Et puis il n'a que 39 ans. Donc en tant que djeune, je suis content de voir qu'on peut, en France, atteindre ce niveau de responsabilités sans attendre d'avoir les tempes grisonnantes.


Il aura également la responsabilité d'assurer l'interview du matin sur LCI, comme l'annonçait le 13 juillet dernier Pierre-Luc Séguillon sur son blog, et que Le Monde confirme dans l'article précité.
Avec tant de charges, la question est : Christophe Barbier tiendra-t-il le coup, comme Koz s'en inquiétait déjà sur son blog :-) Et aura-t-il le temps de tenir ses promesses concernant la fréquence de publication de billets sur son blog ? Je sais d'expérience, pour avoir laissé plusieurs fois mon blog à l'abandon, que de telles promesses sont de difficiles à tenir !!

Où l'on apprend que les rangs de l'UDF sont remplis de poëtes

Si vous voulez tout savoir, la première fois que j'ai lu Christophe Barbier, ce n'était pas dans L'Express, mais dans La guerre de l'Elysée n'aura pas lieu, une pièce satirique très drôle et bien écrite. En alexandrins, s'il vous plaît ! L'image que Barbier donne de Villepin, grandiloquent et romantique, est particulièrement savoureuse !

Ca me rappelle que lors du Congrès de l'UDF des 28 et 29 janvier dernier, j'avais aussi eu le plaisir de lire une production en alexandrins dans le recueil des contributions thématiques rédigées par des élus et des militants. Elle était censée reproduire les échanges d'un mémorable Bureau Politique de l'UDF : celui qui, quelques semaines auparavant, avait vu Gilles de Robien venir plaider sa cause, et qui avait fait des étincelles (le BP, pas Gilles).

L'auteur de cette heureuse surprise, que l'on trouve en page 118 du recueil intégral des contributions et qui m'a permis de me distraire des interminables interventions à la tribune, est Pierre-Emmanuel PORTHERET, Secrétaire général du Groupe UDF à l'Assemblée, et adjoint au maire du 16e arrondissement de Paris.

Je vous en reproduit ici les premiers vers. Sans l'autorisation de l'auteur, mais qui ne m'en voudrait surement pas...

LES LOQUACES ET LES RAPACES - Tragi-comédie en trois actes

Acte I, scène 1

La salle Jean Lecanuet
Un bureau politique

François

Le moment est enfin venu mes chers amis
D’affirmer une liberté trop enfouie.
Nous refuserions-nous cette indépendance
Quand il en va du sort des Français, de la France ?
Vous le voyez tous : un monde ancien s’écroule
Personne n’y croit plus, et pas même les foules.
Nous pouvons, nous devons offrir un autre choix
Il ne s’agit que de volonté et de foi.

Gilles

Tu te trompes ! Seule la majorité compte !
En la quittant montre-nous ce que tu escomptes ?
Que gagner à rallier l’opposition ?
Nos électeurs hurleront à la trahison !

Un député

Mes locaux furent assaillis en Dordogne
J’ai ressenti ce jour-là monter une grogne.

Nicolas

Deux ne sauraient jamais former une foule
Tu prédis l’ouragan, ce ne fut qu’une houle.
….

Les hémistiches ne sont pas toujours très heureux et les rimes un peu capillotractées, mais c'est pas mal, non ? Il y en a 3 pages comme ça !

Vous aurez bien sûr reconnu François Bayrou, Gilles de Robien, et Nicolas Perruchot (jeune député-maire de Blois, qui a détroné en 2002 la Bernadette Soubirou du PS). En ce qui concerne le "député" anonyme, je crois reconnaître Jean Dionis du Séjour, député du Gard dissimulé ici en élu Périgordin : il représente un peu la ligne des fidèles de Bayrou, que le positionnement résolument centriste met mal à l'aise vis-à-vis de leurs électeurs (dont PEP moque ici le nombre très réduit... c'est pas très gentil...)