Le calepin de BeM, militant UDF

1 juillet 2007

Pas d'université d'été du MoDem cette année ?

J'ai, comme tous les pré-adhérents au MoDem (les 70 ou 80 000) reçu par mail une Lettre de François Bayrou (reproduite in extenso ici), qui se veut "une réflexion sur le bilan et sur les perspectives ouvertes par ce grand tremblement de terre que constitue toujours une élection présidentielle suivie d’élections législatives".

La construction du MoDem


Je commence par la fin, où Bayrou détaille le calendrier et les prochaines étapes de la création du Mouvement Démocrate. On y apprend que les Universités d'été prendront cette année une forme différente. Alors que ce rendez-vous traditionnelle avait en général lieu fin aout, les prochaines "Assises de la Démocratie" auront lieu cette année mi-septembre. Les coûts en seront ainsi, j'imagine, nettement réduits. Souhaitons que ces Assises aient quand même lieu sur le littoral !!
Celles d'aout 2006 à la Grande Motte étaient mémorables. Fred de Démocratie sans frontière récapitule les billets rédigés à cette occasion. Le mien est ici.
Edit : d'après Jeunes MoDem 31, ces Assises auront lieu à Seignosse dans les Landes. Bayrou l'aurait annoncé lors d'un pique-nique hier (!). Seignosse - dont le maire et ancien présentateur du 20h Ladislas de Hoyos, est proche de Bayrou - avait déjà accueilli les UE de 2003.
 
Après ces Assises de septembre 2007, un congrès National sera organisé fin octobre ou début novembre
.

Cette lettre - longue - apporte d'autres éléments.

Bayrou revient sur le résultat - "remarquable" - de la présidentielle et sur "l'extrême difficulté du scrutin législatif", en reprenant les  calculs du Monde selon lesquels "un mode de scrutin proportionnel, à l’allemande par exemple, nous aurait offert 61 sièges, et sur la base du premier tour de l’élection présidentielle, c’est plus de 130 sièges que nous aurions pu obtenir". A voir ces résultats

Il donne des explications sur ses choix stratégiques:  pourquoi il n'a pas choisi d'entrer dans la majorité de Nicolas Sarkozy ou de faire alliance avec le PS.

Ma réponse est celle-ci : nous ne sommes pas une sous-marque, ni une variante de l’UMP ou du PS. Nous sommes le courant politique démocrate, autonome, authentique, qui a sa vision, ses valeurs, et dont l’absence depuis des années coûte cher à la France. Et cette autonomie, c’était la seule manière de le montrer, une fois pour toutes, de manière éclatante qui nous étions et ce qu’était notre projet. Il fallait en passer par là pour que cette preuve soit apportée.

Si j’avais, à la suite de la plupart des députés, choisi explicitement ou implicitement d’entrer dans la majorité présidentielle, la cause était entendue : la bipolarisation l’aurait définitivement emporté et nous en serions revenus à la case départ.


Il fixe le cap pour l'avenir, à long terme - "il nous revient d’être la force de renouvellement de la vie démocratique en France. C’est une immense ambition." -  comme à plus court terme, puisqu'il prévoit d'adresser une autre lettre concernant la préparation aux échéances  municipales à tous les pré-adhérents.

Je note aussi ces phrases, qui en disent long sur les doutes qui doivent traverser l'UDF, sur l'ampleur des défis à relever pour créer un nouveau mouvement  :

Et la condition de ce projet, c’est qui puissent enfin travailler ensemble des femmes et des hommes venus d’horizons différents. Ceux qui ont construit l’UDF et ceux qui viennent d’ailleurs : tous les démocrates ont leur place dans cette maison nouvelle, qu’ils se sentent au centre droit, au centre gauche, ou tout simplement en recherche d’un idéal politique nouveau. (...) C’est difficile, bien sûr, de vivre et travailler ensemble. Au début, il arrive qu’on se soupçonne : les nouveaux craignent parfois chez les adhérents plus anciens une volonté de verrouillage ; les anciens perçoivent les nouveaux adhérents comme une menace, parce qu’ils les connaissent mal. Cela est tout à fait normal. Mais lorsque les rencontres se font, alors chacun découvre que l’autre, au fond, lui ressemble et que l’engagement est de bonne foi. En tout cas, il y a un point qui, pour moi, est essentiel : c’est du croisement de ces expériences, de ces parcours différents, que dépendra notre capacité à parler à notre peuple un langage nouveau !


