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  <title>Le calepin de BeM, militant UDF - Segolene Royal</title>
  <link>http://www.calepin.info/</link>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 21 Nov 2008 15:05:10 +0000</pubDate>
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    <title>Jean-Marie, reviens !</title>
    <link>http://www.calepin.info/post/2007/02/26/Jean-Marie-reviens</link>
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    <pubDate>Mon, 26 Feb 2007 18:30:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>BeM</dc:creator>
        <category>**</category>
        <category>Bayrou</category><category>Billets Fluctuat</category><category>Le Pen</category><category>Segolene Royal</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://images.fluctuat.net/a/1172480820.jpg&quot; alt=&quot;&quot; height=&quot;113&quot; width=&quot;200&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://images.fluctuat.net/a/1172480794.jpg&quot; alt=&quot;&quot; height=&quot;119&quot; width=&quot;126&quot; /&gt;  &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me rappelle quand j'étais petit, sur le chemin de l'école, un graffiti sur un poteau qui disait &quot;Le Pen, vite!&quot;. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&lt;strong&gt;e ne pensais pas que ce slogan, je pourrais l'entendre - ou presque, ou à mots couverts - dans la bouche de responsables socialistes en 2007, pris de panique par la montée de François Bayrou.&lt;/strong&gt;Si je dis ça, c'est parce que j'ai lu ce weekend 2 déclarations choquantes par lesquelles F. Hollande et S. Royal consacrent Jean-Marie Le Pen comme troisième homme de la campagne, et le réhabilitent au-delà de sa présence dans l'opinion publique. &lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;François Hollande s'exclame le 14 février sur un plateau de Canal Plus &lt;em&gt; &quot;Le seul troisième homme possible, on le connaît, c'est Le Pen&quot; &quot;Arrêtez de créer d'autres effets&quot;&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Ségolène Royal déclare dans un &lt;a href=&quot;http://www.leparisien.com/home/info/faitjour/article.htm?articleid=276002625&quot;&gt;entretien au Parisien dimanche 24 février&lt;/a&gt; &lt;em&gt;&quot; Qui est le troisième homme, honnêtement ? Allons, on sait très bien que c'est Le Pen. Et tout ce qui contribue à disperser les voix de gauche au premier tour favorise l'émergence de ce troisième homme.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;Je m'attendais plutôt à les voir se réjouir de la décrue de Le Pen dans l'opinion et se féliciter de ce qu'un homme dont les convictions démocratiques et républicainesne font aucun doute - François Bayrou - soit en ce moment le troisième homme.&lt;strong&gt; Mais de peur que le candidat centriste ne devienne le deuxième homme, voilà ces responsables socialistes qui font de la pub pour la menace Le Pen. Menace si confortable pour eux, &lt;/strong&gt;et si pratique pour dissuader les maires de donner leurs parrainages - et les citoyens de donner leurs suffrages - à d'autres candidats de gauche ! &lt;strong&gt;Pour rassembler les troupes derrière Ségolène, agiter &quot;la menace fasciste&quot; fonctionne sûrement mieux que constater la menace centriste...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ces réactions-compromissions devraient susciter chez les militants socialistes la rebellitude et la condamnation auxquelles ils sont d'ordinaire si prompts à l'encontre des représentants d'autres formations politiques.   &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si j'avais l'oreille de Jean-Marie Le Pen, je lui conseillerais d'aller toquer Rue de Solférino pour trouver quelques parrainages... &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Flashbackitude</title>
    <link>http://www.calepin.info/post/2007/01/17/Flashbackitude</link>
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    <pubDate>Wed, 17 Jan 2007 14:42:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>BeM</dc:creator>
        <category>**</category>
        <category>Sarkozy</category><category>Segolene Royal</category><category>Television</category><category>Videos</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Via &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/election-presidentielle-2007/20070117.FIG000000234_les_tresors_de_l_ina_tous_les_jours_sur_wwwlefigarofr.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Le Figaro&lt;/a&gt;, deux vidéos de Ségolène Royal:&lt;/p&gt;

&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ina.fr/archivespourtous/pop.php?id=440ea05bae98aea6d1c4495c7475d33a&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Un reportage de France 3&lt;/a&gt; suite à la démission de mme Royal de la présidence du Conseil National du PS en 1995, à la veille de la lutte Emmanuelli-Jospin pour l'investiture. Déjà elle savait pratiquer le coup d'éclat, et ruer sur les éléphants du PS.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xzhdr_sarkosego-debat&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Un extrait de la soirée télévisée de la débâcle socialiste de 1993:&lt;/a&gt; altercation entre Sarkozy et Royal sur les risques d'un &amp;quot;Etat RPR&amp;quot;.  Je trouve l'intervention de Sarkozy plutôt pas mal, si ce n'est que son action comme Ministre de l'Intérieur 10 ans plus tard montre qu'il sait très bien placer tous ses pions aux postes clés. C'est marrant de l'entendre à l'époque avec une petite voix pas encore éraillée, feindre la naïveté et l'étonnement, comme il le fait souvent dans ses argumentations aujourd'hui encore.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;La réponse de Royal est nullissime : sa colère sonne faux et forcée. Cette réaction ne parvient pas à cacher le manque d'arguments de celle qui était alors Ministre de l'Environnement.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>SÉGOLÈNE ROYAL, ou les appétits de Madame Flocon</title>
    <link>http://www.calepin.info/post/2006/11/27/245-segolene-royal-ou-les-appetits-de-madame-flocon</link>
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    <pubDate>Mon, 27 Nov 2006 22:59:41 +0000</pubDate>
    <dc:creator>BeM</dc:creator>
        <category>**</category>
        <category>Portrait</category><category>Segolene Royal</category>    
    <description>&lt;p&gt;Voici un portrait de Ségolène Royal par Philippe Meyer -  auteur d'essais de pièces de théâtre, journaliste, et actuel animateur de l'Esprit public sur France Culture. Il date de 1995 mais a gardé toute sa saveur.
&lt;br /&gt;
Tous les traits de la Ségolène Royal de 2006 sont déjà là&amp;nbsp;: l'utilisation des médias, de sa féminité, du parti socialiste,  l'opportunisme de ses postures, la détermination et la volonté de s'extirper de sa condition, de &quot;provoquer le sort&quot;.
