Le calepin de BeM, militant UDF

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1 juillet 2007

Pas d'université d'été du MoDem cette année ?

J'ai, comme tous les pré-adhérents au MoDem (les 70 ou 80 000) reçu par mail une Lettre de François Bayrou (reproduite in extenso ici), qui se veut "une réflexion sur le bilan et sur les perspectives ouvertes par ce grand tremblement de terre que constitue toujours une élection présidentielle suivie d’élections législatives".

La construction du MoDem


Je commence par la fin, où Bayrou détaille le calendrier et les prochaines étapes de la création du Mouvement Démocrate. On y apprend que les Universités d'été prendront cette année une forme différente. Alors que ce rendez-vous traditionnelle avait en général lieu fin aout, les prochaines "Assises de la Démocratie" auront lieu cette année mi-septembre. Les coûts en seront ainsi, j'imagine, nettement réduits. Souhaitons que ces Assises aient quand même lieu sur le littoral !!
Celles d'aout 2006 à la Grande Motte étaient mémorables. Fred de Démocratie sans frontière récapitule les billets rédigés à cette occasion. Le mien est ici.
Edit : d'après Jeunes MoDem 31, ces Assises auront lieu à Seignosse dans les Landes. Bayrou l'aurait annoncé lors d'un pique-nique hier (!). Seignosse - dont le maire et ancien présentateur du 20h Ladislas de Hoyos, est proche de Bayrou - avait déjà accueilli les UE de 2003.
 
Après ces Assises de septembre 2007, un congrès National sera organisé fin octobre ou début novembre
.

Cette lettre - longue - apporte d'autres éléments.

Bayrou revient sur le résultat - "remarquable" - de la présidentielle et sur "l'extrême difficulté du scrutin législatif", en reprenant les  calculs du Monde selon lesquels "un mode de scrutin proportionnel, à l’allemande par exemple, nous aurait offert 61 sièges, et sur la base du premier tour de l’élection présidentielle, c’est plus de 130 sièges que nous aurions pu obtenir". A voir ces résultats

Il donne des explications sur ses choix stratégiques:  pourquoi il n'a pas choisi d'entrer dans la majorité de Nicolas Sarkozy ou de faire alliance avec le PS.

Ma réponse est celle-ci : nous ne sommes pas une sous-marque, ni une variante de l’UMP ou du PS. Nous sommes le courant politique démocrate, autonome, authentique, qui a sa vision, ses valeurs, et dont l’absence depuis des années coûte cher à la France. Et cette autonomie, c’était la seule manière de le montrer, une fois pour toutes, de manière éclatante qui nous étions et ce qu’était notre projet. Il fallait en passer par là pour que cette preuve soit apportée.

Si j’avais, à la suite de la plupart des députés, choisi explicitement ou implicitement d’entrer dans la majorité présidentielle, la cause était entendue : la bipolarisation l’aurait définitivement emporté et nous en serions revenus à la case départ.


Il fixe le cap pour l'avenir, à long terme - "il nous revient d’être la force de renouvellement de la vie démocratique en France. C’est une immense ambition." -  comme à plus court terme, puisqu'il prévoit d'adresser une autre lettre concernant la préparation aux échéances  municipales à tous les pré-adhérents.

Je note aussi ces phrases, qui en disent long sur les doutes qui doivent traverser l'UDF, sur l'ampleur des défis à relever pour créer un nouveau mouvement  :

Et la condition de ce projet, c’est qui puissent enfin travailler ensemble des femmes et des hommes venus d’horizons différents. Ceux qui ont construit l’UDF et ceux qui viennent d’ailleurs : tous les démocrates ont leur place dans cette maison nouvelle, qu’ils se sentent au centre droit, au centre gauche, ou tout simplement en recherche d’un idéal politique nouveau. (...) C’est difficile, bien sûr, de vivre et travailler ensemble. Au début, il arrive qu’on se soupçonne : les nouveaux craignent parfois chez les adhérents plus anciens une volonté de verrouillage ; les anciens perçoivent les nouveaux adhérents comme une menace, parce qu’ils les connaissent mal. Cela est tout à fait normal. Mais lorsque les rencontres se font, alors chacun découvre que l’autre, au fond, lui ressemble et que l’engagement est de bonne foi. En tout cas, il y a un point qui, pour moi, est essentiel : c’est du croisement de ces expériences, de ces parcours différents, que dépendra notre capacité à parler à notre peuple un langage nouveau !