L'action gouvernementale


Il livre son opinion sur les premières actions du gouvernement de Nicolas Sarkozy François Fillon. S'il commence sur un ton un peu amer en disant que les "les premiers pas ont été habiles" et que s'agissant de la composition du gouvernement, "le générique [est] attrayant" et "la photo est bonne" , il dit son "intention de faire crédit au gouvernement et de lui donner sa chance d’avancer ou de marquer des points".Ses critiques portent essentiellement sur les finances publiques et sur la "présidentialisation forcenée" du régime : "il n’y a aucun pays qui se gouverne utilement ainsi en concentrant au sommet toutes les décisions et toutes les actions"
Sur l'Europe enfin, il est mitigé, voyant dans le récent déblocage des institutions à la fois des raisons de se réjouir et des raisons d'être sur sa faim d'Europe:

Pour ceux d’entre nous qui ont promu l’idée d’une constitution pour l’Europe, c’est le constat d’une marche arrière. L’Europe de l’inspiration a reculé. Pour les pragmatiques, il conviendra de tirer de cette situation le meilleur du possible. En tout état de cause, nous devrons lire avec attention le texte définitif, tel qu’il sera établi à l’automne par la Conférence intergouvernementale (CIG), avant d’exprimer un jugement définitif sur l’issue de cette crise.



16 juin 2007

Analyse du CEVIPOF

Le CEVIPOF publie sur son site deux analyses courtes, simples et qui résument bien les enseignements de la dernière élection présidentielle

Comme on peut le voir, cette élection présidentielle a un impact sur le renouvellement de la vie politique française : affirmation d’une droite sarkozyste en rupture relative avec la droite chiraquienne, tentative d’affirmation d’un centre autonome avec la création d’un « mouvement démocrate », possible inflexion de la stratégie du PS dans les années qui viennent… Cette élection marque une véritable rupture dans la vie politique française : rupture des générations, changement de style, évolution du système des partis et du jeu des alliances, évolution des axes programmatiques.

Des dynamiques fortes d’entre deux tours très articulées au niveau de l’électorat de François Bayrou
Les dynamiques électorales les plus fortes rencontrées par les deux candidats l’ont été en général dans les terres où le candidat de l’UDF avait capitalisé au premier tour un fort électorat autour de 20% et plus des suffrages exprimés. Cet électorat s’est partagé, différemment d’une région à l’autre, entre les deux candidats.

Les trois plus fortes dynamiques de Nicolas Sarkozy par rapport au total des voix de droite du premier tour (Sarkozy+Le Pen+De Villiers) sont enregistrées en Alsace (+13,5 points), en Rhône Alpes (+10,9 points) et en Basse Normandie (+10,8 points). Ce sont trois régions où François Bayrou avait atteint plus de 20% au premier tour.

Il en est de même pour Ségolène Royal qui enregistre ses plus fortes progressions par rapport au total des voix de gauche du premier tour dans trois régions : la Bretagne (+13,3), l’Aquitaine (+12,6) et l’Auvergne (+11,5) ou François Bayrou avait dépassé la barre des 20%, quinze jours auparavant.



Argumentaire caché contre Bayrou...

Je découvre via le blog de Jean Véronis, atypique et toujours pleins de surprises, que Big Google a gardé dans son cache les pages du site http://toutsurbayrou.parti-socialiste.fr qui  daubait à fond sur notre candidat, à l'époque où il était à quelques points de Ségolène Royal dans les sondages, et où donc, c'était un horrible type de droite. Depuis, le premier tour est passé par là, les partenaires traditionnels de la gauche se sont fait laminer et une partie des responsables socialistes ont été amenés à voir dans le centre de François Bayrou une éventuelle force d'appoint. Donc le site - tout à fait officiel, puisque c'est un sous-domaine de parti-socialiste.fr - a été effacé. 