&lt;br /&gt;
Via le &lt;a href=&quot;http://forum-scpo.com/forum-scpo/viewforum.php?id=1&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;forum &lt;/a&gt; des étudiants de sciences po&lt;/p&gt;    &lt;hr /&gt;


&lt;p&gt;SÉGOLÈNE ROYAL, ou les appétits de Madame Flocon
(Chronique de Philippe Meyer)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans les années soixante, quelque part du côté d'Épinal, une jeune fille studieuse et sage enrageait sous le masque. Un père officier, sorti du rang, sûr de lui, autoritaire, définitif. &quot;De droite&quot;, dira-t-elle plus tard, lorsqu'elle sera ministre de gauche. &quot;D'extrême droite&quot;, corrigera l'un de ses frères, quant à lui gaulliste. Une mère laborieuse, obéissante, résignée. Une mère comme dans les recommandations des curés de la fin du XIXe siècle, qui a mis bas, soigné et élevé dans la crainte de Dieu et la révérence de l'ordre pas moins de huit enfants. Le père a fait baptiser les garçons Florian, Sigisbert, Goery, Romaric... &lt;strong&gt;Ce n'est pas seulement qu'il est épris (ou atteint) de traditionalisme, c'est qu'il aime s'afficher. Sa fille héritera de ce trait de caractère et de quelques autres, qu'elle ne reconnaîtrait pas volontiers, à commencer par l'autoritarisme, l'habitude de faire peu de cas de l'opinion d'autrui et l'envie de s'élever au-dessus de sa condition.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce n'est pas une demoiselle Bovary que Marie-Ségolène, son prénom complet qu'elle amputera plus tard d'une moitié, sans doute pour ne pas trop évoquer Marie-Chantal et son cortège de bécébègeries. Le Parti socialiste, qu'elle a traité comme une chambrée mal tenue par ses adjudants de semaine, retrouvera, pour se venger, la partie manquante de ce prénom à tiroirs et, après qu'elle aura passé quelque temps à ministrer l'environnement, la surnommera &quot;Marie-Antoinette&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Donc, Ségolène n'est pas Emma. Elle n'attend pas un événement. Elle le programme et le provoque.&lt;/strong&gt; &lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.calepin.info/post/2006/11/27/#pnote-245-1&quot; id=&quot;rev-pnote-245-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; Pour quitter sa famille chrétienne étouffe-chrétien, la seule voie décente est celle des études. Et encore&amp;nbsp;: le père Royal a, sur l'éducation des filles, des vues assez proches de celles du XIXe siècle. Sa Marie-Ségolène lui arrache pourtant l'autorisation de s'inscrire en Sciences Éco. Une fois ce premier pas accompli, elle saura tirer la ficelle jusqu'à Sciences Po, puis jusqu'à l'ENA.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans la première de ces deux nobles maisons, ses condisciples se souviennent d'elle comme d'une provinciale désireuse de se frotter au beau linge, embarrassée d'y commettre un impair et donc plutôt &quot;rentre dedans&quot;. &quot;Je l'aurais classée spontanément à droite, dit une de ses condisciples. Quand j'ai appris qu'elle fréquentait les socialistes, je me suis dit que c'était pour elle une bonne façon de faire son trou à Paris&quot;. &lt;em&gt;&quot;Elle a toujours été à droite, analyse un énarque de la même promotion Voltaire. Comme Mitterrand. C'est d'ailleurs ça qui a dû plaire au Vieux...&quot;&lt;/em&gt; En tout cas, ce n'est pas tant le socialisme qui a conduit Mlle Royal à l'Élysée que la fréquentation de Jacques Attali qui couvait à l'École nationale d'administration quelques poussins comme Frédérique Bredin, Michel Sapin ou François Hollande. &lt;strong&gt;Hissé au sommet du pouvoir sur les épaules du Parti socialiste, le Président s'emploie en effet, dès 1981, à le court-circuiter et à constituer autour de lui une équipe qui lui doive tout. Ses rabatteurs pourvoient au recrutement. La plupart des bizuts ainsi promus à des responsabilités très souvent au-dessus de leur âge - et même de leurs rêves - font leurs dents et leurs preuves sur des dossiers techniques et des besognes ingrates. Ironie du sort, Ségolène se verra confier un ouvrage de dame&amp;nbsp;: les affaires familiales.&lt;/strong&gt; Elle les traitera avec les qualités classiques du haut fonctionnaire bûcheur et habile à absorber comme à restituer les dossiers. Elle passera donc le premier septennat dans l'ombre. A partir du second, elle s'appliquera à en faire aux autres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En 1988, le Président estime ne devoir sa nouvelle victoire qu'à lui-même. Ses protégés peuvent désormais monter en ligne et occuper le maximum de terrain.&lt;strong&gt;Avec Michel Charasse, François Mitterrand, grand connaisseur de la cuisine électorale, parachute sa collaboratrice dans une circonscription des Deux-Sèvres.&lt;/strong&gt; Une affaire saine et sans risques, comme on dit dans le commerce&amp;nbsp;: cinquante-huit pour cent des électeurs viennent de voter Mitterrand. Le député sortant ne se représente pas. La circonscription est composée de trois &quot;pays&quot; qui se chamaillent&amp;nbsp;: un &quot;horsain&quot; pourrait les mettre d'accord. Saint-Maixent, son chef-lieu, abrite une école de sous-officiers où l'on peut voir d'un bon oeil cette fille d'ancien collègue. Les socialistes locaux, tiraillés entre bagarres de courants et rivalités de personnes, ont éprouvé les plus grandes difficultés à désigner un candidat. Un coup de fil de l'Élysée le dissuadera d'aller déposer sa candidature à la préfecture qui enregistrera in extremis celle de l'envoyée de Dieu. A cette onction suprême, Ségolène ajoute promptement celle du suffrage universel. Pour ne pas en rester là, il lui faut se faire un nom.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A vrai dire, la chargée de mission s'était déjà lancée dans la course à la notoriété en publiant, en 1987, un essai - ou plutôt une dissertation - intitulé Le Printemps des grands-parents. Pas de politique là-dedans. Plutôt un concentré de magazine pour salles d'attente.&lt;/strong&gt; Un mélange de truismes (&quot;les grands-parents ont le temps d'écouter, de parler&quot;), de sottises proférées avec un aplomb d'énarque (&quot;les grands-parents jouent un rôle auprès des adolescents&amp;nbsp;: c'est nouveau&quot;), et de niaiseries pieuses (&quot;il faut apaiser les conflits familiaux et sauver le principal&amp;nbsp;: l'affection&quot;). Des généralités flattant les anciens, comme s'ils constituaient une catégorie homogène, les félicitant de leur rajeunissement physique par rapport aux générations précédentes comme si c'était le fruit de leur volonté, le tout se concluant par un appel qui ne mange pas de pain à une &quot;entente cordiale entre les générations&quot;, à une &quot;nouvelle alliance des âges&quot;, et par une célébration de la vieillesse comme un &quot;nouvel art de vivre&quot;... Comment un tel livre n'aurait-il pas plu, et notamment à ceux dont il parle et qui fournissent un solide contingent de clients aux librairies&amp;nbsp;? Quant aux magazines dont il est le reflet, ils lui tressent des couronnes. Voilà Ségolène en route pour les plateaux de télévision où l'on tourne les émissions pour les ménagères et les inactifs. Bientôt, on la verra aux &quot;Dossiers de l'écran&quot;...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La &quot;génération Mitterrand&quot; est celle des apparences. Le nouveau député des Deux-Sèvres juge que celle d'une sorte de super-assistante sociale est de nature à la faire connaître rapidement et à lui assurer un public large. Avec &lt;ins&gt;Le Ras-le-Bol des bébés zappeurs&lt;/ins&gt;, elle rééditera le coup du &lt;ins&gt;Printemps des grands-parents&lt;/ins&gt;. Deux titres qui sentent la pub, deux ouvrages bien promus, deux thèmes porteurs. Depuis longtemps celui, rebattu, de la télévision qui abêtit les enfante et les initie - les incite - à la violence a montré ses capacités à déchaîner un honnête tintamarre. &lt;strong&gt;Ce champ est en friche depuis un moment. Ségolène Royal s'y installe et y campe un personnage à mi-chemin entre Anne Gaillard, jadis virago du consumérisme, et Mme Le Quesnoy, mater dolorosa du film &lt;ins&gt;La vie est un long fleuve tranquille&lt;/ins&gt;&lt;/strong&gt;...