Le calepin de BeM, militant UDF

18 janvier 2007

Migration vers Dotclear 2

La migration vers Dotclear 2 m'a demandé pas mal de temps mais elle commence à prendre forme, et je profite enfin des nouvelles améliorations apportées par la plateforme, même si ce n'est qu'une version béta (=encore en test et en évolution fréquente).

Je mettrai bientôt dans une page "Technique" divers conseils à l'attention des geeks. J'y détaillerai les pages de blogs, de sites ou de forums qui m'ont été d'une aide précieuse dans cette mise à jour, dans l'espoir que ces conseils puissent épargner à quelque blogueur des heures de veille nocturne devant son écran, le teint blafard et la paupière tombante.

La nouveauté qui a dû vous sauter aux yeux, c'est l'arrivée d'un jukebox vidéo, qui contiendra une sélection de vidéos autour de Bayrou, de 2007, de la campagne telle que je la vis [1]. Vous n'avez qu'à sélectionner la vidéo avec le bouton à gauche et hop! c'est parti. Les vidéos peuvent venir de Dailytube ou de Youmotion, mais aussi de mes enregistrements vidéos perso. Disons qu'au lieu de faire des billets exprès pour vous dire : "allez mater cette super vidéo", je la mettrai dans le Jukebox. A condition bien sûr qu'elle soit en rapport avec la campagne (c'est à dire que j'exclue ça et ça, qui, pour marrantes, n'apportent pas beaucoup au débat politique). [2] J'espère que ça vous plaira.

Prend garde, NSTV, car Canal-BeM est arrivé !! :-D

Notes

[1] et peut-être aussi de mon chien

[2] mais toujours plus qu'une interview de Marie-Georges Buffet, je le concède

Launched !

Hier soir au siège de l'UDF (133 bis rue de l'Université) s'est tenue une soirée de lancement de campagne des Jeunes UDF de Paris.

J'avoue avoir été étonné par l'affluence. La salle était pleine (comme vous le verrez dans les photos ci-dessous). Surtout, nous (nous : militants jeunes udf parisiens) étions très contents de voir tous ces nouveaux visages (plus de 120 personnes, dont près des 3/4 étaient nouveaux adhérents).

C'est un plaisir mais aussi un vrai défi pour une fédération. Ne pas décevoir ces nouveaux arrivants, savoir cerner leurs attentes et les conceptions différentes qu'ils se font de l'engagement militant. Il n'est pas facile de trouver l'équilibre entre l'incitation au militantisme, à l'action et au dynamisme, sans pour autant heurter des sensibilités différentes ou faire fi des interrogations légitimes que se posent des nouveaux venus (dont le niveau d'implication va de la simple curiosité à l'adhésion franche et massive).
Le défi est d'autant plus dur, je crois, que les nouveaux adhérents aujourd'hui ne sont pas prêts à donner tout leur temps et ont de grandes exigences en termes de réflexion sur le projet. Ce à quoi, parfois, les militants "rôdés" attachent une importance plus secondaire, déjà sûrs de leurs convictions, déjà entraînés par un engagement de longue date, déjà fixés sur leur vote du jour J.

Mais je crois que la fédération Jeunes UDF de Paris a su proposer militants des actions variées dans lesquelles chaun pourra se retrouver. A son rythme bien sûr, mais avec un encouragement à l'action rapide (le calendrier y pousse), puisque les premières actions concrètes auront lieu très bientôt (je vous tiendrai au courant, cher public!).

Après un mot d'accueil de Marielle de Sarnez, Présidente de la Fédération de Paris et directrice de campagne de François Bayrou, les responsables Jeunes ont présenté à un public très nombreux les différents moyens de s'investir dans les semaines à venir :
  • les débats organisés avec les grands élus qui vont animer la campagne présidentielle, pôle animé par Emmanuel Lempert (qui a appelé chacun à donner une peu de "jus de cervelle" pour la campagne !)
  • la contribution au projet, autour de Antonio Duarte (si les questions d'environnement, d'urbanisme, de transport vous intéressent, pensez à faire un tour sur son blog
  • la stratégie Internet présentée par Vincent Vaudour, et qui prendra entre autres la forme du blog des Jeunes UDF de Paris qui a vocation à devenir un des blogs de référence de la blogosphère centriste, et qui racontera la vie militante d'une des fédérations les plus actives de France
  • les évènements (actions de terrains, happenings, etc) qui seront managées par Jean-Pierre Nordman. Je vous tiendrai au courant.
J'ai pris des (mauvaises) photos. A voir en cliquant sur l'album ci dessous.