Le 27 février : Aujourd’hui, le centre que François Bayrou n’a plus un sens autre que tactique. Car il n’est pas « neutre » -contrairement à ce qu’il prétend- il est enraciné dans la droite, à la fois dans les faits et dans les idées.
Le 19 mars : L'escroc poujado Miguet appelle à voter Bayrou, "qui a repris une partie de nos idées"

Ce site-rejeton du PS renvoie aussi à un site qui est toujours en ligne, mais dont les arguments ne volent vraiment pas très haut. J'invite les militants UDF-MD qui passent par ici à aller y poser quelques commentaires :  http://www.labayrousina.fr/

Toujours grâce à Google, et au travail d'un blogueur, on peut relire les billets archivés du très savoureux du très mystérieux François-Mitterrand-2007, qui a subitement tout effacé, dès qu'on a commencé à pisté son identité... Il se murmure que ce serait Bruno Roger-Petit (ancien présentateur du JT nocturne de France 2), lequel dément. ici.

3 mars 2007

Portrait de François Bayrou sur Envoyé Spécial

Beau reportage de l'équipe d'Envoyé Spécial sur France 2 jeudi soir. J'ai vraiment eu le sentiment qu'il touchait juste, qu'il montrait François Bayrou dans ce qu'il est (un homme proche de ses racines, père de famille, un homme courageux et persévérant), dans ce qu'il est devenu (plus libre, moins con-formiste comme il le dit lui-même), et dans le rapport qu'il construit avec les Français(es)__ dans cette campagne. Heureusement le reportage échappe (de justesse...) au reproche de la connivence ou de la flatterie en mentionnant les manifestation de 1993 contre la réforme de la loi Falloux, ou en nous montrant un candidat qui sait aussi jouer avec les médias (c'est la scène - amusante - où Bayrou se fait metteur en scène de sa propre interview, accoudé au tracteur...).

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26 février 2007

Jean-Marie, reviens !

Je me rappelle quand j'étais petit, sur le chemin de l'école, un graffiti sur un poteau qui disait "Le Pen, vite!".

Je ne pensais pas que ce slogan, je pourrais l'entendre - ou presque, ou à mots couverts - dans la bouche de responsables socialistes en 2007, pris de panique par la montée de François Bayrou.Si je dis ça, c'est parce que j'ai lu ce weekend 2 déclarations choquantes par lesquelles F. Hollande et S. Royal consacrent Jean-Marie Le Pen comme troisième homme de la campagne, et le réhabilitent au-delà de sa présence dans l'opinion publique.

  • François Hollande s'exclame le 14 février sur un plateau de Canal Plus "Le seul troisième homme possible, on le connaît, c'est Le Pen" "Arrêtez de créer d'autres effets"
  • Ségolène Royal déclare dans un entretien au Parisien dimanche 24 février " Qui est le troisième homme, honnêtement ? Allons, on sait très bien que c'est Le Pen. Et tout ce qui contribue à disperser les voix de gauche au premier tour favorise l'émergence de ce troisième homme."

Je m'attendais plutôt à les voir se réjouir de la décrue de Le Pen dans l'opinion et se féliciter de ce qu'un homme dont les convictions démocratiques et républicainesne font aucun doute - François Bayrou - soit en ce moment le troisième homme. Mais de peur que le candidat centriste ne devienne le deuxième homme, voilà ces responsables socialistes qui font de la pub pour la menace Le Pen. Menace si confortable pour eux, et si pratique pour dissuader les maires de donner leurs parrainages - et les citoyens de donner leurs suffrages - à d'autres candidats de gauche ! Pour rassembler les troupes derrière Ségolène, agiter "la menace fasciste" fonctionne sûrement mieux que constater la menace centriste...

