Le calepin de BeM, militant UDF

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27 juin 2007

Bernard Accoyer, un bleu dans le chaudron du CPE

Accoyer vient d'accéder au perchoir de l'Assemblée Nationale. Voilà des extraits du portrait qu'en faisait Raphaelle Bacqué dans Le Monde le 7 juillet 2006, quand le député de Haute-SAvoie avait été nommé "négociateur" d'un accord entre la majorité et les syndicats sur un CPE-bis.


Le Monde.fr : Bernard Accoyer, un bleu dans le chaudron du CPE


"Bernard Accoyer est d'abord un de ces médecins qui ont longtemps peuplé les rangs du RPR. Fils de pharmacien militaire "gaulliste de droite", il choisit de faire ses études à Grenoble, "parce qu'il peut y faire ses trois ou quatre heures de ski par semaine." Il y a là-bas, déjà en internat, un grand escogriffe bagarreur, Jean-Michel Dubernard, futur père de la transplantation des mains et de la face. "Ah, nous en avons passé des soirées de carabins", rigole le professeur Dubernard. (...) Ils ont exactement l'un et l'autre le profil de ces jeunes médecins que Jacques Chirac va recruter dans les années 1980. Bernard Accoyer, qui s'est installé à Annecy, s'inscrit au parti chiraquien au lendemain du 10 mai 1981, "parce qu'(il) ne supportait pas, dit-il, que des communistes arrivent au pouvoir en France". Jean-Michel Dubernard fera la même chose à Lyon.

(...)

[Alain Juppé] a décidé de réformer la Sécurité sociale et de freiner les dépenses médicales. M. Accoyer tente de mettre en garde Matignon contre la fronde des médecins qui se prépare. "Je n'ai pas été entendu, dit-il. Et c'est là que j'ai compris ce qu'était l'enfermement du pouvoir." (...) Quelques semaines plus tard, alors qu'il tient l'un des bureaux de vote de sa ville, il voit venir ses confrères goguenards : "Tu sais, ça fait drôle de voter pour la première fois à gauche." Ce souvenir le tenaille encore aujourd'hui, comme beaucoup de députés UMP qui en veulent toujours à M. de Villepin. Autant dire que CPE ou pas, il ne fera pas partie de ceux qui soutiendront coûte que coûte le premier ministre.

(...)

Depuis deux ans qu'il préside le groupe pléthorique de l'UMP à l'Assemblée, il a pris l'habitude des difficultés. Trois cent soixante-quatre députés, cela vous ferait tourner en bourrique le politique le plus expérimenté.Mais Bernard Accoyer a été médecin dans une autre vie, et les médecins qui font de la politique ont un avantage sur les autres : ils savent que les plus violents dans l'exercice du pouvoir se transforment en enfants face à la terreur de la maladie et de la mort. 




Tiens ce dernier extrait sur le politique face au médecin me rappelle l'incipit des Mémoires d’Hadrien :

Mon cher Marc,

Je suis descendu ce matin chez mon médecin Hermogène, qui vient de rentrer à la Villa après un assez long voyage en Asie. L’examen devait se faire à jeun : nous avions pris rendez-vous pour les premières heures de la matinée. Je me suis couché sur un lit après m’être dépouillé de mon manteau et de ma tunique. Je t’épargne des détails qui te seraient aussi désagréables qu’à moi-même, et la description du corps d’un homme qui avance en âge et s’apprête à mourir d’une hydropisie du c ?ur. Disons seulement que j’ai toussé, respiré, et retenu mon souffle selon les indications d’Hermogène, alarmé malgré lui par les progrès si rapides du mal, et prêt à en rejeter le blâme sur le jeune Iollas qui m’a soigné en son absence. Il est difficile de rester empereur en présence d’un médecin, et difficile aussi de garder sa qualité d’homme. L’oeil du praticien ne voyait en moi qu’un monceau d’humeurs, triste amalgame de lymphe et de sang. Ce matin, l’idée m’est venue pour la première fois que mon corps, ce fidèle compagnon, cet ami plus sûr, mieux connu de moi que mon âme, n’est qu’un monstre sournois qui finira par dévorer son maître. Paix... J'aime mon coprs ; il  m'a bien servi, et, toutes façons, et je ne lui marchande paas les soins nécessaires. Mais je ne compte plus, comme Hermogène prétend encore le faire, sr les vertus merveilleuses des plantes, le dosage exact de sels minéraux qu'il est allé chercher en Orient. Cet homme pourtant si fin m'a débit de vagues formules de réconfort, trop banales pour tromper personne ; il sait combien je hais ce genre d'imposture, mais on n'a pas impunément exercé la médecine pendant plus de trente ans. Je pardonne à ce bon serviteur cette tentative pour me cacher ma mort. HErmogène est savant; il est même sag; sa probité est bien supérieure à celle d'un vulgaire médecin de cour. J'aurai pour lot d'être le plus soigné des malades. Mais nul ne peut dépasser les limites prescrites; mes jambes enflées ne me soutiennent plus pendant les longues cérémonies romaines ; je suffoque et j'ai soixante ans"