Une Burning Crusade participative ?

bloodelves.jpg J'apprends par Koz une nouvelle que j'aurais été fort marri de laisser passer : Segolène Royal aurait franchi un nouveau pas dans la virtualité (virtualitude ?) de sa campagne - après la virtualité de ses propositions, en ouvrant un comité Désirs d'avenir sur le jeu Second Life.

Second Life, en deux mots, c'est un peu comme Les Sims, sauf que le jeu ne se limite pas aux relations humaines dans le cercle familial ou amical du quartier, et va beaucoup plus loin dans sa prétention à reproduire la vie en société. C'est aussi un véritable business, comme l'explique cet article de ZDnet

Second Life prétend donc reproduire la réalité en ligne. Avec tous les détails, dont les plus essentiels : un QG du FN, une association locale Désirs d'avenir et surtout des débats participatifs. Ouf. Je suis rassuré. J'angoissais depuis quelques temps en me disant : "que vont devenir ces amas de pixels s'ils ne peuvent pas dialoguer participativement et utiliser leur expertise citoyenne." Pire : sans Désirs d'avenir, ces petites figurines en 3D peuvent-elles conquérir la bravitude?"'' Bref, autant de questions qui trouvent enfin une réponse favorable ce soir.

Deux jours plus tôt, prenait fin l'interminable attente de millions de jeunes et de moins jeunes en France avec la sortie de l'extension de World of Warcraft - le premier jeu vidéo multijoueur en ligne au monde : The Burning Crusade. Loic Le Meur nous propose une photo où l'on voit cette foule juvénile sur les Champs Elysées attendre la sortie du jeu.

Alors, après Second Life, je guette le lancement d'une campagne sur World of Warcraft. Ségolène Royal, dans sa volonté d'être partout, aurait là un moyen de toucher une population nombreuse, et susceptible probablement de répondre à la mobilisation anti-sarko. J'ose même espérer une Guilde "Désirs d'avenir" prochainement sur Wow. J'attends avec impatience que le chevalier blanc du PS lance une "burning crusade" en ligne contre les autres candidats.

Blague à part, Versac semble plutôt approuver cette initiative, en la rangeant parmi les diverses initiatives qui permettent à Ségolène Royal de "s'appuyer sur des réseaux", "dans une logique de maillage du web, de réseaux, de sites multiples". Mais Koz la désapprouve ("la fascination pour le high-tech, pour l’Internet, ne peut pas, ne doit pas, faire oublier la real life.")

Je le suis complètement sur ce coup-là. Au risque de faire ringard, quelle est l'utilité d'une campagne virtuelle sur Second Life ? Combien de personnes touche-t-on ? Plus fondamentalement, n'a-t-on pas atteint avec la politique version Second Life le fond du fond de la gadgetisation des campagnes électorales? Certes, c'est peut-être une attitude méprisante qui ressemble à celle que beaucoup adoptaient vis-à-vis des blogs politiques quand ils firent leur apparition. Mais les blogs, pour virtuels, n'en visent pas moins à raconter la réalité, et à convaincre. Mais quelle argumentation dans Second Life ? Quel lien avec la démocratie réelle? Je reste extrêmement dubitatif.

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17 janvier 2007

Flashbackitude

Via Le Figaro, deux vidéos de Ségolène Royal:

  1. Un reportage de France 3 suite à la démission de mme Royal de la présidence du Conseil National du PS en 1995, à la veille de la lutte Emmanuelli-Jospin pour l'investiture. Déjà elle savait pratiquer le coup d'éclat, et ruer sur les éléphants du PS.
  1. Un extrait de la soirée télévisée de la débâcle socialiste de 1993: altercation entre Sarkozy et Royal sur les risques d'un "Etat RPR". Je trouve l'intervention de Sarkozy plutôt pas mal, si ce n'est que son action comme Ministre de l'Intérieur 10 ans plus tard montre qu'il sait très bien placer tous ses pions aux postes clés. C'est marrant de l'entendre à l'époque avec une petite voix pas encore éraillée, feindre la naïveté et l'étonnement, comme il le fait souvent dans ses argumentations aujourd'hui encore.

La réponse de Royal est nullissime : sa colère sonne faux et forcée. Cette réaction ne parvient pas à cacher le manque d'arguments de celle qui était alors Ministre de l'Environnement.

Le Sarko Show, j'y étais.