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jusqu'à son Ras-le-Bol, c'est toujours de la droite que sont parties les campagnes vouant aux gémonies la télévision. Des campagnes peu subtiles de &quot;défense des valeurs et de la famille&quot;. Pour éviter de voir son action leur être identifiée, Ségolène fait des moulinets verbaux&amp;nbsp;: &lt;em&gt;&quot;Je ne prône pas d'interdiction, déclare-t-elle, mais l'instauration d'un code&quot;&lt;/em&gt;. Sans doute. Pourtant, qu'est-ce qu'un code, sinon un recueil d'interdictions&amp;nbsp;? Et avec quelle faveur le père de Marie-Ségolène, de Sigisbert, de Romaric et des autres n'accueillerait-il pas la proposition de &lt;em&gt;&quot;faire précéder chaque programme de fiction d'une annonce des crimes et délits qu'il contient et des peines encourues correspondantes&quot;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;? L'ancien sous-officier ne penserait-il pas que &quot;bon sang ne saurait mentir&quot; et que le naturel politique revient au galop, à supposer qu'il soit jamais parti&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est en tout cas l'avis des élus socialistes. Ils font sentir, quelquefois cruellement, à leur nouvelle collègue à l'Assemblée qu'elle est en train de se fourvoyer. Elle abandonne donc ce cheval de bataille peu après que son livre a quitté la liste des best-sellers. Au demeurant, en termes de notoriété, le bilan est largement positif et, en termes de politique, il n'y a pas de mal à plaire aussi à ses adversaires&lt;/strong&gt;... Et puis l'ancienne chargée de mission ne vient-elle pas de commencer à mettre en avant sa qualité de mère, et même de &quot;nouvelle femme&quot;, qu'elle définit comme &quot;ayant réussi la synthèse des trois pouvoirs&amp;nbsp;: carrière, maternité, vie affective&quot;. (Un pouvoir, la maternité&amp;nbsp;? Un pouvoir, la vie affective&amp;nbsp;? Il y a des aveux que le plus sévère magistrat aimerait n'avoir pas entendus). Par la suite, elle ne négligera aucune occasion de tirer de sa vie privée ce que les communicateurs appellent un &quot;profil d'image&quot;. &lt;strong&gt;Ministre et jeune accouchée, elle signera un accord avec Paris Match, échangeant sa photo avec son bébé à la maternité contre une grande interview. A un journaliste qui opposait à son exhibitionnisme la discrétion de son compagnon - également député -, elle répondra&amp;nbsp;: &quot;C'est normal, l'enfant, c'est moi qui l'ai fait&quot;.&lt;/strong&gt; En élève appliquée des communicateurs, elle ira confier son enfance heureuse aux caméras d'une station de télévision...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tant de dons pour le mitterrando-séguélisme et tant d'efforts pour les cultiver appellent une récompense. Elle viendra après la décomposition du gouvernement d'Édith Cresson, moins d'un an avant les législatives de 1993. Aux élections régionales, les écologistes ont fait un bon score et piqué des voix aux socialistes, malgré la présence de Brice Lalonde dans le cabinet. Le Président envoie Ségolène sur ce front, avec mission de convaincre que les siens sont plus verts que les Verts. Le nouveau ministre commence par déclencher dans son administration une chasse aux sorcières lalondistes, avant de s'approprier toutes les initiatives lancées par son prédécesseur, qui crie à l'imposture. Mme Royal n'en a cure. &lt;strong&gt;Elle a appris que le culot paie, au moins à court terme.&lt;/strong&gt; C'est pourquoi journalistes et caméras seront dûment convoqués le jour de 1992 où elle fera démolir par des bulldozers, à Porquerolles, une maison non conforme à son permis de construire. Ils seront repartis quand on apprendra que la propriétaire, une dame de soixante-douze ans handicapée à cent pour cent, a admis en 1989 que ses travaux étaient excessifs, les a fait interrompre sous contrôle d'huissier et n'a cessé pendant trois ans de demander de nouvelles autorisations à la préfecture, qui ne lui a jamais répondu...
On reparlera du ministre - qui insiste pour qu'on dise de la ministre - lorsqu'un contrôle douanier permettra de mettre en lumière un trafic d'ordures et de déchets hospitaliers entre la France et l'Allemagne. Ségolène ne fait qu'un bond et, avec une remarquable efficacité, prend les mesures qui empêcheront la récidive de ce peu ragoûtant commerce. Sa cote de popularité s'envole. Trop haut, sans doute, pour qu'elle garde la tête sereine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A quelque temps de là, des militants de Greenpeace s'enchaînent à des fûts de déchets industriels en provenance d'Australie. Inquiet d'être dépassé sur sa gauche, le ministre de l'Environnement tempête et dénonce le contrat entre l'Australie et l'usine française vers laquelle ces déchets doivent être acheminés pour retraitement. Hélas, c'est aller un peu vite en besogne&amp;nbsp;: l'usine de retraitement française est parmi les plus performantes et les plus fiables au monde, Pierre Bérégovoy a naguère combattu pour sauver d'un rachat par les Américains cette installation pilote dans un secteur d'avenir, mais surtout, l'accord avec l'Australie est conforme à la convention de Bâle, premier texte international à établir des normes satisfaisantes en matière de transport et de retraitement des matières toxiques... Pour ce qui est de la pub, le ministre a joué du boomerang. Fâché, François Mitterrand exige qu'elle annule sa décision et lui fait savoir qu'elle est priée de se tenir à l'écart des caméras.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il faudra à peine quelques semaines pour que le député des Deux-Sèvres les retrouve&amp;nbsp;: le temps de la déroute socialiste aux législatives de 1993. Rescapée du naufrage, elle laisse exploser devant les caméras une fureur de devoir quitter le pouvoir que rien ne parvient à masquer. Le sourire de la nouvelle femme tourne à la grimace, ses exhortations consensuelles à l'invective. Peu importe, Ségolène a en réserve un autre personnage&amp;nbsp;: le &quot;quadra&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On ignore ce que Jaurès et Blum, dont les mânes sont si souvent évoqués à gauche, auraient pensé d'un courant politique qui n'a à mettre en avant que l'âge de ceux qui le composent. Peut-être pourrait-on y voir la réincarnation des voraces impatiences qui, en 1924, au moment du Cartel des gauches, réclamaient &quot;toutes les places et tout de suite&quot;. En 1993, il ne s'agit plus des places au gouvernement mais au Parti socialiste. Michel Rocard en a pris la tête. Il devient - croit-on - le candidat inévitable à l'élection présidentielle de 1995. &lt;strong&gt;Spontanément insatisfaites de cette perspective ou manoeuvrées par l'Élysée, quatre femmes sont au premier rang des &quot;quadras&quot;, Martine Aubry, Frédérique Bredin, Élisabeth Guigou et Ségolène Royal.&lt;/strong&gt;  Au bout de quelques semaines, les journaux suggèrent que leur entente n'est pas parfaite. Dire cela, selon Ségolène, &lt;em&gt;&quot;c'est proférer une attaque qui relève de la plus pure tradition machiste&quot;&lt;/em&gt;. Malheureusement, Martine Aubry et Élisabeth Guigou quittent rapidement le nouveau courant. &lt;em&gt;&quot;Elles ne faisaient pas partie du noyau dur&quot;&lt;/em&gt;, explique leur ex-camarade...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A vrai dire, il n'a pas fallu longtemps pour que les &quot;quadras&quot; apparaissent tels qu'ils sont&amp;nbsp;: non un courant mais une bande mitterrandienne, une franc-maçonnerie de la courte échelle désireuse de torpiller Michel Rocard et de présenter en 1995 une candidature qui assure aux socialistes une défaite honorable et permette à ceux qui l'ont soutenue de mettre la main sur le Parti socialiste.&lt;/strong&gt; L'enjeu est si dérisoire par rapport aux problèmes de l'époque qu'on ne sait pas dire si ces jeunes vieillards vivent sur une autre planète ou dans un autre temps. Pour ce qui est de Ségolène Royal, c'est peut-être dans un autre temps. Ne fait-elle pas irrésistiblement penser à Mme Flocon, épouse d'un député porté au Palais-Bourbon par la révolution de 1848 et qui, contemplant avec appétit un palais national, confiait à une commère&amp;nbsp;: &lt;em&gt;&quot;Maintenant, c'est nous qui sont les princesses&quot;&lt;/em&gt;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;[©&quot;Ségolène Royal ou les appétits de Madame Flocon&quot;, in Philippe Meyer, Eaux