C'était la minute culturelle de BeM...

26 juin 2007

Rétrospective sur la campagne législative de deux Jeunes du MoDem

Je signale les initiatives de deux candidats Jeunes qui ont porté le message du MoDem en juin dernier :

  • Jean-Yves de Chaisemartin, président national des Jeunes UDF, poste sur youtube une vidéo très rythmée à partir d'images de sa campagne dans la 5eme des Cotes d'Armor
  • Laurent Haddad, candidat suppléant de Danièle Auffray dans la 10ème circonscription de Paris (XIIIeme arrondissement), publie une série de billets "Campagnoscopique". Initiative intéressante et originale.



J'ai également, pendant la campagne législative en Haute-Loire et surtout dans l'entre-deux tours, écrit quelques bouts de billets, gratté quelques paragraphes épars, sans avoir ni le temps ni la discipline de les publier. Je crois qu'ils pourraient former une petite série de 3 ou 4 billets intéressants. Je les rassemblerai donc bientôt et vous les livrerai, public chéri, sous la forme d'une rétrospective sur la campagne "de terrain"...

3 mars 2007

Portrait de François Bayrou sur Envoyé Spécial

Beau reportage de l'équipe d'Envoyé Spécial sur France 2 jeudi soir. J'ai vraiment eu le sentiment qu'il touchait juste, qu'il montrait François Bayrou dans ce qu'il est (un homme proche de ses racines, père de famille, un homme courageux et persévérant), dans ce qu'il est devenu (plus libre, moins con-formiste comme il le dit lui-même), et dans le rapport qu'il construit avec les Français(es)__ dans cette campagne. Heureusement le reportage échappe (de justesse...) au reproche de la connivence ou de la flatterie en mentionnant les manifestation de 1993 contre la réforme de la loi Falloux, ou en nous montrant un candidat qui sait aussi jouer avec les médias (c'est la scène - amusante - où Bayrou se fait metteur en scène de sa propre interview, accoudé au tracteur...).

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27 novembre 2006

SÉGOLÈNE ROYAL, ou les appétits de Madame Flocon

Voici un portrait de Ségolène Royal par Philippe Meyer - auteur d'essais de pièces de théâtre, journaliste, et actuel animateur de l'Esprit public sur France Culture. Il date de 1995 mais a gardé toute sa saveur.
Tous les traits de la Ségolène Royal de 2006 sont déjà là : l'utilisation des médias, de sa féminité, du parti socialiste, l'opportunisme de ses postures, la détermination et la volonté de s'extirper de sa condition, de "provoquer le sort".
Via le forum des étudiants de sciences po

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10 novembre 2006

Chevènement, non-évènement

Jean-Pierre Chevènement s'est déclaré candidat à la Présidence de la République lundi soir sur le plateau du 20 heures de TF1.

Je livre en deux mots mes impressions devant cette candidature douteuse, et reproduit une tribune qu'avait publiée Alain Minc dans Le Point du 26 octobre 2001, contre celui qui apparaissait alors comme le Troisième Homme. Elle m'avait marqué à la fois par son efficacité et sa férocité.

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