Dimanche dernier, j'étais présent au sacre néo-mussolinien Congrès d'investiture de l'UMP. J'en ai fait un billet intitulé "Pas de miracle à la grand messe" sur le blog Partis de campagne. Je rajoute quelques photos ci-dessous. C'est un peu le bonus pour ceux qui viennent lire le billet sur le calepin... Un jour si vous êtes gentils, je vous mettrai un bêtisier et deux trois teasers de mes futurs billets. :-)

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13 janvier 2007

Bonne résolution

Après un mois d'inactivité inactivitude, je reviens à mon blog avec de bonnes résolutions pour cette année 2007. J'ai commencé par une migration de la plate-forme Dotclear 1 vers Dotclear 2 béta 5. La nouvelle mouture offre un plus grand confort pour la gestion des billets, et je préfère être à la page pour profiter des futurs développements de Dotclear. Ce transfert explique le nouvel habillage du blog. Mais c'est sûrement temporaire, je trouverai bientôt un habillage plus "orange" ;-). Il me reste aussi à vérifier que tous les billets et images s'affichent correctement, et à remettre des tags à tous mes billets.

En parrallèle à ce blog, je participerai dans les mois à venir à un blog collectif, tenu par 7 militants venus de 7 partis différents : Partis de campagnes L'expérience est audacieuse, l'équilibre sera dur à trouver, mais ce carnet à plusieurs mains peut déboucher sur quelque chose de vraiment bien. J'en suis convaincu.

9 décembre 2006

Global Rich List

No_33_jpg.jpg Vous est-il arrivé dans les moments de découragements de vous dire "Réjouis-toi : ne serait-ce qu'en étant né en France, en étant en bonne santé, et en ayant des chances raisonnables de trouver un emploi pas trop mal payé, tu appartiens probablement à l'infime catégorie la plus chanceuse de la planète" ? Moi oui. Mais je n'avais aucun moyen de quantifier cette infime portion.
Mais avec un rapport et un site que j'ai découverts récemment, c'est (en partie) chose possible.

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27 novembre 2006

SÉGOLÈNE ROYAL, ou les appétits de Madame Flocon

Voici un portrait de Ségolène Royal par Philippe Meyer - auteur d'essais de pièces de théâtre, journaliste, et actuel animateur de l'Esprit public sur France Culture. Il date de 1995 mais a gardé toute sa saveur.
Tous les traits de la Ségolène Royal de 2006 sont déjà là : l'utilisation des médias, de sa féminité, du parti socialiste, l'opportunisme de ses postures, la détermination et la volonté de s'extirper de sa condition, de "provoquer le sort".
Via le forum des étudiants de sciences po

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17 novembre 2006

La primaire socialiste et les derniers sondages publiés - Comparaison

J'ai récapitulé dans le tableau ci dessous les derniers sondages qu'ont publiés 4 instituts avant la primaire d'hier. J'ai rajouté les résultats du vote en ligne organisé par Yahoo (12000 votants). J'ai également indiqué pour chaque enquête les tendances par rapport à l'enquête précédente réalisée par chaque institut, en général fin octobre après le 2 eme débat socialiste [1]

Que constate-t-on ?
  1. Ségolène Royal tient ses promesses : 60 %
  2. c'est DSK qui a apparemment pâti le plus du décalage entre sondages des intentions (sympathisants) et résultats des votes (adhérents) : 10 points en moins !! Les derniers sondages avaient vu la côté de DSK grimper en flèche, en raison de sa bonne performance lors des débats télévisés et des meetings, et grâce à la bonne dynamique de campagne enclenchée. Il avait conquis ses derniers soutiens sur le stock de sympathisants indécis, qui avait fondu depuis 15 jours.
  3. les sondages auprès des sympathisants sous-estimaient effectivement la côte de Fabius en interne : figure historique du parti socialiste, il a su tisser de nombreux réseaux et dispose de soutiens dans certaines régions [2]. Toutefois, recueillir 20% pour un ancien Premier Pinistre qui était le seul à incarner une ligne très à gauche, c'est peu. C'est pour moi la confirmation que le parti socialiste ne veut plus de Fabius, mais pas nécessairement un rejet de la ligne "authentiquement à gauche". Hier sur le plateau de A vous de juger, personne n'était venu représenter le camp fabiusien...

Cet article du Monde évoquait les risques de décalage entre les intentions de vote de la population des sympathisants et celles des adhérents du parti socialiste.

Rien ne dit en effet que les militants socialistes qui voteront le 16 novembre se comporteront comme les "sympathisants" des sondages. Sociologiquement, les deux catégories ne se ressemblent pas tout à fait. Si l'on se réfère aux deux enquêtes existantes (l'une de 2002 sur les militants PS, l'autre réalisée en juin sur les seuls nouveaux adhérents), le poids des hommes, celui des fonctionnaires, est plus important parmi les adhérents. Ces derniers sont plus politisés et appartiennent à des catégories sociales plus élevées que les sympathisants.On peut supposer également qu'ils suivent bien plus la compétition pré-électorale que les sympathisants socialistes et qu'ils présentent sur le sujet une opinion plus ferme et structurée. Enfin, ils ont généralement - pour les militants plus anciens - une vision bien différente des trois candidats en lice du fait même de l'histoire du parti et de ses structures.