fortes, croquis politiques, Flammarion, 1995, pp. 121-130]&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.calepin.info/post/2006/11/27/#rev-pnote-245-1&quot; id=&quot;pnote-245-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] c'est moi qui souligne les passages &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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      </item>
    
  <item>
    <title>La primaire socialiste et les derniers sondages publiés - Comparaison</title>
    <link>http://www.calepin.info/post/2006/11/17/238-primaire-socialiste-et-derniers-sondages-publies</link>
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    <pubDate>Fri, 17 Nov 2006 08:17:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>BeM</dc:creator>
        <category>**</category>
        <category>PS</category><category>Segolene Royal</category><category>Sondages</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;a title=&quot;primaire.PNG&quot; href=&quot;http://www.calepin.info/public/GRAPHIQUES/primaire.PNG&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.calepin.info/public/GRAPHIQUES/.primaire_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai récapitulé dans le tableau ci dessous les derniers sondages qu'ont publiés 4 instituts avant la primaire d'hier. J'ai rajouté les résultats du vote en ligne organisé par Yahoo (12000 votants). J'ai également indiqué pour chaque enquête les tendances par rapport à l'enquête précédente réalisée par chaque institut, en général fin octobre après le 2 eme débat socialiste &lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.calepin.info/post/2006/11/17/#pnote-238-1&quot; id=&quot;rev-pnote-238-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.calepin.info/dotclear/images/brunowiz/2006-11/primaire.PNG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.calepin.info/images/GRAPHIQUES/primaire50.PNG&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
Que constate-t-on ?
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Ségolène Royal tient ses promesses : 60 % &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;c'est DSK qui a apparemment pâti le plus du décalage entre sondages des intentions (sympathisants) et résultats des votes (adhérents)&lt;/strong&gt; : 10 points en moins !! Les derniers sondages avaient vu la côté de DSK grimper en flèche, en raison de sa bonne performance lors des débats télévisés et des meetings, et grâce à la bonne dynamique de campagne enclenchée. Il avait conquis ses derniers soutiens sur le stock de sympathisants indécis, qui avait fondu depuis 15 jours.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les sondages auprès des sympathisants &lt;strong&gt;sous-estimaient effectivement la côte de Fabius en interne&lt;/strong&gt; : figure historique du parti socialiste, il a su tisser de nombreux réseaux et dispose de soutiens dans certaines régions &lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.calepin.info/post/2006/11/17/#pnote-238-2&quot; id=&quot;rev-pnote-238-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;. Toutefois, recueillir 20% pour un ancien Premier Pinistre qui était le seul à incarner une ligne très à gauche, c'est peu. C'est pour moi la confirmation que le parti socialiste ne veut plus de Fabius, mais pas nécessairement un rejet de la ligne &lt;em&gt;&amp;quot;authentiquement à gauche&amp;quot;&lt;/em&gt;. Hier sur le plateau de A vous de juger, personne n'était venu représenter le camp fabiusien...  &lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-832615,0.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Cet article du Monde&lt;/a&gt; évoquait les risques de décalage entre les intentions de vote de la population des sympathisants et celles des adhérents du parti socialiste.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Rien ne dit en effet que les militants socialistes qui voteront le 16 novembre se comporteront comme les &amp;quot;sympathisants&amp;quot; des sondages. &lt;strong&gt;Sociologiquement, les deux catégories ne se ressemblent pas tout à fait.&lt;/strong&gt; Si l'on se réfère aux deux enquêtes existantes (l'une de 2002 sur les militants PS, l'autre réalisée en juin sur les seuls nouveaux adhérents), le poids des hommes, celui des fonctionnaires, est plus important parmi les adhérents. &lt;strong&gt;Ces derniers sont plus politisés et appartiennent à des catégories sociales plus élevées que les sympathisants&lt;/strong&gt;.On peut supposer également qu'ils suivent bien plus la compétition pré-électorale que les sympathisants socialistes et qu'ils présentent sur le sujet une opinion plus ferme et structurée. Enfin, ils ont généralement - pour les militants plus anciens - une vision bien différente des trois candidats en lice du fait même de l'histoire du parti et de ses structures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Les sondages sur les sympathisants qui donnent un Laurent Fabius à moins de 10 % ne reflètent probablement pas le poids qu'il garde au sein du parti, où il possède des réseaux et où il a fait lors du dernier scrutin interne 21 %&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, note ainsi Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du premier secrétaire François Hollande.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pour les aficionados, je conseille les sites suivants pour suivre les sondages dans les semaines à venir :
&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;le &lt;a href=&quot;http://fr.news.yahoo.com/presidentielle/sondages-yahoo.html?poll_id=20107&amp;amp;wv=1&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;site de Yahoo spécial sondages&lt;/a&gt; avec les dépêches AFP qui sortent à chaque sondage ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;un blog consacré aux sondages : &lt;a href=&quot;http://sondages2007.over-blog.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;sondages2007.over-blog.com,&lt;/a&gt; avec des analyses comme ce &lt;a href=&quot;http://sondages2007.over-blog.com/article-4566513.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;billet&lt;/a&gt; sur récapitulatif sur les sondages et la primaire socialiste ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les sites des institus de sondages bien évidemment&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;l'indispensable&lt;a href=&quot;http://www.election-presidentielle.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; Election-présidentielle : un éclairage original sur 2007&lt;/a&gt;, réalisé par deux blogueurs qui à la ville travaillent dans un grand institut de sondage.
