Le calepin de BeM, militant UDF

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17 novembre 2006

La primaire socialiste et les derniers sondages publiés - Comparaison

J'ai récapitulé dans le tableau ci dessous les derniers sondages qu'ont publiés 4 instituts avant la primaire d'hier. J'ai rajouté les résultats du vote en ligne organisé par Yahoo (12000 votants). J'ai également indiqué pour chaque enquête les tendances par rapport à l'enquête précédente réalisée par chaque institut, en général fin octobre après le 2 eme débat socialiste [1]

Que constate-t-on ?
  1. Ségolène Royal tient ses promesses : 60 %
  2. c'est DSK qui a apparemment pâti le plus du décalage entre sondages des intentions (sympathisants) et résultats des votes (adhérents) : 10 points en moins !! Les derniers sondages avaient vu la côté de DSK grimper en flèche, en raison de sa bonne performance lors des débats télévisés et des meetings, et grâce à la bonne dynamique de campagne enclenchée. Il avait conquis ses derniers soutiens sur le stock de sympathisants indécis, qui avait fondu depuis 15 jours.
  3. les sondages auprès des sympathisants sous-estimaient effectivement la côte de Fabius en interne : figure historique du parti socialiste, il a su tisser de nombreux réseaux et dispose de soutiens dans certaines régions [2]. Toutefois, recueillir 20% pour un ancien Premier Pinistre qui était le seul à incarner une ligne très à gauche, c'est peu. C'est pour moi la confirmation que le parti socialiste ne veut plus de Fabius, mais pas nécessairement un rejet de la ligne "authentiquement à gauche". Hier sur le plateau de A vous de juger, personne n'était venu représenter le camp fabiusien...

Cet article du Monde évoquait les risques de décalage entre les intentions de vote de la population des sympathisants et celles des adhérents du parti socialiste.

Rien ne dit en effet que les militants socialistes qui voteront le 16 novembre se comporteront comme les "sympathisants" des sondages. Sociologiquement, les deux catégories ne se ressemblent pas tout à fait. Si l'on se réfère aux deux enquêtes existantes (l'une de 2002 sur les militants PS, l'autre réalisée en juin sur les seuls nouveaux adhérents), le poids des hommes, celui des fonctionnaires, est plus important parmi les adhérents. Ces derniers sont plus politisés et appartiennent à des catégories sociales plus élevées que les sympathisants.On peut supposer également qu'ils suivent bien plus la compétition pré-électorale que les sympathisants socialistes et qu'ils présentent sur le sujet une opinion plus ferme et structurée. Enfin, ils ont généralement - pour les militants plus anciens - une vision bien différente des trois candidats en lice du fait même de l'histoire du parti et de ses structures.

"Les sondages sur les sympathisants qui donnent un Laurent Fabius à moins de 10 % ne reflètent probablement pas le poids qu'il garde au sein du parti, où il possède des réseaux et où il a fait lors du dernier scrutin interne 21 %", note ainsi Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du premier secrétaire François Hollande.

Pour les aficionados, je conseille les sites suivants pour suivre les sondages dans les semaines à venir :

Et voilà les liens des enquêtes récapitulées dans ce tableau :

Notes

[1] les 3 débats peuvent tous être revus sur La Chaine Parlementaire dans la section Vidéos

[2] je suis d'ailleurs curieux de pouvoir analyser les résultats par fédérations, que j'espère rendus publics prochainement

3 novembre 2006

Score à deux chiffres

Oui j'y reviens. J'ai beau dire qu'il ne faut pas tenir compte des sondages, j'y reviens toujours. C'est la fascination-répulsion...En particulier quand l'un d'entre eux donne 12% à François Bayrou.
Vous remarquerez néanmoins l'effort graphique qui a été le mien pour traduire ces tourments, cette contradiction, cette perplexité, avec un 12% en forme de point d'interrogation. Je n'en suis pas peu fier. ;-)