"Les sondages sur les sympathisants qui donnent un Laurent Fabius à moins de 10 % ne reflètent probablement pas le poids qu'il garde au sein du parti, où il possède des réseaux et où il a fait lors du dernier scrutin interne 21 %", note ainsi Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du premier secrétaire François Hollande.

Pour les aficionados, je conseille les sites suivants pour suivre les sondages dans les semaines à venir :

Et voilà les liens des enquêtes récapitulées dans ce tableau :

Notes

[1] les 3 débats peuvent tous être revus sur La Chaine Parlementaire dans la section Vidéos

[2] je suis d'ailleurs curieux de pouvoir analyser les résultats par fédérations, que j'espère rendus publics prochainement

16 novembre 2006

Bayrou et Le Pen - A vous de juger ce soir

J'apprends par Arlette Chabot, interviewée par Pascale Clark sur En aparté, que l'émission A vous de juger de ce soir jeudi 16 novembre accueillera Jean-Marie Le Pen et François Bayrou pour un débat sur l'émergence d'un troisième homme dans la campagne. L'émission portera aussi sur les résultats de la primaire socialiste, dont les estimations sont attendues pour 22 heures, les résultats définitifs tard dans la nuit et les contestations sur les conditions de déroulement du scrutin dès vendredi matin. Laurent Fabius a d'ailleurs pris un peu d'avance en mettant déjà en doute la sincérité du scrutin.

J'ai hâte de voir comment se débrouille François Bayrou face à Jean-Marie Le Pen. Rares sont ceux qui ont osé affronter et qui sont sortis vainqueur d'un débat contre le leader d'extrême-droite. Jacques Chirac s'était dérobé dans l'entre-deux tours en 2002, Nicolas Sarkozy s'en était très bien sorti quelques mois plus tôt - un edito du journal des Jeunes UDF de Sciences Po de l'époque revenait d'ailleurs sur cette belle performance... :-) - et l'on retient souvent la performance de Bernard Tapie en 1989 puis en 1992 comment un exemple de combativité et de persévérance face au leader du Front National.

Il est vrai que Le Pen en débat est un véritable rouleau compresseur (mais l'âge aidant, je le trouve de moins en moins pugnace...). Sa rhétorique est bien rôdée, sa faconde populaire et intarrissable laisse peu de place à une élocution posée, ses arguments poujadistes et provocateurs ne facilitent pas l'argumentation rationnelle. Il emporte vite ses contradicteurs dans uen surenchère, et il est triste de voir que les seuls qui ont, jusqu'à présent, su tenir la dragée haute à Le Pen l'ont fait en adaptant (adoptant ?) un discours populiste. On trouvera ces vidéos sur un site consacré aux élections présidentielles ou sur celui de l'INA.

Mais je crois que François Bayrou va surprendre parce qu'il dit des choses fortes et simples, comme souvent ceux qui sont sûrs de leurs valeurs et de leurs principes savent parler haut et clair. François Bayrou ne parle pas comme les autres hommes politiques : c'est quelque chose qui me frappe régulièrement et j'en ferai un billet prochainement. A cet égard, il est un peu comme Sarkozy.

Ce soir, FB peut opposer à Le Pen un visage, un style et un discours très différents, dans une contestation comparable des maux de la démocratie, dans la dénonciation de l'enfermement des élites, dans la défense d'un Tiers-Etat.

Il faudra que je vous parle un jour de Lorrain de Saint-Affrique, auteur en 1998 d'un bouquin sur lequel je m'étais rué et que je devrais relire aujourd'hui : cet ancien conseiller de l'ombre de Jean-Marie Le Pen raconte comment il a cru que le leader frontiste pouvait faire "sortir par le haut" les craintes et les frustrations des Français, avant de s'apercevoir que Le Pen, précisément, en tiraient profit et n'avaient pour seule ambition que de flatter les bas instincts de chacun. Lorrain de Saint-Affrique, justement, confiait récemment au Figaro : "Le Pen veut la colère pour la colère, Bayrou veut la récupérer pour en faire quelque chose"'...

Je suis sûr que ce débat sera un moment important de la pré-campagne de François Bayrou. J'aimerais qu'à la fin de l'émission les téléspectateurs se disent : voilà le seul vrai rempart contre Le Pen; il tient un discours qui peut réconcilier les citoyens désespérés de la politique; il peut tirer quelque chose de bon de ce désespoir.

Donc voilà, plus qu'un débat, peut-être un de ces moments télévisuels qui fondent une campagne et une image!