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
Et voilà les liens des enquêtes récapitulées dans ce tableau :
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/1995.asp?rubId=19&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;IPSOS&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/baroprimairespsv6.asp&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;IFOP&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.opinion-way.com/pdf/Le-Figaro-LCI-Debat-PS-7-Novembre.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Opinion Way&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.csa-fr.com/dataset/data2006/opi20061108a.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;CSA&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.news.yahoo.com/presidentielle/sondages-yahoo.html?poll_id=19609&amp;amp;wv=1&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Yahoo&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.calepin.info/post/2006/11/17/#rev-pnote-238-1&quot; id=&quot;pnote-238-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] les 3 débats peuvent tous être revus sur &lt;a href=&quot;http://www.lcpan.fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;La Chaine Parlementaire&lt;/a&gt; dans la section Vidéos&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.calepin.info/post/2006/11/17/#rev-pnote-238-2&quot; id=&quot;pnote-238-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] je suis d'ailleurs curieux de pouvoir analyser les résultats par fédérations, que j'espère rendus publics prochainement &lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Les petites phrases de Fabius</title>
    <link>http://www.calepin.info/post/2006/08/23/129-les-petites-phrases-de-fabius</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:19fa991d35b2e7f3bed728499af29add</guid>
    <pubDate>Wed, 23 Aug 2006 00:18:21 +0000</pubDate>
    <dc:creator>BeM</dc:creator>
        <category>**</category>
        <category>Segolene Royal</category>    
    <description>&lt;p&gt;Je ne suis pas un grand fan de Fabius, c'est le moins qu'on puisse dire.
Je lui en veux particulièrement de son rôle pendant la campagne pour le referendum sur le Traité Constitutionnel Européen, où il a été sans scrupule et a fait des déclarations sciemment mensongères et démagogiques. Il y a perdu &lt;del&gt;son statut de chef d'Etat&lt;/del&gt; sa stature d'homme d'Etat, à mes yeux en tout cas. Bref. L'Histoire jugera.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;N'empêche que niveau &lt;strong&gt;petites piques bien senties&lt;/strong&gt;, il excelle  !!  je vous sers deux phrases relevées dans Le Monde ces derniers jours&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Je trouve que Fabius n'a pas son pareil dans le paysage politique français &lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.calepin.info/post/2006/08/23/#pnote-129-1&quot; id=&quot;rev-pnote-129-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Dans &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-805514,0.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Laurent Fabius se pose en candidat &quot;clairement de gauche&quot;&lt;/a&gt; le 22 août&amp;nbsp;:&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Interrogé sur la &quot;mise en scène des couples politiques&quot;, Laurent Fabius se fait tranchant, au terme d'un été où les deux favoris des sondages, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, sont apparus dans la presse people. &quot;L'authentique bonheur d'une vie partagée n'a pas besoin d'être exhibé matin et soir&quot;, estime-t-il. Et d'ajouter&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;&quot;Je préfère dire&amp;nbsp;: 'voici mon projet' plutôt que 'mon projet, c'est Voici'&quot;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Dans &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-803147,0.html?xtor=RSS-3208&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pour Laurent Fabius, &quot;l'expérience n'est pas un défaut&quot; dans un contexte international menaçant&lt;/a&gt; le 12 août&amp;nbsp;:&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Et c'est justement ces propositions qu'il souhaite pouvoir débattre, réclamant &quot;trois débats publics&quot; avant le premier tour du vote des militants. Un débat public qui, estime-t-il, ne peut que donner une image différente du PS, quand, &quot;&lt;strong&gt;à l'UMP, cela se limite à un débat entre Nicolas et Sarkozy&quot;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;(Celle-là est moins bonne&amp;nbsp;: comme quoi Fabius n'est jamais aussi virulent que contre ses camarades du PS!!)&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.calepin.info/post/2006/08/23/#rev-pnote-129-1&quot; id=&quot;pnote-129-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]  A part peut-être Devedjian, qui sais aussi être une sacrée mauvaise langue quand il joue les porte-flingue de Sarkozy (je vous conseille néanmoins &lt;a href=&quot;http://www.blogdevedjian.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;son blog&lt;/a&gt;, que je ne consulte jamais, et qui pèche par la rareté des billets, mais qui - semble-t-il - est écrit de sa main et mérite notre attention dans les mois à venir) &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Jack Lang : pas encore les 500 signatures, mais déjà les 50 000 voix !</title>
    <link>http://www.calepin.info/post/2006/08/21/125-jack-lang-pas-encore-les-500-signatures-mais-deja-les-50-000-voix</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:30fe20e068d76789ee69af12f8e2b703</guid>
    <pubDate>Mon, 21 Aug 2006 19:05:44 +0000</pubDate>
    <dc:creator>BeM</dc:creator>
        <category>**</category>
        <category>Segolene Royal</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.calepin.info/images/PORTRAITS/Lang.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Ce qui fait l'actualité de ce pauvre Djack ces jours-ci ne lui donne pas vraiment une bonne image&amp;nbsp;: vous avez surement du le lire un peu partout, - &lt;a href=&quot;http://gklein.blog.lemonde.fr/gklein/2006/08/jack_lang_accla.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;entre autres ici sur Le Phare &lt;/a&gt; - il prétend  s'être fait acclamer par 50 000 spectateurs quand il est monté sur la scène des Vieilles Charrues pour saluer Djamel (parce que Jack est un copain des stars...), mais seul petit hic&amp;nbsp;: on n'en trouve pas un, sur les 50 000, pour confirmer le témoignage !!
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Evidemment, tout le monde aura oublié l'affaire dans une semaine, mais quand même, c'est risible !! Alors de deux choses l'une&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;    &lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Soit il était de mauvaise foi, en espérant berner ainsi la presse et les lecteurs du Nouvel Obs (journal où il rapportait cette ovation imaginaire) et dans ce cas-là, cette gaffe préfigure sûrement toutes les entourloupes et chausses-trappes médiatiques qui nous attendent pendant cette élection.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Soit il était de bonne foi et a effectivement crû à tort qu'on l'ovationnait. Dans ce cas-là, imaginons un peu la scène, ridicule&amp;nbsp;: le public acclame Djamel ou n'importe quelle autre vedette, et Jack Lang, encore dans les travées, n'ayant pas vu que Djamel est sur scène, croit que tous ces applaudissements sont pour lui&amp;nbsp;! C'est touchant et ça en dit long sur l'ego du bonhomme. Même si, franchement, il partage ce travers avec beaucoup d'hommes politiques de premier plan... D'autant qu'en l'espèce, tous auraient été prêts à se laisser duper et à s'imaginer être le &quot;candidat porté par les Jeunes&quot;. L'étiquette a tellement réussi à Mitterrand en 1988 ou Chirac en 1995&amp;nbsp;!&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je ne sais pas pourquoi il persiste dans la course à l'investiture.&lt;/strong&gt; Je pensais vraiment qu'à l'approche de La Rochelle et du mois de novembre, il se rangerait pour l'un des autres candidats (Jospin-qui-est-définitivement-pas-parti, Royal, Hollande). Mais non&amp;nbsp;! &lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.calepin.info/post/2006/08/21/#pnote-125-1&quot; id=&quot;rev-pnote-125-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lors d'une des conférences du CEVIPOF - consacrée à la popularité sondagière de Ségolène royal -&lt;a href=&quot;http://www.calepin.info/?2006/03/05/80-le-cevipof&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; dont j'avais fait le compte rendu&lt;/a&gt;, Bruno Le Roux (Secrétaire national du PS chargé des élections), était invité à s'exprimer sur la procédure de désignation du candidat PS, et nous avouait explicitement que 3 candidats avaient déjà perdu et le savai&lt;del&gt;t&lt;/del&gt;ent&amp;nbsp;: DSK, Fabius et Jack Lang. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Apparemment, Jack Lang s'obstine. Mais après tout, quand on est porté par des voix, on peut réussir l'impossible, non&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.calepin.info/post/2006/08/21/#rev-pnote-125-1&quot; id=&quot;pnote-125-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]  décidément, je pige pas grand chose aux socialistes. ça promet si on doit gouverner avec certains d'entre eux !! &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Ségolène me laisse perplexe</title>
    <link>http://www.calepin.info/post/2006/08/21/124-segolene-tu-me-laisse-perplexe</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:5730a13e29c60d68c50493f80c3b4d63</guid>
    <pubDate>Mon, 21 Aug 2006 14:22:12 +0000</pubDate>
    <dc:creator>BeM</dc:creator>
        <category>**</category>
        <category>Segolene Royal</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.calepin.info/dotclear/images/brunowiz/2006-08/05_12_16_hollande_segolene_royal.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.calepin.info/dotclear/images/brunowiz/2006-08/mini_05_12_16_hollande_segolene_royal.jpg&quot; alt=&quot;http://www.leplacide.com&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ségolène, je n'y croyais pas.