L'action gouvernementale


Il livre son opinion sur les premières actions du gouvernement de Nicolas Sarkozy François Fillon. S'il commence sur un ton un peu amer en disant que les "les premiers pas ont été habiles" et que s'agissant de la composition du gouvernement, "le générique [est] attrayant" et "la photo est bonne" , il dit son "intention de faire crédit au gouvernement et de lui donner sa chance d’avancer ou de marquer des points".Ses critiques portent essentiellement sur les finances publiques et sur la "présidentialisation forcenée" du régime : "il n’y a aucun pays qui se gouverne utilement ainsi en concentrant au sommet toutes les décisions et toutes les actions"
Sur l'Europe enfin, il est mitigé, voyant dans le récent déblocage des institutions à la fois des raisons de se réjouir et des raisons d'être sur sa faim d'Europe:

Pour ceux d’entre nous qui ont promu l’idée d’une constitution pour l’Europe, c’est le constat d’une marche arrière. L’Europe de l’inspiration a reculé. Pour les pragmatiques, il conviendra de tirer de cette situation le meilleur du possible. En tout état de cause, nous devrons lire avec attention le texte définitif, tel qu’il sera établi à l’automne par la Conférence intergouvernementale (CIG), avant d’exprimer un jugement définitif sur l’issue de cette crise.



27 juin 2007

Bernard Accoyer, un bleu dans le chaudron du CPE

Accoyer vient d'accéder au perchoir de l'Assemblée Nationale. Voilà des extraits du portrait qu'en faisait Raphaelle Bacqué dans Le Monde le 7 juillet 2006, quand le député de Haute-SAvoie avait été nommé "négociateur" d'un accord entre la majorité et les syndicats sur un CPE-bis.


Le Monde.fr : Bernard Accoyer, un bleu dans le chaudron du CPE


"Bernard Accoyer est d'abord un de ces médecins qui ont longtemps peuplé les rangs du RPR. Fils de pharmacien militaire "gaulliste de droite", il choisit de faire ses études à Grenoble, "parce qu'il peut y faire ses trois ou quatre heures de ski par semaine." Il y a là-bas, déjà en internat, un grand escogriffe bagarreur, Jean-Michel Dubernard, futur père de la transplantation des mains et de la face. "Ah, nous en avons passé des soirées de carabins", rigole le professeur Dubernard. (...) Ils ont exactement l'un et l'autre le profil de ces jeunes médecins que Jacques Chirac va recruter dans les années 1980. Bernard Accoyer, qui s'est installé à Annecy, s'inscrit au parti chiraquien au lendemain du 10 mai 1981, "parce qu'(il) ne supportait pas, dit-il, que des communistes arrivent au pouvoir en France". Jean-Michel Dubernard fera la même chose à Lyon.

(...)

[Alain Juppé] a décidé de réformer la Sécurité sociale et de freiner les dépenses médicales. M. Accoyer tente de mettre en garde Matignon contre la fronde des médecins qui se prépare. "Je n'ai pas été entendu, dit-il. Et c'est là que j'ai compris ce qu'était l'enfermement du pouvoir." (...) Quelques semaines plus tard, alors qu'il tient l'un des bureaux de vote de sa ville, il voit venir ses confrères goguenards : "Tu sais, ça fait drôle de voter pour la première fois à gauche." Ce souvenir le tenaille encore aujourd'hui, comme beaucoup de députés UMP qui en veulent toujours à M. de Villepin. Autant dire que CPE ou pas, il ne fera pas partie de ceux qui soutiendront coûte que coûte le premier ministre.

(...)

Depuis deux ans qu'il préside le groupe pléthorique de l'UMP à l'Assemblée, il a pris l'habitude des difficultés. Trois cent soixante-quatre députés, cela vous ferait tourner en bourrique le politique le plus expérimenté.Mais Bernard Accoyer a été médecin dans une autre vie, et les médecins qui font de la politique ont un avantage sur les autres : ils savent que les plus violents dans l'exercice du pouvoir se transforment en enfants face à la terreur de la maladie et de la mort. 




Tiens ce dernier extrait sur le politique face au médecin me rappelle l'incipit des Mémoires d’Hadrien :

Mon cher Marc,

Je suis descendu ce matin chez mon médecin Hermogène, qui vient de rentrer à la Villa après un assez long voyage en Asie. L’examen devait se faire à jeun : nous avions pris rendez-vous pour les premières heures de la matinée. Je me suis couché sur un lit après m’être dépouillé de mon manteau et de ma tunique. Je t’épargne des détails qui te seraient aussi désagréables qu’à moi-même, et la description du corps d’un homme qui avance en âge et s’apprête à mourir d’une hydropisie du c ?ur. Disons seulement que j’ai toussé, respiré, et retenu mon souffle selon les indications d’Hermogène, alarmé malgré lui par les progrès si rapides du mal, et prêt à en rejeter le blâme sur le jeune Iollas qui m’a soigné en son absence. Il est difficile de rester empereur en présence d’un médecin, et difficile aussi de garder sa qualité d’homme. L’oeil du praticien ne voyait en moi qu’un monceau d’humeurs, triste amalgame de lymphe et de sang. Ce matin, l’idée m’est venue pour la première fois que mon corps, ce fidèle compagnon, cet ami plus sûr, mieux connu de moi que mon âme, n’est qu’un monstre sournois qui finira par dévorer son maître. Paix... J'aime mon coprs ; il  m'a bien servi, et, toutes façons, et je ne lui marchande paas les soins nécessaires. Mais je ne compte plus, comme Hermogène prétend encore le faire, sr les vertus merveilleuses des plantes, le dosage exact de sels minéraux qu'il est allé chercher en Orient. Cet homme pourtant si fin m'a débit de vagues formules de réconfort, trop banales pour tromper personne ; il sait combien je hais ce genre d'imposture, mais on n'a pas impunément exercé la médecine pendant plus de trente ans. Je pardonne à ce bon serviteur cette tentative pour me cacher ma mort. HErmogène est savant; il est même sag; sa probité est bien supérieure à celle d'un vulgaire médecin de cour. J'aurai pour lot d'être le plus soigné des malades. Mais nul ne peut dépasser les limites prescrites; mes jambes enflées ne me soutiennent plus pendant les longues cérémonies romaines ; je suffoque et j'ai soixante ans"