14 novembre 2006

La vitalité de la blogosphère centriste - Cartographie de RTGI

J'apprends par Netpolitique que le laboratoire la société ''Réseau territoire et géographie de l’information'', issue de l'Université de Compiègne, a mis à jour hier ses outils de suivi de la blogosphère. Parmi eux, la Blogopole, ou cartographie des blogs, avait fait forte impression en janvier dernier, et Versac en avait alors donné une fine analyse.

Après avoir examiné 1300 sites, elle recense plus de 200 blogs "citoyens", et établit une carte de ce réseau en distinguant les blogs selon leur appartenance politique et leur influence. La page Méthodologie nous indique :

la couleur des noeuds représente l'appartenance politique du blog et la taille des noeuds est en rapport avec le nombre de liens hypertexte entrant sur le blog. Ainsi plus un blog possèdera de liens pointant vers lui et venant d'autres blogs présents sur la carte, plus grande sera la taille de son noeud. Cet indicateur permet de mesurer de façon grossière le niveau d'autorité d'un blog.

Deux enseignements à en tirer :

* la très bonne tenue de l'UDF dans la blogosphère politique

Comme le rappellent les auteurs de cette cartographie au micro de Catherine Nivez sur Europe 1, l'UDF est très présente sur la blogosphère, faisant jeu égal avec le PS et l'UMP. (pour écouter cliquez sur le lecteur à la fin du billet)

Contrairement à l'UMP, qui a déboursé des centaines de milliers d'euros en stratégie internet et qui a noué des partenariats coûteux avec Typepad, l'UDF n'a conclu aucun partenariat de la sorte et ne mène aucune stratégie de développement des blogs, pour l'instant (je crois que les Jeunes UDF réservent encore quelques initiatives de ce coté-là...). La vitalité de la blogosphère centriste apporte une nouvelle preuve que la dynamique du "cinquième pouvoir" obéit à des resssorts nouveaux.

* l'apparition du site des Jeunes UDF

Sur cette nouvelle cartographie, à la présentation améliorée, la zone consacrée aux blogs UDF se distingue par une nouveauté : le site des Jeunes UDF arrive au centre de la blogosphère UDF.

Sur l'ancienne carte de janvier 2006 - on peut en voir une capture écran sur le site de Versac - les deux noeuds de la blogosphère centriste (en blanc) étaient le "blog de l'UDF" (en fait un agrégateur de l'agenda médias des élus UDF, des interventions, des communiqués de presse) et le blog de Jerômé Charré.

Aujourd'hui, le site des Jeunes UDF est le plus visible dans la zone centriste de la Blogopole, avec toujours celui de Jerôme Charré [1] rejoint progressivement par Farid Taha, Eric Mielke [2], Démocratie Sans Frontière, Quitterie Delmas, et Cratyle, dont les écluses sont étrangement fermées depuis quelques semaines... J'espère faire bientôt mon apparition :-)

* les connecteurs centristes

A y regarder de plus près, le site des Jeunes UDF est central en raison uniquement des liens entrants qui pointent vers lui, alors que je pensais de prime abord que cette position était une traduction de la mise en place au printemps dernier d'un répertoire de blogs militants sur ce site. C'est la même chose pour les autres sensibilités partisanes : les noeuds principaux sont soit les sites de candidats (Desirs d'avenir) soit le site du parti politique (PS, UMP), mais toujours grâce aux liens entrants provenant de la quasi-totalité des blogs de la même sensibilité.

Si l'on observe non pas les liens entrants mais les liens sortants ou réciproques, ce sont deux blogs et non pas le site institutionnel Jeunes UDF qui sont le mieux placés et jouent le rôle de pivots de la blogosphère centriste : Jerome Charré et Fred LN de Demsf. Ils se situent vers le centre de la carte : ceci indiqu qu'ils sont connectés à d'autres sphères partisanes, qu'ils ne pratiquent pas une "endogamie hypertextuelle (pratique consistant à ne tisser des liens qu'entre sites d'une même catégorie ou communauté)" C'est essentiel pour que la blogosphère centriste ne fonctionne pas en vase clos.

Ainsi voilà ce que donne le site de Jerome Charré sur la Blogopole.

Sans_titre2.png

Les plus exogames des sites sont les sites apartisans de commentateurs (Versac, Netpolitique), mais aussi des blogs partisans qui font référence dans l'ensemble de la blogosphère. Il en est ainsi de MonPuteaux.com, de Christophe Grébert (PS ascendant DSK), dont la place dans la blogosphère tient à sa position de pionnier du blogging citoyen local et de ses déboires avec la mairie de Puteaux. Regardez un peu ses connections ! Ca fait envie...