Voilà des semaines que j'attends que la bulle se dégonfle. Je me disais&amp;nbsp;: &lt;em&gt;&quot;elle ne passera pas le printemps, elle va se faire écraser par une ruée d'éléphants avant la coupe du monde&quot;&lt;/em&gt;. Et puis non&amp;nbsp;!
Puis encore&amp;nbsp;: &lt;em&gt; &quot;D'ici la Rochelle, elle sera grillée&quot;&lt;/em&gt;. Et toujours pas !!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je persiste à croire que sa victoire dans la course à la désignation du candidat PS n'a rien de garanti, et qu'il ne faut oublier que la désignation du candidat se fait à deux tours, et par les adhérents PS, ce qui donne prise à pas mal de jeux d'appreils. Hollande, qui est mon favori depuis 2004, reste donc à mes yeux très bien placé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il n'en reste pas moins que le phénomène Ségolène ne cesse de m'étonner, en particulier dans la composition socio-politique de son électorat potentiel, à 8 mois de l'élection présidentielle.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Les enquêtes électorales qui mettent en avant les performances de Ségolène Royal me laissent vraiment perplexe. Il est à la fois étonnant et passionnant d'observer qu'elle plaît aux vieux comme aux jeunes, aux urbains comme aux ruraux, qu'elle bénéficie au 2nd tour de reports de voix des électeurs de Bayrou comme de Besancenot&amp;nbsp;! Elle est redoutablement efficace pour tenir sa droite aussi bien que sa gauche&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais un telle agrégation de contraires repose-t-elle vraiment sur sa stratégie et sur son projet, ou tient-elle simplement au voile, au flou qui entourent pour l’instant sa campagne et ses idées, et qui permettent à tout le monde de se reconnaître en Ségolène&amp;nbsp;?
J'ai en effet l'impression que Royal est dépassée par Ségolène&amp;nbsp;: chacun projette dans la Ségolène de 2006 les qualités qu'il voudrait voir dans le prochain Président de la République, faisant fi de ce qu'on pourrait dire sur la &quot;vraie&quot; Mme Royal, entrée à l’Elysée en 1981 comme conseillère puis élue députée en 1988, et qui n'a donc rien de neuf.
Parmi ses qualités, la nouveauté, la fraîcheur et la jeunesse, qui sont plus que jamais en hausse depuis le mandat apathique de Chirac. Or, Ségolène ramasse la mise sur le tableau de la nouveauté&amp;nbsp;: par sa féminité ( jamais femme n’est parvenue à ce stade de  «&amp;nbsp;présidentiabilité ») et par son parcours ministériel (qui, pour être très fourni, n’en est pas moins singulier car il ne comporte aucun minsitère régalien, mais uniquement des portefeuille «&amp;nbsp;proche des gens »&amp;nbsp;: famille, environnement, etc) .&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je pense malgré tout que le voile va se lever&amp;nbsp;: à force de l’entendre et de la voir, sa nouveauté va s’émousser&amp;nbsp;; le &quot;Tout sauf Ségolène&quot; va se mettre en branle en interne au PS&amp;nbsp;; et en dévoilant peu à peu ses éléments programmatiques, les forces centrifuges qui composent ses soutiens dans l’opinion vont se réactiver. Elle ne peut quand même pas amener les centristes à voter de concert avec les gauchistes lassés des éléphants du PS, non ?!?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais si par surprise, par magie, ou que sais-je, elle y parvenait, alors ce serait après tout peut-être bien elle dont la France a besoin&amp;nbsp;: après tout, en bon bayrouiste que je suis, je ne peux qu’être fasciné par une campagne qui rassemble au-delà des clivages&amp;nbsp;! Seul souci qui élimine en ce qui me concerne toute possibilité d'un vote Royal &lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.calepin.info/post/2006/08/21/#pnote-124-1&quot; id=&quot;rev-pnote-124-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;: je doute intimement de la capacité de la dame du Poitou à mener les réformes qui s’impose. J’en reparlerai lors d'un prochain billet.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;A suivre…&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.calepin.info/post/2006/08/21/#rev-pnote-124-1&quot; id=&quot;pnote-124-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] contrairement à &lt;a href=&quot;http://koztoujours.free.fr/index.php/2006/08/20/je-me-rallie-aussi/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ce fameux blogueur &quot;de droite&quot;&lt;/a&gt; qui vient d'annoncer son ralliement à Ségolène. A mon avis c'est une blague.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le CEVIPOF se penche sur la &quot;popularité sondagière&quot; de Sego</title>
    <link>http://www.calepin.info/post/2006/03/05/80-le-cevipof</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:094ae54df41bfa2c837690c3c1961993</guid>
    <pubDate>Sun, 05 Mar 2006 10:10:26 +0000</pubDate>
    <dc:creator>BeM</dc:creator>
        <category>**</category>
        <category>Bayrou</category><category>CEVIPOF</category><category>Segolene Royal</category><category>Sondages</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.calepin.info/images/logos/cevipof.gif&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si un lundi par mois, vous n'avez rien de mieux à faire entre 17h et 19h que de regarder les Chiffres et les Lettres, je vous conseille de vous rendre aux &lt;a href=&quot;http://www.cevipof.msh-paris.fr/rencontres/lundis/lundis2005-2006.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Lundis du CEVIPOF&lt;/a&gt; (centre de recherches en sciences politiques de Sciences Po). Celui de lundi dernier évoquait - derrière un titre faussement élaboré (&lt;em&gt;«&amp;nbsp;De la popularité «sondagière» à la popularité électorale »&lt;/em&gt;) le cas Ségolène Royal. Compte rendu.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;4 intervenants se succèdent, avec, comme c’est souvent le cas&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;1 chercheur&amp;nbsp;: Jean-Luc Parodi (JLP) directeur de recherche émérite FNSP&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;1 journaliste/commentateur&amp;nbsp;: Eric Dupin (ED), journaliste indépendant ancien journaliste à Libération.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;1 politique&amp;nbsp;: Bruno Le Roux (BLR), député socialiste de Seine-Saint-Denis, secrétaire national du PS chargé des élections.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Pascal Perrineau, directeur du CEVIPOF, animait le tout.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour la synthèse, j'ai remodelé leurs interventions en trois thèmes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt; 1. Distinction popularité sondagière/popularité électorale ou Comment Ségolène est passée de l’une à l’autre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;JLP fait une distinction qui sera utilisée par la suite par tous les autres intervenants&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;d'une côté &lt;strong&gt;la popularité sondagière qui correspond à une popularité de notation&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: ce sont les baromètres qui indiquent la côte de confiance des hommes/femmes politiques (avec des  questions du genre&amp;nbsp;: lui faites-vous ou pas confiance&amp;nbsp;? voulez-vous lui voir jouer un rôle à l'avenir dans la politique française&amp;nbsp;? etc)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;de l'autre côté &lt;strong&gt;la popularité électorale qui désigne une popularité évaluée en situation de concurrence&lt;/strong&gt;. Nous sommes toujours dans le domaine des sondages, mais dans une situation plus proche de la réalité des élections. Ces enquêtes demandent aux sondés de comparer plusieurs responsables politiques ou d’en choisir un(e) dans d’hypothétiques duels.