C'était la minute culturelle de BeM...

26 juin 2007

Rétrospective sur la campagne législative de deux Jeunes du MoDem

Je signale les initiatives de deux candidats Jeunes qui ont porté le message du MoDem en juin dernier :

  • Jean-Yves de Chaisemartin, président national des Jeunes UDF, poste sur youtube une vidéo très rythmée à partir d'images de sa campagne dans la 5eme des Cotes d'Armor
  • Laurent Haddad, candidat suppléant de Danièle Auffray dans la 10ème circonscription de Paris (XIIIeme arrondissement), publie une série de billets "Campagnoscopique". Initiative intéressante et originale.



J'ai également, pendant la campagne législative en Haute-Loire et surtout dans l'entre-deux tours, écrit quelques bouts de billets, gratté quelques paragraphes épars, sans avoir ni le temps ni la discipline de les publier. Je crois qu'ils pourraient former une petite série de 3 ou 4 billets intéressants. Je les rassemblerai donc bientôt et vous les livrerai, public chéri, sous la forme d'une rétrospective sur la campagne "de terrain"...

24 juin 2007

Une photo de campagne de chez moi : affichage sauvage

Voilà une des rares photos que j'ai prises pendant la campagne "de terrain" à laquelle j'ai participée pendant les législatives (prises grâce à mon téléphone qui reçoit les mails, prend les photos, surfe sur le web, se synchronise avec mon Mac, et aussi, fin du fin, permet de passer des appels téléphoniques :-)


Vous l'avez remarqué : Laurent Wauquiez a fait imprimer en milieu de campagne (fin mai je dirais) des bandeaux uniquement pour dire que lui et son équipe ne font pas d'affichage sauvage.

Précisons d'abord qu'ils ont raison de ne pas faire d'affichage sauvage: plus je milite, et plus je me dis que de genre de débordement militant est en règle générale inutile et contre-productif (en plus d'être interdit, ce qui devrait suffire à dissuader tout militant, mais vous savez ce que c'est les militants, pfff... de vrais chiens fous :-).
C'est inutile parce que de toute façon l'impact d'une affiche supplémentaire est minime, en grande partie en raison de la durée de vie d'une affiche sur un spot d'affichage sauvage. C'est même contre-productif parce que les militants du parti risquent de passer pour des sagouins aurpès des personnes qui voient l'affiche. Les spécialistes de l'affichage sauvage en Haute-Loire, c'était les équipes de Schivardi et Besancenot. Des vandales.
J'ajoute aussi une mention spéciale pour les équipes UMP, qui pendant la présidentielle, ont recouvert l'arrière de plusieurs panneaux signalétiques. Visiblement, la règle édictée en mai par Laurent Wauquiez ne valait absolument pas en avril...

Pour certains en Haute-Loire, cette affiche accréditait une info (qui devait sortir une dizaine de jours après) : Laurent Wauquiez serait pressenti pour un Secrétariat à l'Environnement !!
Mouais. Personnellement, je n'y ai jamais crû, sachant NKM trop bien placée pour décrocher la timbale. Et en tout cas, je ne vois pas trop en quoi ces affichettes pouvaient être d'une quelconque aide pour gagner un portefeuille ! Les 58% de Laurent Wauquiez au premier tour ont davantage dû l'aider ! L'aider à convaincre Fillon que malgré son jeune âge et son entrée récente en politique, il réalisait déjà des scores de barons politiques assis sur une légitimité locale importante.
   