Sans_titre.png


Notes

[1] probablement pénalisé par le fait que la Blogopole mesure distinctement l'influence de chacune des deux adresses auxquelles son blog est accessible : jcharre.typepad.com et jerome-charre.fr

[2] boosté par le très bon réseau de blogs des fédérations du Nord

10 novembre 2006

Chevènement, non-évènement

Jean-Pierre Chevènement s'est déclaré candidat à la Présidence de la République lundi soir sur le plateau du 20 heures de TF1.

Je livre en deux mots mes impressions devant cette candidature douteuse, et reproduit une tribune qu'avait publiée Alain Minc dans Le Point du 26 octobre 2001, contre celui qui apparaissait alors comme le Troisième Homme. Elle m'avait marqué à la fois par son efficacité et sa férocité.

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8 novembre 2006

Si ça c'est pas de la Bayroumania

Dans mon dernier billet, je reproduisais une rubrique de Dimanche Plus évoquant une Bayroumania, épiphénomène faisant également l'objet d'un article du Monde : "La Bayroumania, produit du terroir".

Cet article est d'ailleurs sévèrement critiqué par Daniel Schneidermann sur son Big Bang Blog : il y transparaît à ses yeux un mépris pour Bayrou et pour la province. Le présentateur d'Arrêts sur images termine l'article par cette sentence irrévocable :

L’article est à faire lire à quiconque souhaite comprendre le déclin de la presse dite "nationale".

Mazette!

Enfin, j'apprends par la chronique radio de David Abiker sur France Inter, celle du 8 novembre, qu'un gobelet où François Bayrou a bu était en vente sur Ebay !! Blague de potache, vraissemblablement... De toute façon, il s'est échangé contre 5,50 euros...

Un gobelet dans lequel François Bayrou a bu en vente sur eBay.fr (Achat de l'objet 150045912420 - fin le 22-Oct-06 19:52:41 Paris)

En tout cas, j'essaierai de récupérer ce que je peux au prochain Conseil National de dimanche !!

6 novembre 2006

Reportage sur Bayrou chez "Dimanche +" (Campanet)

Dimanche Plus, la nouvelle émission politique de Canal Plus présentée par la délicieuse Laurence Ferrari, évoquait hier une "Bayroumania" dans une rubrique consacrée à la campagne sur le net. Les premiers symptômes de cette popularité se feraient en effet sentir sur Internet. Espérons qu'elle dépassera la déjà large communauté des internautes/blogueurs politiques...

Le passage se termine sur une note critique : le candidat UDF aurait pris la grosse tête. Je trouve au contraire que François Bayrou s'est jusqu'à présent bien gardé de montrer des signes en ce sens. Le journaliste appuie son opinion sur deux bouts de phrases prononcées par FB au cours de la très longue interview réalisée par le site Politic Show la semaine dernière. Je trouve ça un peu juste comme preuve...

Cette vidéo est disponible sur le site de vidéos de Canal Plus, qui est très bien foutu et permet aussi de consulter les Zapping, Guignols de l'Info, Grand Journal, En Aparté, Boite à Questions, etc. Je vous la livre ci-dessous.


Dimanche Plus
Vidéo envoyée par bem


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3 novembre 2006

Score à deux chiffres

Oui j'y reviens. J'ai beau dire qu'il ne faut pas tenir compte des sondages, j'y reviens toujours. C'est la fascination-répulsion...En particulier quand l'un d'entre eux donne 12% à François Bayrou.
Vous remarquerez néanmoins l'effort graphique qui a été le mien pour traduire ces tourments, cette contradiction, cette perplexité, avec un 12% en forme de point d'interrogation. Je n'en suis pas peu fier. ;-)

Dans un récent billet, je tentais une analyse des sondages donnant François Bayrou à 12%. Il a d'ailleurs eu un certain échos, en étant cité par Jerome Charré, par Programme-présidentiel.fr et par FredLN de Démocratie sans frontière, et grâce à ces reprises j'ai la courbe de stats en pleine forme. :-)

Je terminais ce billet en y expliquant pourquoi je préférais rester prudent devant ces enquêtes d'opinion, entres autres :

les intentions de vote actuelles me semblent en outre peu crédibles car elles esquissent une situation en profonde rupture avec la tendance de long terme des 5 dernières élections présidentielles. Je n'en dis pas plus, mais gardons à l'esprit que jamais un candidat à l'élection présidentielle n'a réussi à se maintenir dans des eaux moyennes (entre 8% et 15%) : la dynamique de la campagne présidentielle les emportent tous soit vers un étiage plus réduit de "petit" candidat (étiage par ailleurs en hausse tendancielle), soit vers à des niveaux laissant espérer le ticket d'entrée au second tour..

Donc voilà j'y reviens. Avec un bon gros billet avec tout plein de graphiques dedans.