Ces réactions-compromissions devraient susciter chez les militants socialistes la rebellitude et la condamnation auxquelles ils sont d'ordinaire si prompts à l'encontre des représentants d'autres formations politiques.

Et si j'avais l'oreille de Jean-Marie Le Pen, je lui conseillerais d'aller toquer Rue de Solférino pour trouver quelques parrainages...

Réponses à un militant PS tenté par le vote Bayrou

Bon d'abord, désolé j'étais peu présent sur le blog cette semaine. Trop boulot, j'étais sous l'eau. Fluctuat et mergitur, donc :-)
Je voudrais répondre (un peu longuement) à un commentaire laissé suite à mon billet "Alain, lance un blog ». Voilà le commentaire :

"Bruno, j'ai une question à te poser très importante à mes yeux. J'ai plutot une sensibilité PS mais voilà, Ségolène est affligeante, je suis à 90% certain de ne pas voter pour elle et je pense reporter mon vote sur bayrou. Mais il y a 3 trucs qui me dérangent.

1- bayrou semble assez seul dans son parti du coup, si je vote bayrou, je ne vois pas qui d'autres personnalités j'"embarque" dans mon vote. peux tu m'éclairer?
2- je n'ai pas envie de voter bayrou si il doit s'allier à sarko après le second tour (en supposant qu'il n'ait pas passé le premier). penses tu qu'il puisse y avoir alliance?
3- crois tu réellement qu'il soit possible en pratique que des gens de gauche et de droite s'allient pour former un gouvernement sous la présidence de bayrou?"

D'abord, je vais jouer ma Ségolène : merci de me poser ces questions, ce sont de très bonnes questions. Je vais y répondre dans l'ordre (juste, évidemment) :

1. Je comprends ta première question à trois niveaux.

Bayrou n'est pas seul dans son parti, si c’est ce que tu veux dire. C'est au contraire un des candidats qui fait au sein de son mouvement l'objet du plus grand enthousiasme, du plus franc soutien. Je compte extrêmement peu de « Robienistes », par exemple.

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24 janvier 2007

François Bayrou à Gergovie

Billet publié sur le miliblog de Fluctuat.


Après mon compte rendu subjectif du meeting de Nicolas Sarkozy à la Porte de Versailles, je choisis de vous raconter une autre expérience militante, puisque j'étais présent au meeting que François Bayrou tenait à Clermont-Ferrand vendredi 19 janvier, mais ce discours permet aussi de cerner les thèmes chers au candidat.

C'est la Grande Halle d'Auvergne, l'une des grandes réalisations de VGE pour sa région chérie, qui accueillait le candidat centriste. Pour la petite histoire, j'ai commencé par patienter dans une interminable file d'attente, parmi une population très jeune. Imaginez la joie du militant devant un tel engouement pour "son" candidat. Joie de courte durée, puisque je me rendai vite compte que la file menait à la plus grande salle du complexe, qui recevait ce soir-là Pascal Obispo. Concurrence déloyale... Le meeting UDF était dans une salle moyenne, mais qui était pour le coup bondée (1000 personnes au moins).

Qui taxe Bayrou de démagogie aurait dû venir écouter ce discours exigeant, qui ne cédait rien aux facilités de l'exercice
(il peut être écouté sur Dailytube, et des photos sont dispos sur le site de campagne). Pendant 1h30 d'un discours sans notes, Bayrou a en effet mis le doigt là où ça fait mal, en insistant sur la lutte contre les exclusions et l’urgence de la réduction de la dette.

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16 novembre 2006

Bayrou et Le Pen - A vous de juger ce soir

J'apprends par Arlette Chabot, interviewée par Pascale Clark sur En aparté, que l'émission A vous de juger de ce soir jeudi 16 novembre accueillera Jean-Marie Le Pen et François Bayrou pour un débat sur l'émergence d'un troisième homme dans la campagne. L'émission portera aussi sur les résultats de la primaire socialiste, dont les estimations sont attendues pour 22 heures, les résultats définitifs tard dans la nuit et les contestations sur les conditions de déroulement du scrutin dès vendredi matin. Laurent Fabius a d'ailleurs pris un peu d'avance en mettant déjà en doute la sincérité du scrutin.