Je crois surtout que cette affiche visait à contrer le Mouvement Démocrate. La jeune candidate Cécile Gallien avait en effet choisi comme suppléant Gilles Liège, ancien des Verts et actuellement chez CAP 21 (très bon choix d'ailleurs, très intéressant, beau ticket!). Cela, Laurent Wauquiez ne l'avait pas prévu, et il avait besoin de réinvestir ce champ (c'est le cas de le dire) par une action médiatique (le panneau d'affichage, c'est bien un médium, non ?).
Car si Laurent Wauquiez a tiré une leçon de son mentor Nicolas Sarkozy, c'est bien l'art dit de la "triangulation politique". De même que Sarkozy truffait son discours de référence aux figures historiques de la gauche, Laurent Wauquiez a eu comme stratégie en Haute-Loire, terre centriste  et démocrate-chrétienne, de "trianguler" l'UDF. C'est même ce qui le relie à son suppléant, ancien UDF : comme suppléant, tu m'apportes une plus-value centriste, et pouf! tu deviendra député après ma nomination au gouvernement. Jean-Pierre Marcon (que vous découvrez sur cette affiche) a en effet longtemps été à l'UDF (il l'a quitté en 2001, et a essayé de la rejoindre fin 2006, en vain car le siège national a refusé l'adhésion), et devrait même s'inscrire au groupe Nouveau Centre à l'Assemblée Nationale. Laurent Wauquiez a d'ailleurs essayé, sur ses documents de campagne, de gommer son sarkozyzme et son appartenance à l'UMP. Ca c'est la triangulation du centrisme.
Et les affichettes, donc, devaient être censées séduire la frange - importante en Haute Loire - des écolos qui ne se reconnaissent pas dans le jusqu'au boutisme et le gauchisme des Verts.
  
Il n'en reste pas moins que faire imprimer des centaines d'affichette, sur de beaux bandeaux glacés en quadrichromie, uniquement pour afficher son souci de l'environnement relève d'une logique qui m'échappe. Je veux dire : la même logique qui pousserait un écologiste à se rendre en 4X4 à une réunion de quartier sur le réchauffement climatique. Je crois que le souci de communication et de "coup" politique ont en l'occurence pris le pas sur les préoccupations environnementales.
(Par contre, l'honnêteté me pousse à ajouter que j'ai entendu dire que les documents de campagne de Laurent WAuquiez étaient imprimés sur papier recyclé. Ca reste à confirmer, mais si c'est le cas, ça mérite un bravo.) 

18 juin 2007

Une illustration du "Tout sauf TVA" en campagne...

A lire aujourd'hui dans le Figaro, un exemple d'opération militante de terrain à forte plus value médiatique !! `


Le Parti socialiste s'installe à Lyon

La situation a été la même dans la septième circonscription. Le président socialiste de la Région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne a retrouvé son siège face à l'UMP Jean-François Debiol. Entre les deux tours, l'écart de voix qui avait mis en tête le candidat UMP s'est renversé en faveur du sortant. Vendredi dernier, Jean-Jack Queyranne, au moment où son challenger était soutenu par Rachida Dati, faisait symboliquement ses courses au supermarché de Vaulx-en-Velin, remplissant différents caddies avec et sans TVA sociale.

La situation du MoDem à l'Assemblée Nationale

Je mets de côtés toutes les surprises qu'ont apportées ce second tour, et ne m'occupe que de la situation du MoDem à l'Assemblée Nationale.
La situation est meilleure qu'espérée, puisque le MoDem n'aura pas qu'un seul député comme annoncé, mais elle n'est pas très claire :
  • sur le site de Yahoo! sur lequel je viens de me rendre, on donne 5 députés

  • sur le site du Ministère de l'Intérieur, ce ne sont plus que 3 députés qui ont été élus sous l'étiquette MoDem.


Explications: 5 députés proches de l'UDF et de Bayrou, ont  effectivement été élus, mais seuls 3 avaient effectivement l'étiquette UDF-Mouvement Démocrate :
  • François Bayrou, élu UDF-MD dans les Pyrénées-Atlantiques avec 61,21%
  • Jean Lassalle, élu UDF-MD dans les Pyrénées-Atlantiques, avec 40,37%
  • Thierry Benoit, élu UDF-MD dans l'Ille-et-Villaine face Marie-Thérès Boisseau, (l'ancienne Ministre aux Personnes handicapées) avec 55,09%
  • Jean-Christope Lagarde a été elu en Seine-Saint-Denis sous une étiquette Divers Droite (plus précisément l'étiquette "Bobigny-Drancy") avec 59,87%
  • Abdoulatifou  ALY  a été élu avec l'étiquette "Divers" avec 56,29%

Sur son site, l'UDF les revendique tous les 5. Je crains que, s'ils sont peut-être décidés à rester au Mouvement Démocrate, ils ne soient pas tous prêts en revanche à se maintenir, dans l'enceinte de l'Assemblée Nationale, dans l'ailleurs que leur proposera le MoDem, c'est-à-dire à rester Non Inscrit.