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Essai

Voilà la nouvelle assemblée



31 octobre 2006

Les sifflets du zenith

J'apprends via Le Figaro que circule sur Internet un enregistrement sonore réalisé lors du 2eme congrès Live des 3 postulants à la candidature socialiste à la présidentielle.
Heureusement que les bloggueurs sont là, car les journalistes avaient, eux, été maintenus à l'extérieur comme au bon vieux temps du rock'n roll de l'URSS.

Je trouve cet enregistrement impressionnantpar la violence des réactions de la foule. Comment réussir à mobiliser les troupes et les élus socialistes après tant de déchirements ? Le soir du 22 avril 2007, le PS revisionnera-t-il cette vidéo en se disant : "Evidemment, la catastrophe du premier tour était prévisible."?


Les sifflets du zenith
Vidéo envoyée par lezenith2006
Les sifflets lors du 2e débat devant les militants. Laurent Fabius, sifflé par les partisans de Ségolène en ouverture du meeting. Ségolène Royal, sifflée en retour par le zénith lors de ses interventions.

J'apprends aussi par Abadinte que 3 discours son disponibles en intégralité sur Dailymotion. Ce militant de DSK - par ailleurs habitué de la République des blogs - donne tous les liens dans ce billet.

NB: Daniel Schneidermann (Arrêt sur Images, faut-il le rappeler) publie sur son blog un billet intéressant à propos de ces sifflets. Il se termine ainsi:

Au vu du résultat, le PS a-t-il eu raison d’interdire le Zenith aux micros et aux caméras ?

Au départ, j’y étais plutôt favorable. Les medias, disait récemment Rocard, pourrissent tout ce qu’ils touchent. On savait bien quel effet produiraient l’image, ou le seul son de Ségolène sifflée. On sait bien comme on crée un effet avec une image manipulée. Même avec la seule évocation, sans image, de ces sifflets, il est facile de créer un redoutable éffet médiatique.

Mais de forts arguments militent en sens inverse. Et le principal, c’est que cet enregistrement nous donne une information importante. Pas forcément celle que l’on croit, d’ailleurs. L’information essentielle de cet enregistrement, ce ne sont pas les sifflets (d’ailleurs grossis, dans le document, par l’emplacement du micro, au milieu des siffleurs). C’est l’incapacité dans laquelle se trouve Royal d’affronter l’hostilité d’une salle. Cette incapacité me trouble. J’imagine qu’elle doit interpeller les ségolistes. Les citoyens avaient le droit de s’en faire une représentation directe.

29 octobre 2006

Colloque "Diversité et représentation nationale" à Sciences po


Hier j'ai assisté à un colloque organisé par le Haut Conseil à l'intégration, Sciences Po et L'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances. Il s'organisait autour de deux tables rondes : "Les partis politiques intègrent-ils ?" et "Diversité : la représentation nationale en panne". La deuxième table ronde était la plus politique et devait recevoir François Hollande, François Bayrou, Nicolas Sarkozy. Aucun n'est venu.
Ben moi en tout cas j'y étais! Compte rendu et impressions.

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25 octobre 2006

C'est quoi un plaçou ? De la Corrèze à Paris.

Dans un passage du reportage Le Jeune Loup diffusé lundi 23 octobre par France 2, Jacques Chirac parle avec un paysan corrézien et lui dit "Tu t'en fais pas toi, hein? (...) T'es un bon plaçou". Alors c'est quoi donc un plaçou ? Je voudrais m'arrêter sur ce mot.

Je ne trouve rien sur les très complets dictionnaires en ligne de Lexilogos. Google ne me donne q'uun résultat probant : l'extrait d'une interview de John-Paul Lepers à propos de son bouquin sur Bernadette Chirac. Il nous dit donc

Le plaçou est une spécialité corrézienne comme la tête de veau mais on en parle moins facilement. C'est un peu comme du piston : vous demandez une faveur à votre élu qui s'empresse de vous donner satisfaction en échange d'une promesse de vote. Ce n'est pas illégal mais ce n'est pas glorieux. Cette pratique n'est pas propre à la Corrèze, elle est héritée du système féodal qui perdure partout en France. Dans ce livre, nous dénonçons cette pratique pour que les citoyens comprennent que si elle perdure c'est autant de leur faute que de celle des politiques. Un jour, la France sera une véritable démocratie.

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24 octobre 2006

Les Jeunes Loups

Quand j'étais au lycée, j'enregistrais Les Brûlures de l'Histoire, une série de soixante documentaires passionnants, crées et animés par l'historien et cinéaste Patrick Rotman, et rediffusés tard le soir par France 3 à la fin des années 1990. Hier, j'ai retrouvé cette voix familière avec Le Jeune Loup, premier volet du documentaire consacré au Président Chirac. Il brosse sa jeunesse et son ascension au pouvoir, jusqu'à la présidentielle de 1981.