J'ai hâte de voir comment se débrouille François Bayrou face à Jean-Marie Le Pen. Rares sont ceux qui ont osé affronter et qui sont sortis vainqueur d'un débat contre le leader d'extrême-droite. Jacques Chirac s'était dérobé dans l'entre-deux tours en 2002, Nicolas Sarkozy s'en était très bien sorti quelques mois plus tôt - un edito du journal des Jeunes UDF de Sciences Po de l'époque revenait d'ailleurs sur cette belle performance... :-) - et l'on retient souvent la performance de Bernard Tapie en 1989 puis en 1992 comment un exemple de combativité et de persévérance face au leader du Front National.

Il est vrai que Le Pen en débat est un véritable rouleau compresseur (mais l'âge aidant, je le trouve de moins en moins pugnace...). Sa rhétorique est bien rôdée, sa faconde populaire et intarrissable laisse peu de place à une élocution posée, ses arguments poujadistes et provocateurs ne facilitent pas l'argumentation rationnelle. Il emporte vite ses contradicteurs dans uen surenchère, et il est triste de voir que les seuls qui ont, jusqu'à présent, su tenir la dragée haute à Le Pen l'ont fait en adaptant (adoptant ?) un discours populiste. On trouvera ces vidéos sur un site consacré aux élections présidentielles ou sur celui de l'INA.

Mais je crois que François Bayrou va surprendre parce qu'il dit des choses fortes et simples, comme souvent ceux qui sont sûrs de leurs valeurs et de leurs principes savent parler haut et clair. François Bayrou ne parle pas comme les autres hommes politiques : c'est quelque chose qui me frappe régulièrement et j'en ferai un billet prochainement. A cet égard, il est un peu comme Sarkozy.

Ce soir, FB peut opposer à Le Pen un visage, un style et un discours très différents, dans une contestation comparable des maux de la démocratie, dans la dénonciation de l'enfermement des élites, dans la défense d'un Tiers-Etat.

Il faudra que je vous parle un jour de Lorrain de Saint-Affrique, auteur en 1998 d'un bouquin sur lequel je m'étais rué et que je devrais relire aujourd'hui : cet ancien conseiller de l'ombre de Jean-Marie Le Pen raconte comment il a cru que le leader frontiste pouvait faire "sortir par le haut" les craintes et les frustrations des Français, avant de s'apercevoir que Le Pen, précisément, en tiraient profit et n'avaient pour seule ambition que de flatter les bas instincts de chacun. Lorrain de Saint-Affrique, justement, confiait récemment au Figaro : "Le Pen veut la colère pour la colère, Bayrou veut la récupérer pour en faire quelque chose"'...

Je suis sûr que ce débat sera un moment important de la pré-campagne de François Bayrou. J'aimerais qu'à la fin de l'émission les téléspectateurs se disent : voilà le seul vrai rempart contre Le Pen; il tient un discours qui peut réconcilier les citoyens désespérés de la politique; il peut tirer quelque chose de bon de ce désespoir.

Donc voilà, plus qu'un débat, peut-être un de ces moments télévisuels qui fondent une campagne et une image!

8 novembre 2006

Si ça c'est pas de la Bayroumania

Dans mon dernier billet, je reproduisais une rubrique de Dimanche Plus évoquant une Bayroumania, épiphénomène faisant également l'objet d'un article du Monde : "La Bayroumania, produit du terroir".

Cet article est d'ailleurs sévèrement critiqué par Daniel Schneidermann sur son Big Bang Blog : il y transparaît à ses yeux un mépris pour Bayrou et pour la province. Le présentateur d'Arrêts sur images termine l'article par cette sentence irrévocable :

L’article est à faire lire à quiconque souhaite comprendre le déclin de la presse dite "nationale".