C'est à mon avis déjà perdu pour  JC Lagarde, qui s'est dit prêt à travailler avec la majorité présidentielle et a pris ses distances avec le MoDem pendant la campagne législative (il n'était pa présent le 24 mai au Zénith pour le meeting de lancement du MoDem), et aussi pour Thierry Benoit, qui a dû tenir compte de la sociologie très "à droite" de sa circonscription, et dont Libération parle sous ce titre, le jeudi 14 juin : "Un élu breton du Modem s'affranchit du parti pour gagner"

La tentation sera grande pour eux de rejoindre le groupe Nouveau Centre, qui a déjà 22 députés, peut-être davantage s'il devient un réceptacle des députés centristes déçus de l'UMP et/ou du fonctionnement du groupe UMP. Ils peuvent aussi être apparentés Nouveau Centre, comme c'était le caas pour l'UDF de Christian Blanc, Philippe FOlliot et PIerre Albertini dans la précédente mandature (les deux premeirs ont été réélus au 1er tour, le dernier n'a pas souhaiter se représenter).

Ne pas inscrire son travail parlementaire dans le cadre d'un groupe parlementaire représente des concessions certaines pour un élu, ce qui rendra la tentation de rejoindre un groupe pré-existant très forte. Comme le précise le site de l'Assemblée, les avantages de participer à un groupe tiennent à l'exercice de certains droits pendant les séances publiques, à la possibilité de participer à la constitution des organes internes de l'AN, et aux prérogatives données aux Présidents des groupes.  Ainsi: 
  • les groupes désignent les membres des commissions parlementaires à la représentation proportionnelle, de telle manière qu'il est difficile de siéger dans une commission sans être membre d’un groupe;
  • les groupes disposent en outre d’un temps de parole plus important lors des campagnes électorales;
  • les groupes peuvent demander au perchoir une suspension de séance
  • surtout, le président du groupe parlementaire participer à la conférence des présidents, réunion préparatoire aux séances parlementaires
Il faut prendre aussi en compte un autre point soulevé par François Bayrou hier soir : l'audience d'un groupe politique ne tient pas au nombre de ses députés, mais à la justesse et la force de ses propos. C'est vrai. : avec 20 députés, le groupe UDF était, dans l'opinion publique, relativement plus entendu que le pléthorique groupe UMP. Mais ce qui est vrai à 20 le reste-t-il à 3 ?

17 juin 2007

Liveblogging Deuxième tour des législatives

Sans doute aucun internaute ne viendra me lire ce soir, mais tant pis, je tente un liveblogging!

  • 20h00 
Yes ! Content de voir que le tsunami n'est qu'une vague bleue. Très étonnant ce résultat. Jamais je n'aurais cru à un score plus faible que 2002
C'est mesquin, mais je suis content aussi de voir que le Nouveau Centre n'a que 17 députés pour le moment. Il aura besoin de quelques élus MoDem. Ca les forcea à se rabibocher !!

  • 20h30
Mais qui est ce troisième larron élu du MoDem, Thierry Benoit ? Un homme de terrain apparemment, plutôt une bonne tête (on dirait Maurice Leroy jeune, non ?) , proche de Jean Arthuis et naviguant habilement entre UDF et UDF MoDem

  • 20h35
C'est fou :  MG Buffet a dû dire 20 fois le mot "gauche" en 3 minutes d'intervention....

La journaliste de France 3 (celle avec le délicieux accent antillais) à Bartolone : Cette fois-ci, vous n'avez pas misé sur le "Tout sauf Sarkozy" mais sur "tout sauf TVA"  !!! Elle a raison !

  • 20h45
Merde. Didier Jullia est réelu. Un des plus vieux députés de l'Assemblée.  Dommage pour son adversaire Diver Droite D. Valletoux, jeune maire de  Fontainebleau, ancien journaliste aux Echos.

  • 20h55
Julien Dray et Manuel Valls oui.  Des acteurs  majeurs pour la refondation-du-logiciel-du-ps? V. Peillon n'est pas élu. Dommage, j'avais plaisir à l'écouter. En plus c'est un philosophe (prof de philo je crois), il en manque sans doute à l'AN. Que va-t-il faire mainenant ? La mairie d'Amiens : ce sera dur, avec Gilles de Robien qui  a refusé d'aller aux législatives pour se concentrer sur une ville à laquelle il a tant apporté.

  • 21h
Arnaud Montebourg a eu chaud. Il peut dire merci à Borloo et à sa TVA sociale... Il garde toujours ce petit sourire satisfait, qui m'insupporte. Il se la jour vraiment trop. Il a du apprendre avec un certain plaisir l'échec de l'ancien rival de son courant au PS, Vincent Peillon.

  • 21h10
Coup de tonnerre : Alain Juppé battu !!! Le pauvre, il en aura vraiment bavé. Je trouvais qu'il était un excellent choix pour le Ministère de l'Environnement. Il sera très très dur à remplacer à mes yeux.  Maintenant il doit respecter la règle imposée par Fillon. Ca doit être dur pour lui : respecter une règle qui  n'handicape que lui, et imposée par un de ses anciens ministres. Sa fin de carrière ne lui aura épargné aucune difficulté.

