portrait</category><category>Presse</category><category>UMP</category>    
    <description>    &lt;div class=&quot;pg-gch&quot;&gt;Accoyer vient d'accéder au perchoir de l'Assemblée Nationale. Voilà des extraits du portrait qu'en faisait Raphaelle Bacqué dans Le Monde le 7 juillet 2006, quand le député de Haute-SAvoie avait été nommé &quot;négociateur&quot; d'un accord entre la majorité et les syndicats sur un CPE-bis. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-759321@51-925708,0.html&quot;&gt;Le Monde.fr : Bernard Accoyer, un bleu dans le chaudron du CPE&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.calepin.info/public/PORTRAITS/.accoyer_s.jpg&quot; /&gt;&quot;&lt;strong&gt;Bernard Accoyer est d'abord un de ces médecins qui ont longtemps peuplé les rangs du RPR.&lt;/strong&gt; Fils de pharmacien militaire &quot;gaulliste de droite&quot;, il choisit de faire ses études à Grenoble, &quot;&lt;em&gt;parce qu'il peut y faire ses trois ou quatre heures de ski par semaine&lt;/em&gt;.&quot; Il y a là-bas, déjà en internat, un grand escogriffe bagarreur, Jean-Michel Dubernard, futur père de la transplantation des mains et de la face. &quot;Ah, nous en avons passé des soirées de carabins&quot;, rigole le professeur Dubernard. (...) Ils ont exactement l'un et l'autre le profil de ces jeunes médecins que Jacques Chirac va recruter dans les années 1980. &lt;strong&gt;Bernard Accoyer, qui s'est installé à Annecy, s'inscrit au parti chiraquien au lendemain du 10 mai 1981, &quot;p&lt;em&gt;arce qu'(il) ne supportait pas, dit-il, que des communistes arrivent au pouvoir en France&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/strong&gt; Jean-Michel Dubernard fera la même chose à Lyon.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;(...)&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;[Alain Juppé] &lt;strong&gt;a décidé de réformer la Sécurité sociale et de freiner les dépenses médicales. M. Accoyer tente de mettre en garde Matignon contre la fronde des médecins qui se prépare. &quot;&lt;em&gt;Je n'ai pas été entendu, dit-il. Et c'est là que j'ai compris ce qu'était l'enfermement du pouvoir&lt;/em&gt;.&quot;&lt;/strong&gt; (...) Quelques semaines plus tard, alors qu'il tient l'un des bureaux de vote de sa ville, il voit venir ses confrères goguenards : &quot;&lt;em&gt;Tu sais, ça fait drôle de voter pour la première fois à gauche&lt;/em&gt;.&quot; Ce souvenir le tenaille encore aujourd'hui, comme beaucoup de députés UMP qui en veulent toujours à M. de Villepin. Autant dire que CPE ou pas, il ne fera pas partie de ceux qui soutiendront coûte que coûte le premier ministre.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;(...) &lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Depuis deux ans qu'il préside le groupe pléthorique de l'UMP à l'Assemblée, il a pris l'habitude des difficultés. Trois cent soixante-quatre députés, cela vous ferait tourner en bourrique le politique le plus expérimenté.&lt;strong&gt;Mais Bernard Accoyer a été médecin dans une autre vie, et les médecins qui font de la politique ont un avantage sur les autres : ils savent que les plus violents dans l'exercice du pouvoir se transforment en enfants face à la terreur de la maladie et de la mort.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;Tiens ce dernier extrait sur le politique face au médecin me rappelle l'&lt;em&gt;incipit &lt;/em&gt;des &lt;ins&gt;Mémoires d’Hadrien&lt;/ins&gt; : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Mon cher Marc, &lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;&lt;a style=&quot;font-style: italic;&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title=&quot;Hadrien-ven.JPG&quot; href=&quot;http://www.calepin.info/public/PORTRAITS/Hadrien-ven.JPG&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 0 1em 1em; float: right; width: 253px; height: 295px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.calepin.info/public/PORTRAITS/.Hadrien-ven_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;Je
suis descendu ce matin chez mon médecin Hermogène, qui vient de rentrer
à la Villa après un assez long voyage en Asie. L’examen devait se faire
à jeun : nous avions pris rendez-vous pour les premières heures de la
matinée. Je me suis couché sur un lit après m’être dépouillé de mon
manteau et de ma tunique. Je t’épargne des détails qui te seraient
aussi désagréables qu’à moi-même, et la description du corps d’un homme
qui avance en âge et s’apprête à mourir d’une hydropisie du c ?ur.
Disons seulement que j’ai toussé, respiré, et retenu mon souffle selon
les indications d’Hermogène, alarmé malgré lui par les progrès si
rapides du mal, et prêt à en rejeter le blâme sur le jeune Iollas qui
m’a soigné en son absence. &lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Il est difficile de rester empereur en
présence d’un médecin, et difficile aussi de garder sa qualité d’homme.
L’oeil du praticien ne voyait en moi qu’un monceau d’humeurs, triste
amalgame de lymphe et de sang.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt; Ce matin, l’idée m’est venue pour la
première fois que mon corps, ce fidèle compagnon, cet ami plus sûr,
mieux connu de moi que mon âme, n’est qu’un monstre sournois qui finira
par dévorer son maître. Paix... J'aime mon coprs ; il&amp;nbsp; m'a bien servi, et, toutes façons, et je ne lui marchande paas les soins nécessaires. Mais je ne compte plus, comme Hermogène prétend encore le faire, sr les vertus merveilleuses des plantes, le dosage exact de sels minéraux qu'il est allé chercher en Orient. Cet homme pourtant si fin m'a débit de vagues formules de réconfort, trop banales pour tromper personne ; il sait combien je hais ce genre d'imposture, mais on n'a pas impunément exercé la médecine pendant plus de trente ans. Je pardonne à ce bon serviteur cette tentative pour me cacher ma mort. HErmogène est savant; il est même sag; sa probité est bien supérieure à celle d'un vulgaire médecin de cour. J'aurai pour lot d'être le plus soigné des malades. Mais nul ne peut dépasser les limites prescrites; mes jambes enflées ne me soutiennent plus pendant les longues cérémonies romaines ; je suffoque et j'ai soixante ans&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était la minute culturelle de BeM...&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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