Le calepin de BeM, militant UDF

Mot clé - Justice

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9 février 2006

Un invité à écouter : Robert Badinter

Robert Badinter ce matin chez Apathie. Que nous dit-il :

- Oui, Michel Burgaud est représentatif des autres juges d'instruction quand ils sortent de l'ENM;

- Au-delà de sa jeunesse, de son inexpérience, de son manque de maturité (que l'on apprécierait toutefois plus facilement si elle est n'avait pas dû s'exercer devant 30 parlementaires, des millions de téléspectateurs, et 7 des acquittés...), Robert Badinter insiste sur la solitude du juge dans son instruction.

- C'est la pratique surdéveloppée de la détention provisoire qui fait que les erreurs d'un juge se transforment en drames humains. Si le "simple" contrôle judiciaire avait été choisi, des familles n'auraient (peut-être) pas été brisées, l'expérience marquante et humiliante de la prison évitée, etc. Mais qui décide de cette détention? Précisément pas le juge d'instruction, mais le juge des Libertés, dont l'utilité se pose de manière patente.

De ces trois constats découlent la nécessité d'une grande réforme de la justice. Allez voir le blog de Jean-Loup Apathie pour en lire plus ou le site de RTL pour écouter toute la chronique.

Comme un oral de concours qui n'en finit pas...

Voilà ce que me suis dit en visionnant l'audition du juge Burgaud cette nuit sur la Chaine Parlementaire. J'avais la vision d'un grand O où les examinateurs, parfois, s'étonnent de l'immaturité de celui qu'ils évaluent, et renoncent, de guerre lasse, à obtenir les réponses qu'ils espéraient entendre.

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