  • 21h20
Renaud Dutreil : "Borloo devra s'expliquer". Les législatives feront-elles une deuxième victime parmi les membres du gouvernement ?

  • 21h25
Le "Je ne vous ai pas coupé, ne m'interrompez pas." se porte plutôt pas mal ce soir.

  • 21h30 
XAvier Bertrand perd des points : il est un peu arrogant face à François Bayrou, avec des arguments qui frisent l'argument d'autorité, qui semblent dire "Ta gueule, t'as 3 députés, le Modem"
  • 21h33
Juppé battu à 600 voix près. Voilà surprise de la soirée, de quoi nourrir un paquet d'éditos, de billets. Toute élection réserve ses surprises. Ne jamais croire que c'est gagné.
Pourquoi Pujadas n'annonce-t-il pas en avance que Juppé se retire de la vie politique ? :-))

  • 21h40
Vraiment dommage que Juppé soit battu : je ne vois pas qui peut assurer la tête de ce ministère géant du Développement durable. Il faut revoir tout un pan du gouvernement, c'est sûr.
Comme en 2001, quand la victoire de la droite aux municipales était éclipsée par la perte de la première des villes (Paris), la victoire de la droite à ces législatives ne pèsera que peu : tout le monde ne verra que l'échec majeur d'Alain Juppé.

  • 22h11
Bon allez j'arrête ce soir avec les élections. Ma soirée électorale se termine sur France 3 par la confirmation de deux résultats décourageants pour le renouvellement de la représentation nationale (la réélection de Didier Julia et de Maxime Gremetz. Pitié...) et de deux résultats encourageants pour le Modem : l'élection de Yves Cochet et de Sandrine MAzetier (face à Klarsfeld) prouvent que même sans accéder aux deuxième tour, le MoDem est une force avec laquelle il faut compter, au moins à Paris.

Bonsoir.
A vous Cognacq-Jay.

Vais-je voter auourd'hui ? - Dilemme devant le non-renouvellement de l'offre politique

Maitre Eolas aime jouer avec nos nerfs : en lisant son dernier billet intitulé "Pourquoi je ne voterai pas dimanche", je m'attendais à un vibrant plaidoyer pour l'abstentation. En fait, il n'est est rien : son député a été élu au premier tour,voilà tout, et son billet s'avère être un réquisitoire contre la proportionnelle.
Dans mon cas, par contre, l'interrogation est réelle : j'hésite à aller voter. Pire même : je pousse le vice anti-civique très loin, puisque j'hésite à donner une consigne de vote à la personne à qui j'ai donné procuration. La fainéantise n'a donc rien à voir avec mon manque d'enthousiasme pour ce scrutin : je n'ai pas à me déplacer au bureau de vote, pas à faire la queue, juste à prendre mon téléphone et indiquer mon choix.

Mais le choix est difficile. Juger plutôt de la piètre offre politique qui m'est proposée aujourd'hui :

  • d'un côté le challenger  socialiste : sans charisme, sans enthousiasme, ne rassemblant même pas son camp, entouré d'histoires de magouilles qui date de l'époque où il était conseiller municipal, il est surtout là pour gagner des points en vue de futures investitures.  Je suis allé l'écouter en meeting, et c'est franchement pas la gauche moderne. C'est pas avec des types comme ça que moi, le démocrate-chrétien, je franchirai le rubicon pour basculer à gauche le temps d'un vote de second tour !
  • de l'autre coté le sortant UMP, qui sollicite son neuvième mandat. Vous avez bien lu : neuvième mandat. Ca existe, des députés qui se disent. "j'en ai fait huit, mais j'en reprendrais bien un neuvième pour la route". Des élus qui espèrent nous faire croire qu'en 30 ans, on n'a pas encore fait le tour de la fonction, qu'en 5 années supplémentaires, on fera ce qu'on a pas fait dans les 30 précédentes. Il a commencé par être un jeune sénateur, puis a été élu député sans discontinuer depuis 1978.

Franchement des carrières de parlementaires aussi longue, j'ai tendance à penser que ça fait honte à notre vie politique. Comment ose-t-on se représenter au bout de tant de mandats?

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16 juin 2007

Analyse du CEVIPOF

Le CEVIPOF publie sur son site deux analyses courtes, simples et qui résument bien les enseignements de la dernière élection présidentielle

Comme on peut le voir, cette élection présidentielle a un impact sur le renouvellement de la vie politique française : affirmation d’une droite sarkozyste en rupture relative avec la droite chiraquienne, tentative d’affirmation d’un centre autonome avec la création d’un « mouvement démocrate », possible inflexion de la stratégie du PS dans les années qui viennent… Cette élection marque une véritable rupture dans la vie politique française : rupture des générations, changement de style, évolution du système des partis et du jeu des alliances, évolution des axes programmatiques.