Dans l'immédiat, je voulais juste par ce billet faire état des similitudes entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, qui m'avaient frappé et amusé pendant ce visionnage. Oh ! certes je ne vous apprends rien et c'est un lieu commun de comparer ces deux "bêtes politiques", pour reprendre le terme consacré. Mais le documentaire Le Jeune Loup renforce encore cette impression.Ces similitudes n'ont rien d'exhaustif, et un examen approfondi des biographies des deux hommes permettraient sûrement d'en trouver d'autres en même temps que de les nuancer. Mais voilà ce qui m'a frappé en regardant ce documentaire :

  1. un même appétit de pouvoir, très tôt dès la sortie de l'adolescence ;
  2. un même enthousiasme, une même résistance physique, qui leur ont permis d'affirmer des qualités de leadership, mais ont pu aussi les faire passer pour des agités, des excités, des instables ;
  3. la même utilisation du MInistère de l'Intérieur : Chirac devient ministre de l'Intérieur en février 1974. Il ne le restera que quelques semaines mais comme le dit une des personnes interviewées (je crois que c'est Pasqua ou Toubon), il fit de ce ministère une place forte en prévision de l'élection présidentielle de 1974. Ca ne vous rappelle rien ?
  4. une image de traître, acquise par Chirac au moment de l'appel des 43 le 13 avril 1974 (la signature de 39 députés et 4 ministres appelant à soutenir Giscard plutôt que Chaban-Delmas), et acquise par Nicolas Sarkozy en 1995, quand il fit le choix de soutenir Balladur plutôt que son mentor Chirac
  5. une victoire à la hussarde d'un bastion local : Chirac remporte la mairie de Paris, lors de la première élection municipale en 1977, contre le candidat "officiel" Michel d'Ornano; Nicolas Sarkozy devient maire de Neuilly-sur-Seine en 1983, s'imposant à 28 ans contre un baron du RPR : Charles Pasqua ;
  6. l'art de la manoeuvre en vue de la conquête d'un appareil partisan : Nicolas Sarkozy chipe l'UMP à son créateur en 2004 ; Jacques Chirac prend la direction de l'UDR en décembre 1974. Comme le dit le commentaire : "Vendredi, Chirac n'était pas membre de l'UDR, le samedi il en est le Secrétaire Général. Brutalité, rapidité, absence d'états d'âmes, Jacques Chirac a fait preuve de toutes les qualités du grand prédateur"

Vous voyez d'autres points communs ?

J'ai hésité à rajouter "les idées politiques" comme similitude, car après tout ils font tous deux partie de la famille gaulliste, Nicolas Sarkozy s'étant engagé très jeune au RPR crée par Chirac. Mais la versatilité de Chirac en matière d'idées politiques rend ce critère trop instable pour en faire un point de comparaison...

J'aurais également pu mentionner qu'ils ont tous les deux fait Sciences Po, mais cela ne me semble pas être un critère décisif pour leur ascension.
D'autant que le documentaire précise que "se retrouvent à Sciences Po les jeunes gens de bonne famille" et qu'on trouve là une différence : Chirac, petit-fils d'instituteurs corréziens monté à Paris pour son lycée, n'aura de cesse de se hisser dans ce monde dont il n'est pas (entre autres grâce à son mariage avec Bernadette Chodron de Courcelles), tandis que Nicolas Sarkozy, fils d'un aristocrate hongrois immigré, naît dans une famille bourgeoise parisienne.
Plus généralement, cette différence dans leur origine est à mon sens importante, et fut à l'avantage de Chirac, qui a pu jouer longtemps de son côté "élu de la terre" et de sa popularité dans le milieu agricole. Mais j'apprends par le documentaire que son élection comme député de Corrèze en 1966 a fait l'objet d'un parachutage savamment cornaqué par Pierre Juillet : nomination de Chirac à la CODER du Limousin en 1964 [1] puis élection comme sonseiller municipal de Sainte-Féréole en 1965, sans qu'il se soit présenté !! [2]

J'ai hâte de regarder le deuxième volet qui passe ce soir sur France 2, et surtout le débat qui suivra, animé par Yves Calvi, sur le thème du bilan des années Chirac .Je trouve qu'il est vraiment trop tôt pour faire ce bilan. J'apprends par Le Figaro qu'un site internet a même été lancé par 3 députés chiraquiens pour défendre le bilan du Président. Ridicule...

Notes

[1] Coder = entités administratives qui préfiguraient les Etablissements publics Régionaux puis les Conseils Régionaux

[2] comme cela est possible avec le panachage dans les communes de moins de 3500 habitants.

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