Mazette!

Enfin, j'apprends par la chronique radio de David Abiker sur France Inter, celle du 8 novembre, qu'un gobelet où François Bayrou a bu était en vente sur Ebay !! Blague de potache, vraissemblablement... De toute façon, il s'est échangé contre 5,50 euros...

Un gobelet dans lequel François Bayrou a bu en vente sur eBay.fr (Achat de l'objet 150045912420 - fin le 22-Oct-06 19:52:41 Paris)

En tout cas, j'essaierai de récupérer ce que je peux au prochain Conseil National de dimanche !!

6 novembre 2006

Reportage sur Bayrou chez "Dimanche +" (Campanet)

Dimanche Plus, la nouvelle émission politique de Canal Plus présentée par la délicieuse Laurence Ferrari, évoquait hier une "Bayroumania" dans une rubrique consacrée à la campagne sur le net. Les premiers symptômes de cette popularité se feraient en effet sentir sur Internet. Espérons qu'elle dépassera la déjà large communauté des internautes/blogueurs politiques...

Le passage se termine sur une note critique : le candidat UDF aurait pris la grosse tête. Je trouve au contraire que François Bayrou s'est jusqu'à présent bien gardé de montrer des signes en ce sens. Le journaliste appuie son opinion sur deux bouts de phrases prononcées par FB au cours de la très longue interview réalisée par le site Politic Show la semaine dernière. Je trouve ça un peu juste comme preuve...

Cette vidéo est disponible sur le site de vidéos de Canal Plus, qui est très bien foutu et permet aussi de consulter les Zapping, Guignols de l'Info, Grand Journal, En Aparté, Boite à Questions, etc. Je vous la livre ci-dessous.


Dimanche Plus
Vidéo envoyée par bem


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3 novembre 2006

Score à deux chiffres

Oui j'y reviens. J'ai beau dire qu'il ne faut pas tenir compte des sondages, j'y reviens toujours. C'est la fascination-répulsion...En particulier quand l'un d'entre eux donne 12% à François Bayrou.
Vous remarquerez néanmoins l'effort graphique qui a été le mien pour traduire ces tourments, cette contradiction, cette perplexité, avec un 12% en forme de point d'interrogation. Je n'en suis pas peu fier. ;-)

Dans un récent billet, je tentais une analyse des sondages donnant François Bayrou à 12%. Il a d'ailleurs eu un certain échos, en étant cité par Jerome Charré, par Programme-présidentiel.fr et par FredLN de Démocratie sans frontière, et grâce à ces reprises j'ai la courbe de stats en pleine forme. :-)

Je terminais ce billet en y expliquant pourquoi je préférais rester prudent devant ces enquêtes d'opinion, entres autres :

les intentions de vote actuelles me semblent en outre peu crédibles car elles esquissent une situation en profonde rupture avec la tendance de long terme des 5 dernières élections présidentielles. Je n'en dis pas plus, mais gardons à l'esprit que jamais un candidat à l'élection présidentielle n'a réussi à se maintenir dans des eaux moyennes (entre 8% et 15%) : la dynamique de la campagne présidentielle les emportent tous soit vers un étiage plus réduit de "petit" candidat (étiage par ailleurs en hausse tendancielle), soit vers à des niveaux laissant espérer le ticket d'entrée au second tour..

Donc voilà j'y reviens. Avec un bon gros billet avec tout plein de graphiques dedans.

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22 octobre 2006

François Bayrou et les sondages de la mi-octobre - Analyse

Le sondage IFOP réalisé les 12 et 13 octobre et publié dans Paris Match le 18 octobre (vous trouverez les résultats sur le site de l'Institut) a surpris tout le monde en mettant François Bayrou à 12% en moyenne (selon les configurations).

  • Pourquoi cette hausse ?
  • Quels sont les nouveaux électeurs de François Bayrou dans les enquêtes d'opinion ? (conparaison avec l'enquête d'opinion de juillet 2006)
  • Y a-t-il lieu de s'en réjouir ?