Des dynamiques fortes d’entre deux tours très articulées au niveau de l’électorat de François Bayrou
Les dynamiques électorales les plus fortes rencontrées par les deux candidats l’ont été en général dans les terres où le candidat de l’UDF avait capitalisé au premier tour un fort électorat autour de 20% et plus des suffrages exprimés. Cet électorat s’est partagé, différemment d’une région à l’autre, entre les deux candidats.

Les trois plus fortes dynamiques de Nicolas Sarkozy par rapport au total des voix de droite du premier tour (Sarkozy+Le Pen+De Villiers) sont enregistrées en Alsace (+13,5 points), en Rhône Alpes (+10,9 points) et en Basse Normandie (+10,8 points). Ce sont trois régions où François Bayrou avait atteint plus de 20% au premier tour.

Il en est de même pour Ségolène Royal qui enregistre ses plus fortes progressions par rapport au total des voix de gauche du premier tour dans trois régions : la Bretagne (+13,3), l’Aquitaine (+12,6) et l’Auvergne (+11,5) ou François Bayrou avait dépassé la barre des 20%, quinze jours auparavant.



15 juin 2007

Les points chauds du second tour



Pour redonner un peu d'intérêt à ce second tour au résultat si prévisible, les médias se focalisent sur quelques individualités en danger. Le Figaro résume ces duels à observer de près avec une infographie bien faite, qui redonne les scores du premier tour d'une trentaine de circonscription. Le résultats de ces circonscriptions sera important car ils concernent des figures de l'oppposition : ainsi, au-delà du scores national, ces résultats locaux vont consacrer ou mitiger la victoire de l'UMP (selon que seront éliminées ou préservées quelques figures importantes de la campagne de Ségolène Royal et de l'opposition socialiste).

Si demain, Arnaud Montebourg ou Julien Dray ne sont plus députés, alors la raclée prendra un tour différent, pour sûr.

Ces duels seront d'autant plus intéressants pour nous, militants,  que le MoDem est arrivé troisième dans plusieurs cas. Sans parler des trois circonscriptions où un candidat Mouvement Démocrate est qualifié pour le second tour (2 dans les Pyrénées Atlantiques et une dans le Val-de-Marne).

3 juin 2007

Le PiSSEnLit - Nouveau Centre : mauvais départ ?

Le Nouveau Centre est né : ils ont un site (www.le-nouveaucentre.org), un bulletin d'adhésion (ne perdons pas de vue l'essentiel !) à 20 euros (même tarif que le MoDem ), une petite rubrique Idées qui dit l'essentiel.




Dommage pour eux que ce lancement soit gâché par la publication de la liste des candidats investis PSLE (c'est impossible à prononcer ce sigle ! ils ont bien fait de changer de nom :  moi je commençais à parler des candidats "Pissenlit"!!!), comme le détaille cet article du Monde.

Le Monde.fr : Les UDF ralliés à Nicolas Sarkozy dénichent 80 candidats

Cependant, trouver des candidats quand on n'a pas encore de parti n'est pas chose facile. Les deux chefs d'orchestre de l'opération, Maurice Leroy et Hervé Morin, ont donc dû bricoler.

La liste du PSLE est étonnante. On y relève pas moins de cinq candidats portant le patronyme de "Morin", dont la propre épouse du nouveau ministre de la défense, Catherine Broussot-Morin, candidate dans les Hautes-Pyrénées. Lui-même se représentte dans l'Eure. Julien Morin est candidat en Seine-Maritime, Lisa Morin à Paris et Philippe Morin dans le Pas-de-Calais. Outre Maurice Leroy, candidat à sa propre succession dans le Loir-et-Cher, se présentent également Bernard Leroy dans l'Eure et Philippe Leroy dans le Nord. La nouvelle formation compte pas moins de trois Pourdieu briguant un mandat de député : Brigitte dans les Landes, Jean-Pierre en Meurthe-et-Moselle et Stéphanie dans les Hauts-de-Seine.

Là ne s'arrêtent pas les surprises. Les collaborateurs du groupe UDF sortant de l'Assemblée nationale ont aussi été mis à contribution. Alexandre Fontana, l'ancien attaché de presse qui a suivi son patron au ministère de la défense, se présente dans la Creuse. De même que Véronique Bucaille dans l'Ariège, Drifa El Harouat en Haute-Vienne, Muriel Montero dans le Nord ou encore Damien Abad dans les Yvelines. Même les deux chauffeurs du groupe, Marc Bisson dans le Lot et Pascal Fiaut dans le Tarn, ont été enrôlés.



J'apprends également par le blog collectif du 92 que Santini apporte son soutien à une personne peu recommandable, ce qui ne donne pas envie de rejoindre ce parti.
Mon92.Com, un blog sur les Hauts-de-Seine: Quand André Santini, du "Nouveau Centre", soutient une candidate UMP des Hauts-de-Seine...