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Il faut selon JLP garder à l'esprit que &lt;strong&gt;le premier type de popularité n'est d'aucune aide pour déduire le second&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: avoir 70 % des sondés qui apprécient les pommes, 60 % les poires et 50 % les fraises n'impliquent en rien que, placés devant le choix entre pommes et poires, les suffrages des sondés se porteraient sur les pommes !!  Or les journaux pratiquent souvent un tel glissement, inexact, en présentant les sondages de notation sous forme de classement, comme s’ils avaient été élaborés en plaçant les hommes et femmes politiques en situation de concurrence.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Il prend ensuite 3 cas paradigmatiques (oui il y avait beaucoup de mots compliqués dans ce colloque) qu'il définit comme suit (en allant du plus à gauche au plus à droite sur une abscisse qui irait de la popularité sondagière, à la popularité électorale et enfin au capital électoral avéré)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Bernard Kouchner, c'est la popularité d'empilement consensuel.&lt;/strong&gt; Enorme popularité sondagière mais qui ne se traduit pas dans un contexte de concurrence. &lt;img src=&quot;http://www.calepin.info/images/portraits/kouchner.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;On peut reprendre la distinction intéressante que Bruno Le Roux ajoute au sein de la «&amp;nbsp;popularité sondagière »&amp;nbsp;: d'un côté &lt;strong&gt;la popularité de respect pour les combats passés&lt;/strong&gt; (c'est le cas de Lang pour son action à la Culture, de Bernard Kouchner pour le droit d'ingérence), de l'autre &lt;strong&gt;la  popularité d'espoir qui porte sur des combats à venir&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: c'est le cas de Ségolène Royal. Autrement dit, celle-ci est davantage intégrée à l'arène politique que d’autres champions des baromètres de popularité comme Simon Weil ou Bernard Kouchner.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sarkozy, c'est la popularité d'antagonisme.&lt;/strong&gt; Le Ministre au Kärcher se démarque par l'intensité de ses soutiens. Autrement dit, parmi les  % d'opinions qui lui sont favorables, on remarque la part relative singulièrement importante des &quot;très favorable&quot; ou des &quot;ont très confiance&quot;. Ce n'est pas le cas des autres candidats.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Segolène Royal incarne le passage – en cours - de la popularité sondagière à la popularité électorale&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: le tournant de la non-campagne-qui-en-est-quand-même-une de Ségolène Royal tient en effet à ses  bonnes performances dans les &lt;a href=&quot;http://www.rtl.fr/info/article.asp?dicid=411270&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;sondages publiés fin janvier-début février&lt;/a&gt; (sondage IFOP-Le Journal du dimanche réalisé les 26 et 27 janvier&amp;nbsp;; sondage de BVA pour Le Figaro et LCI réalisé les 27 et 28 janvier), qui la mettent en situation de concurrence&amp;nbsp;: concurrence face à Sarkozy, concurrence face aux autres prétendants&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;En l’espèce, pour Eric Dupin, qui se présente comme un &quot;récent converti
&quot; à la plausibilité d'une candidature Royal, il s'agit même de bonnes performances dans une &lt;em&gt;situation de concurrence aggravée,&lt;/em&gt; puisque Ségolène Royal réussit à surnager largement dans un paysage socialiste volontairement émietté par les sondeurs, qui persistent à maintenir 5 candidats PS en concurrence (alors que comme l'expliquera Bruno Le Roux, 2 sont déjà out).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://archquo.nouvelobs.com/cgi/articles?ad=politique/20060108.OBS1307.html&amp;amp;host=http://permanent.nouvelobs.com&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;D’autres sondages avaient déjà confirmé début janvier sa stature présidentielle aux yeux des Français.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.Les déterminants de la popularité de Ségolène Royal&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour JL Parodi, si Ségolène réussit remarquablement bien, c'est parce que ... les autres responsables PS sont mauvais !! Ils incarnent notamment l'échec de 2002. &lt;img src=&quot;http://www.calepin.info/images/portraits/sego2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus sérieusement, au vu des échanges que j’ai entendu, on peut isoler 3 facteurs qui concourent à rendre Ségolène Royal populaire, et qui correspondent chacun à un moment fondateur de sa popularité&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;* La proximité&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette image de proximité se construit dès son accession au gouvernement en 1993 et s’affirme en 2004 avec la victoire au Conseil Régional de Poitou-Charentes. La proximité est liée&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;=&amp;gt; aux thématiques dont elle se fait la spécialiste&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9gol%C3%A8ne_Royal&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ses fonctions ministérielles l’amène à traiter de thèmes de la Vie Quotidienne&lt;/a&gt;  (environnement, enfance, handicapés, enseignement scolaire). Il semble qu'il vaille mieux aujourd'hui, pour être populaire, assumer ces portefeuilles plutôt que ceux, plus prestigieux, des ministères régaliens.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le thème de la proximité est aujourd’hui rejoint par celui du pragmatisme, qui fait partie du positionnement de Royal, comme l’identifie Eric Dupin&amp;nbsp;: références à Tony Blair dans le Financial Times, liberté avérée par rapport aux positions du PS.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;=&amp;gt; la proximité est aussi liée à l’échelon d’action qui est celui de Ségolène Royal depuis qu'elle est devenue présidente de Région en 2004.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;* La figure de l'opposante&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette victoire aux régionales lui permet en outre d’apparaître comme la &lt;a href=&quot;http://liberation.fr/page.php?Article=189975&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&quot;Zapatera&quot;&lt;/a&gt; socialiste&amp;nbsp;: elle devient presque rétroactivement la première opposante au Premier Ministre Raffarin. &lt;a href=&quot;http://www.lepoint.fr/dossiers_france/document.html?did=145972&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Sa cote s'envole.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est probable, comme l’explique JLP, que son capital de sympathie &quot;de concurrence&quot; -  autrement dit sa popularité électorale - se construise tranquillement depuis les régionales 2004, où sa popularité décolle clairement dans les baromètres. Mais on ne bénéficie pas de données anciennes pour juger de l'évolution de cette popularité électorale&amp;nbsp;: si les sondeurs ont depuis longtemps intégré SR dans les baromètres de popularité, celle-ci n’a intégré que tardivement (fin 2005) les sondages dits &quot;de concurrence&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;* La nouveauté&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle incarne vraiment depuis 2005 l’aspiration à la nouveauté et au renouvellement du PS. Le moment fondateur identifié par Eric Dupin est sa déclaration de candidature en filigrane, dans Paris-Match, au moment du congrès du Mans, suivie des réactions machistes des éléphants PS.