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27 septembre 2006

Bayrou à la République des Blogs ?

Je viens de voir sur la page Wiki de la République des blogs que Bayrou serait présent ce soir. L'info est donnée "via Thierry Crouzet".

Si c'est confirmé, c'est une bonne chose. FB y croisera Dominique Voynet. Il pourra nous dire s'il compte créer quelque chose qui ressemble de près ou de loin à un blog.

J'y serai aussi (même si je ne pourrai pas rester longtemps) comme plusieurs autres militants UDF aussi (Cratyle, Quitterie Delmas, Jerome Charré, Fred LN, et tant d'autres que j'ignore, ou qui s'ignorent :-) )

Je suis curieux de voir la tête qui se cachent derrière les pseudos/les noms dont j'ai pris l'habitude de lire les billets...

J'avais proposé à Vincent, un des rédacteurs du Blogdudemocrate, de monter des rendez-vous similaires pour les blogueurs plus ou moins UDF en Ile-de-France. L'optique serait évidemment différente de la République des blogs, plus militante, mais le but serait le même : permettre aux blogueurs de se rencontrer, histoire de créer du lien "in real life" entre nous. J'espère que cette idée se concrètisera dans l'année.

22 septembre 2006

Un frémissement ?

Je remarque une évolution positive de Bayrou dans l'opinion, même si cela ne se traduit par encore par une amélioration dans les enquêtes d'opinon.
Pour l'instant, les sondeurs se concentrent sur le retour - pas définitf - de Lionel Jospin et sur l'image de Mme Royal - tendre et forte à la fois. Je guette donc avec impatience la prochaine vague d'enquêtes.

J'espère qu'elle montrera ce que quelques "signes avant-coureurs" me laisse espérer : que Bayrou a gagné en cédibilité, qu'il devient un vote "utile", qu'il peut créer la surprise. Petit tour d'horizon des raisons d'espérer à J-209 du premier tour de la présidentielle :

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8 septembre 2006

Nouveau concept d'émission politique à tester samedi soir sur France 5 : Chez F.O.G.

France 5 : Concepts - Chez F.O.G. (Présentation)

La rentrée est aussi télévisuelle, et en ce début septembre, je suis à l'affût des futurs rendez-vous du petit écran qui rythmeront le débat présidentiel. A ne pas manquer, donc, le premier numéro de la prochaine émission de Franz Olivier Giesbert.


Je l'entendais ce matin la présenter chez Morandini sur Europe 1 : le premier invité est Bayrou. Le principe de l'émission : "Mettre l'écran au service de l'écrit". Une personne issue du monde politique, culturel ou sociétal est confrontée à trois écrivains qu'il ne connait pas à l'avance. C'est alléchant. En plus Morandini a dit qu'il avait aimé la cassette de l'émission, c'est dire... Et FOG a dit du bien de Bayrou ce matin sur Europe 1 ("C'est un nouveau BAyrou, qui a des choses à dire").

Je ne peux donc que vous recommander de regarder l'émission samedi à 19:00, rediffusée le dimanche à 13:35)

4 septembre 2006

Retour de La Grande Motte

Contrairement à ce que j'espérais avant de partir pour l'Université d'été de l'UDF, et à ce qui était annoncé sur le blog de l'UE où je figurais comme un des bloggueurs présents, je n'ai pas pu écrire des billets réguliers pour vous décrire l'évènement. Je n'en ai pas eu le temps, tout simplement. Je me contenterai donc d'un billet-résumé global. Je ne désespère toutefois pas de pouvoir assurer une couverture de certains des moments qui marqueront la campagne, et le Congrès d'octobre-novembre prochain m'en donnera surement l'occasion.

En attendant, je vous renvoie vers le très riche blog de l'Université d'été qui vous donnera une bonne idée de la richesse des ces UE.