Dans un récent billet, je tentais une analyse des sondages donnant François Bayrou à 12%. Il a d'ailleurs eu un certain échos, en étant cité par Jerome Charré, par Programme-présidentiel.fr et par FredLN de Démocratie sans frontière, et grâce à ces reprises j'ai la courbe de stats en pleine forme. :-)

Je terminais ce billet en y expliquant pourquoi je préférais rester prudent devant ces enquêtes d'opinion, entres autres :

les intentions de vote actuelles me semblent en outre peu crédibles car elles esquissent une situation en profonde rupture avec la tendance de long terme des 5 dernières élections présidentielles. Je n'en dis pas plus, mais gardons à l'esprit que jamais un candidat à l'élection présidentielle n'a réussi à se maintenir dans des eaux moyennes (entre 8% et 15%) : la dynamique de la campagne présidentielle les emportent tous soit vers un étiage plus réduit de "petit" candidat (étiage par ailleurs en hausse tendancielle), soit vers à des niveaux laissant espérer le ticket d'entrée au second tour..

Donc voilà j'y reviens. Avec un bon gros billet avec tout plein de graphiques dedans.

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22 octobre 2006

François Bayrou et les sondages de la mi-octobre - Analyse

Le sondage IFOP réalisé les 12 et 13 octobre et publié dans Paris Match le 18 octobre (vous trouverez les résultats sur le site de l'Institut) a surpris tout le monde en mettant François Bayrou à 12% en moyenne (selon les configurations).

  • Pourquoi cette hausse ?
  • Quels sont les nouveaux électeurs de François Bayrou dans les enquêtes d'opinion ? (conparaison avec l'enquête d'opinion de juillet 2006)
  • Y a-t-il lieu de s'en réjouir ?

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22 septembre 2006

Un frémissement ?

Je remarque une évolution positive de Bayrou dans l'opinion, même si cela ne se traduit par encore par une amélioration dans les enquêtes d'opinon.
Pour l'instant, les sondeurs se concentrent sur le retour - pas définitf - de Lionel Jospin et sur l'image de Mme Royal - tendre et forte à la fois. Je guette donc avec impatience la prochaine vague d'enquêtes.

J'espère qu'elle montrera ce que quelques "signes avant-coureurs" me laisse espérer : que Bayrou a gagné en cédibilité, qu'il devient un vote "utile", qu'il peut créer la surprise. Petit tour d'horizon des raisons d'espérer à J-209 du premier tour de la présidentielle :

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18 mai 2006

Surfing CEVIPOF


Le CEVIPOF a organisé lundi 15 mai un colloque de 3 heures consacré à la présentation de la première des 4 vagues du Baromètre Politique Français. Certains résultats sont disponibles sur le site du CEVIPOF, et Versac fait un commentaire intéressant sur un des items de même que Pipipoki . Mais la présentation de lundi s'appuyait sur des interventions plus riches en traitements et analyses. Bande de veinards, j'y étais et je vous livre ici compte rendu et impressions.

En fait j'ai plein de choses à dire sur cette conférence. C'est angoissant. Alors du coup je me raccroche au réflexe animal de tout étudiant paniqué : un plan en deux parties. Ouf, je me sens mieux.

I. Une société pessimiste et défiante
1) une société pessimiste
2) des élécteurs défiants, aussi

II. L'UDF : du boulot mais des raisons d'espérer
1) le verre est à moitié vide : le centre ne rassemble pas les déçus du bipartisme
2) le verre est à moitié plein : vraie place pour le centre, bonne place de Bayrou
3) je bois le verre

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5 mars 2006

Le CEVIPOF se penche sur la "popularité sondagière" de Sego

Si un lundi par mois, vous n'avez rien de mieux à faire entre 17h et 19h que de regarder les Chiffres et les Lettres, je vous conseille de vous rendre aux Lundis du CEVIPOF (centre de recherches en sciences politiques de Sciences Po). Celui de lundi dernier évoquait - derrière un titre faussement élaboré (« De la popularité «sondagière» à la popularité électorale ») le cas Ségolène Royal. Compte rendu.

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