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.La résistible marche vers l'investiture du Parti Socialiste&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;* Une médiatisation à la Sarko&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.calepin.info/images/portraits/sarko2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Pour Eric Dupin, les positionnements médiatiques de Sarko et Sego sont comparables. Outre la proximité et le pragmatisme, comme évoqué plus haut, &lt;strong&gt;c’est la «&amp;nbsp;peoplisation » qui les rapproche&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Ségolène Royal intervient dans la presse féminine (Femme Actuelle), people (Gala, Paris-Match), populaire (Le Parisien), mais la seule intervention dans la presse dite &quot;sérieuse&quot; se fait à l'étranger (avec le Financial Times).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors, Ségolène serait-elle une Sarko à l'envers&amp;nbsp;? Non pas une Sarko de gauche, mais une Sarko en négatif, qui viendrait apporter, par une stratégie médiatique similaire, le contrepoint rassurant et consensuel qui manquera sûrement à Sarkozy&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A propos de la médiatisation, Bruno Le Roux nous annonce un véritable scoop&amp;nbsp;: la popularité de Ségolène lui a redonné confiance en elle, et surtout un accès aux médias qui va s'intensifier dans les semaines à venir&amp;nbsp;! Tiens donc!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;* Une vraie popularité parmi les électeurs mais aussi les militants PS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour le Secrétaire National en charge des élections au PS, Ségolène Royal serait sans aucun doute possible choisie par les militants si le vote avait lieu aujourd'hui&amp;nbsp;: &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;-	les militants PS savent qu'une alternance est possible en 2007, mais aussi que la bataille sera difficile&amp;nbsp;; ainsi ils ne se passeront pas &lt;strong&gt;d'une candidate aussi populaire parmi les Français&lt;/strong&gt;. En l'espèce, la réserve que l'on formule d'ordinaire contre la désignation partisane des candidats n'a donc pas lieu d'être (les militants ne baseront pas leur choix sur des logiques d'appareil ou des considérations déconnectées de celles des électeurs)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;-	Même si Sego se veut une candidate socialiste en décalage par rapport aux dogmes de son parti 'en particulier sur les questions de société), &lt;strong&gt;le profil sociologique et politique de ses soutiens dans les sondages en font une vraie candidate de gauche&lt;/strong&gt;. Sa popularité est donc &quot;utile&quot; et transformable en capital électoral sur le terrain. Bruno Le Roux lui-même est très étonné par les opinions de militants radicaux&amp;nbsp;: ils sont, plus qu'on ne pourrait le croire, derrière Ségolène. '(&lt;em&gt;Mais alors, on se demande qui ne la soutient pas ?!?&lt;/em&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un clivage existe apparemment entre militants PS et électeurs PS sur le cas Ségo&amp;nbsp;: si l'on en croit les &lt;a href=&quot;http://estrano.blogs.com/au_bordel_des_consciences/2006/03/halte_aux_prima.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;confidences de Stéphane Trano&lt;/a&gt;, elle suscite une opposition rue de Solférino. &lt;em&gt;(Etonnant, non&amp;nbsp;? )&lt;/em&gt;.
Idem dans cet&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-747560@51-736794,0.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; article du Monde&lt;/a&gt; qui parle du manque de relais Royalistes (Royaux&amp;nbsp;? Royalais&amp;nbsp;? Ségoliens ?) au PS.&lt;/p&gt;



&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Les fabiusiens ont une théorie&amp;nbsp;: Ségolène Royal fera le ménage parmi les prétendants du camp conduit par François Hollande&amp;nbsp;; du coup, leur chef de file sera de mieux en mieux placé et pourrait même récupérer les anti-Royal, nombreux chez les cadres.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;* Rien ne peut l’arrêter ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quid des autres candidats putatifs du PS&amp;nbsp;? Pour BLR, certains de ceux qui s'affichent comme candidats à l'investiture sont déjà &lt;em&gt;out&lt;/em&gt; et le savent&amp;nbsp;: pour lui les militants devront départager Jospin-Hollande-Royal. Point barre.&lt;em&gt; (A mon avis ils n'auront le choix qu'entre les deux premiers, mais je ferai prochainement un billet pour détailler cet avis.)&lt;/em&gt;&lt;img src=&quot;http://www.calepin.info/images/portraits/Lionel-Jospin-1.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Il confirme, en le déplorant, que des primaires à l'italienne ne seront pas organisées.  Ceci aurait sûrement bénéficier à Ségolène. &lt;strong&gt;Mais un phénomène pourrait néanmoins bénéficier à Ségolène Royal&amp;nbsp;: le lancement début mars d'une campagne d'adhésion au PS par Internet &lt;/strong&gt;. Elle permettra aux sympathisants de s'encarter plus facilement, sans avoir à choisir une section, et sans avoir à être acceptés par elle&amp;nbsp;: il semble que ceci ait pu constituer un filtre dans certains départements qui ne voulaient pas déstabiliser une situation acquise.
Il y a fort à parier que ces nouvelles adhésions favoriseront une candidature de renouvellement, de la même manière que Panafieu a bénéficié du vote des nouveaux adhérents de l'UMP.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Pour finir, Bruno Le Roux en remet trois couches  pour nous dire que Ségolène peut être candidate. Elle réussit dans 3 critères majeurs à ses yeux (sa crédibilité à gérer  est avérée et tout procès en incompétence est injustifié&amp;nbsp;; l'envie des militants existe; la capacité à gagner aussi.). Les retours des premiers fédéraux des départements, rencontrés récemment, lui ont confirmé que Ségolène Royal est maintenant acceptée comme une candidate à l'investiture.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mieux&amp;nbsp;: quand on ne l’aime pas, c’est quand même bien pour elle&amp;nbsp;! BLR raconte que Ségolène Royal était plutôt satisfaite du mauvais accueil qu'elle a reçu dans le Nord-Pas-de-Calais&amp;nbsp;: puisque ces fédérations sont des bastions du conservatisme partisan au sein du PS et n'incarnent pas le renouvellement, c'est donc que Ségolène l'incarne, elle. (&lt;em&gt;là je n'y crois pas une seconde&amp;nbsp;; arrête ton char, Bruno&lt;/em&gt;)&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Mais alors qu'est-ce-qui pourrait arrêter la marche de Ségolène&amp;nbsp;? Selon BLR, c'est... elle-même&amp;nbsp;! &lt;strong&gt;Il n'est pas convaincu de la volonté de Ségolène Royal d'aller jusqu'au bout (de la course à l'investiture et de la course à la présidence).&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;(Là d'un coup quand il dit ça je me rappelle les précautions liminaires qu’il avait prises pour nous expliquer qu'il ne serait pas objectif dans son intervention, puisqu'il soutient la candidature de Ségolène. A mon avis, laissant entendre que SR n'est pas décidée, il suit une stratégie de séduction qui vise à faire naître le désir. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A suivre… ''(oui c’est nul comme conclusion mais je suis pressé là)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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