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19 août 2006

Une liste à côté de la plaque pour les Echos

Par l'excellente revue de web hebdomadaire d'election-présidentielle, j'apprends que les Echos ont publié un article sur le rôle d'Internet pendant la campagne. Malheureusement l'article n'est pas dispo gratuitement en ligne. Reste néanmoins une liste Candidats potentiels à la présidentielle : les adresses des sites Internet et des blogs où se sont glissés deux erreurs sur l'UDF :

  • non Gilles de Robien n'est pas candidat UDF à la présidentielle !
  • non http://www.bayrou-francois.org/ n'est pas le site de François Bayrou. L'auteur précise même sur la page d'accueil "blog militant de soutien" !!

En fait, contrairement à ce que je pressentais sur un billet précédent, François Bayrou n'a toujours pas lancé de blogs.

J'en déduis que mon blog est devenu une source d'information pour plusieurs journalistes des Echos, et que je dois veiller à l'exactitude des informations que j'y diffuse.[1]

Notes

[1] laissez moi croire ce que je veux !

2 août 2006

Prends garde, Bayrou

... car un dangereux candidat vient de se lancer sur le créneau centriste.

buscentriste

Bus garé devant Sciences po la semaine dernière.

Encore un des ces candidats plus ou moins farfelus qui jouent sur le thème du réflexe citoyen contre les hommes politiques de droite ou de gauche, tous incapables, voire tous pourris.

J'espère juste que la campagne de Bayrou ne prendra pas les mêmes accents! ;-)

En tout cas, une chose est certaine : ils ont encore du boulot au niveau de leur site internet, totalement indigeste, comme le site de l'Union-Droite-Gauche, ou totalement flashy-moche

5 mars 2006

Le CEVIPOF se penche sur la "popularité sondagière" de Sego

Si un lundi par mois, vous n'avez rien de mieux à faire entre 17h et 19h que de regarder les Chiffres et les Lettres, je vous conseille de vous rendre aux Lundis du CEVIPOF (centre de recherches en sciences politiques de Sciences Po). Celui de lundi dernier évoquait - derrière un titre faussement élaboré (« De la popularité «sondagière» à la popularité électorale ») le cas Ségolène Royal. Compte rendu.

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13 février 2006

Googleries ou comment François Bayrou bat Ségolène Royal de justesse...

...dans un sondage signé Googlefight. ;-) !!! (découvert via Lightman. Merci de tes lumières !)

Je viens de découvrir ce module assez drôle qui permet de faire s'affronter deux mots clés.

Un comparateur un peu moins drôle, toujours concernant Google : celui qui permet de comparer côte-à-côte les résultats d'une recherche sur Google.com et Google.cn (Google Chine, qui censure certains résultats, à la demande des autorités de Pékin).

Cette décision de la firme de Mountain View fait débat sur le Web (en ce qui concerne les blogs, par contre, je n'ai pas encore vu d'emballement). Intéressant de comparer deux points de vue opposés : le communiqué de Reporters Sans Frontière et le billet d'Alexandre Delaigue sur Econoclaste. Ce dernier donne des arguments défendant, ou du moins aidant à comprendre, la décision de Google :

Ce dilemme est le même que celui que toutes les entreprises qui investissent en Chine rencontrent, Google y compris. Investir en Chine, c'est soutenir un régime abject, une tyrannie criminelle. Mais c'est aussi offrir la perspective d'un enrichissement, d'un accès accru à l'information, et peut-être un jour à la démocratie, aux chinois. Pour la majorité des gouvernements et des dirigeants d'entreprise obnubilés par la croissance chinoise, au bout du compte, c'est le second argument qui l'emporte (...) Tout commerce avec la Chine est bon en soi. (...)

Google a fait un choix différent. Ils reconnaissent que toute activité économique en Chine n'est pas bonne en soi. Ils ont donc décidé de fournir en Chine un service de recherche appliquant la censure gouvernementale; ce service de recherche, néanmoins, apportera aux utilisateurs chinois des informations meilleures que celles qu'ils reçoivent actuellement : les informations censurées, de toute façon, ne seraient jamais arrivées... grâce aux firewalls de Cisco.

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