Dans les Hauts-de-Seine, on cherche le centre indépendant.... Ce courrier de soutien d'André Santini, animateur du "Nouveau Centre", en faveur de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, députée-maire UMP de Puteaux,


Versac déplore également le côté repoussoir du suppléant choisi par André Santini (ou plutôt imposé à lui, puisqu'il s'agit de F. Lefebvre, conseiller parlementaire de Sarkozy).


Ceci dit, on aurait tort de baser son choix - d'adhésion à la démarche UDF-MoDem ou de départ pour le Nouveau Centre - sur ces seuls épiphénomènes (de même que de nombreux commentateurs - Page2007, Mehdi OUrahoui, Hervé Torchet, Laurence d'Eklectik ou encore MrY) font fausse route en arguant de la non-investiture de Quitterie dans le XIIIeme de Paris pour vouer le MoDem aux gémonies et voir en lui un avatar de la vieille politique , à rebours de ses promesses de renouvellement  de la démocratie.)

Méfions nous de l'écume. Toujours. Moi je jugerai sur pièce : le Nouveau Centre critiquera-t-il publiquement l'action de la majorité présidentielle ou votera-t-il docilement tous les projets de lois ? Le Mouvement Démocrate le sera-t-il ? Saura-i-t-il être une force de proposition constructive ?


2 juin 2007

Blogs collectifs d'élus sur Lexpress

La mode des bloggueurs invités  : Le Nouvel Obs a ses invités (parmi lesquels Askénazy, ou précédemment Martin Hirsch je crois) et l'Express avait invité pendant l'élection présidentielle deux députés (Gaëtan Gorce pour le PS et Valérie Précresse pour l'UMP) à se répondre du tac-au-tac.

Ce journal réitère l'expérience, en invitant trois figures de ces législatives à poster des billets : Najat Vallaud-Belkacem (PS) à Lyon, Marielle de Sarnez (UDF-MoDem) et Arno Klarsfled à Paris (UMP)
Elections législatives 2007

Chaque jour, jusqu'au 17 juin, ils tiendront ici leur journal de campagne.

Pour l'instant les auteurs tiennent promesses, deux ou trois billets chacun alors que le blog vient d'ouvrir. Arno Klarsfeld répond à la critique qui fait de lui un parachuté


C'est là une critique cocasse: elle émane de partis de gauche et d'extrême gauche favorables à une régularisation massive des sans-papiers, à l'ouverture des frontières nationales mais qui se ruent pour bouter hors du douzième celui qui habite à une dizaine de minutes à vélo... On les entend d'ici: "dehors l'étranger! Raus du douxième le métèque!" Peut-être bientôt faudra-t-il comme Le Pen l'exige présenter des quartiers de noblesse électorale et démontrer que le candidat a quatre grands parents nés et élevés dans la circonscription. Vite un droit du sol et un droit du sang pour le douzième... Chaque Parisien a des souvenirs dans chaque arrondissement de Paris et Paris appartient à tous les Parisiens.



(En parlant de parachutaage, si vous avez la possibilité d'avoir entre les mains cet ouvrage collectif des Presses de Sciences po consacré au parachutage, lisez le chapitre "Décalogue du parachuté". Très drôle.)


Marielle de Sarnez innove en ajoutant des photos prises dans un troquet du XIVeme. Très bonne idée.

26 février 2007

Réponses à un militant PS tenté par le vote Bayrou

Bon d'abord, désolé j'étais peu présent sur le blog cette semaine. Trop boulot, j'étais sous l'eau. Fluctuat et mergitur, donc :-)
Je voudrais répondre (un peu longuement) à un commentaire laissé suite à mon billet "Alain, lance un blog ». Voilà le commentaire :

"Bruno, j'ai une question à te poser très importante à mes yeux. J'ai plutot une sensibilité PS mais voilà, Ségolène est affligeante, je suis à 90% certain de ne pas voter pour elle et je pense reporter mon vote sur bayrou. Mais il y a 3 trucs qui me dérangent.

1- bayrou semble assez seul dans son parti du coup, si je vote bayrou, je ne vois pas qui d'autres personnalités j'"embarque" dans mon vote. peux tu m'éclairer?
2- je n'ai pas envie de voter bayrou si il doit s'allier à sarko après le second tour (en supposant qu'il n'ait pas passé le premier). penses tu qu'il puisse y avoir alliance?
3- crois tu réellement qu'il soit possible en pratique que des gens de gauche et de droite s'allient pour former un gouvernement sous la présidence de bayrou?"

D'abord, je vais jouer ma Ségolène : merci de me poser ces questions, ce sont de très bonnes questions. Je vais y répondre dans l'ordre (juste, évidemment) :

1. Je comprends ta première question à trois niveaux.

Bayrou n'est pas seul dans son parti, si c’est ce que tu veux dire. C'est au contraire un des candidats qui fait au sein de son mouvement l'objet du plus grand enthousiasme, du plus franc soutien. Je compte extrêmement peu de « Robienistes », par exemple.

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